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Soutien

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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 13:38
Il y a un peu plus de deux ans, je participais (très modestement) à la préparation d'une campagne des Amis de la Terre Paris, destinée à sensibiliser les entreprises du CAC40 aux plans de déplacement d'entreprise. Nous avions écrit aux PDG et directeurs du développement durable de différents groupes pour leur demander quelle était leur politique d'entreprise en matière de transports pour leur salarié. En question, la possibilité d'accéder à son travail sans prendre la voiture, la prise en compte des aides au choix de moyens moins polluants pour les trajets quotidiens et professionnels.
Avec de l'organisation et de la réflexion, avec la mise en place de navettes ou l'aménagements d'accès aux sites, en favorisant le télétravail, en favorisant le télétravail, en favorisant le télétravail, .. oups, pardon, je bugge. Bref, une entreprise peut aider ses salariés à réduire leur impact sur l'effet de serre, par exemple en n'ayant pas des comportements absurdes comme ce que nous avions relevé chez Total, à savoir une carte d'essence que  les salariés pouvaient utiliser pour leurs trajets personnels (je ne me rappelle plus des modalités, ne me bombardez pas de question, siouplaît :) ), qui les incitait à utiliser au maximum leur voiture au détriment du train. La réponse de Total à notre sollicitation s'était soldée par un formidable classement de 18e sur 19 entreprises ayant répondu, et une note de 3/20! (http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/Rapport-PDE-AmisdelaTerre-Paris.pdf)

Joie de constater aujourd'hui que Total pense à mettre en place un PDE,  qu'un bilan carbone a été réalisé  et qu'un intranet dédié a ét é créé pour sensibiliser les salariés au développement durable.

Rage de constater qu'encore une fois c'est un stagiaire qui s'y colle, et pour 6 mois à un an si possible... Le stagiaire devra mesurer le changement de mentalité des salariés. Pour ce qui est de la direction, je ne vois pas grande amélioration en ce qui concerne la prise en compte des enjeux de responsabilité sociale de l'entreprise.  Business as usual , et un petit stagiaire en développement durable pour répondre aux Amis de la Terre. Entre écolos ils sauront se comprendre...

ÉLABORATION D’UN PLAN DE DÉPLACEMENT ENTREPRISE (PDE)
    Caractéristiques du poste
    Société :  Total Sa
Type de contrat :  Alternance, Stage conventionné, 12 Mois
Branche :  Holding
Lieu de travail :  France - Paris La Defense
Lieu du processus  
de recrutement :  Paris La Defense
Entrée en service :  Septembre 2009
Rémunération :  Selon profil et expérience
 
 
    Description du poste
    Le siège de Total au sein de la Direction des Ressources Humaines a initié il y a quelques années une démarche de sensibilisation au développement durable : un bilan carbone a été réalisé, la diffusion de l’information dynamique accompagne la sensibilisation des salariés et donne la visibilité sur les actions significatives sur un intranet dédié.

Le Plan de déplacement entreprise (PDE) est un outil permettant d'établir un diagnostic de l'ensemble des déplacements générés par une entreprise (employés, clients, visiteurs) et de définir les moyens pour réduire l'usage de l'automobile au bénéfice de moyens moins polluants et moins consommateurs en énergie. S'il s'inscrit dans le cadre de la loi sur l'air du 30 décembre 1996, l'actualité réglementaire et le Grenelle de l'Environnement prévoient, quant à eux, des objectifs ambitieux à court terme en matière de déplacements.

Le PDE est un révélateur de changement des comportements. Se préoccuper du bien-être de ses salariés et de l’impact de ses activités sur son environnement, c’est une question de responsabilité sociale de l’entreprise.

A cet effet, vous aurez pour principales missions de :

- Dresser un état des lieux/diagnostic
- Élaborer le Plan
- Mettre en place du Plan

L’objectif principal consiste à rationaliser les déplacements quotidiens afin de réduire l’usage individuel de la voiture et ce au profit de modes de déplacements et usages plus respectueux de l’environnement : transports collectifs, vélo, marche, covoiturage.
 
 
    Compétences requises
   

Formation et connaissances :
De formation Bac+4/5 de type école d'ingénieur généraliste ou dans les domaines de l'environnement, du développement durable, des transports, des mobilités douces.

Bonne maîtrise d'Internet et des outils bureautiques
Connaître l’univers de la mobilité/transport des personnes ou y porter un intérêt certain.
La connaissance de la définition d'un PDE et des principales étapes de sa réalisation est un plus

Expérience :

Aptitudes :
-Rigueur et sens de l’innovation pour proposer des solutions de transport alternatives plus écologiques
-Ouverture d’esprit et goût pour l’anticipation afin de prendre en considération les options du futur plan de déplacement urbain du Grand Paris
-Qualités rédactionnelles
-Esprit de synthèse, autonome, aimant l’analyse statistique
-Organisé(e) avec un esprit d'équipe et une bonne communication


Bon courage, futur stagiaire, et préviens-nous si jamais on propose de t'embaucher!! (oui, je sais, t'as pas envie de faire carrière chez Total, mais t'en fais pas, avec ton profile, ils préfèreront te remplacer par .... un autre stagiaire !)

PS: merci à Mry de Génération Précaire, qui nous a dégotté cette belle offre...
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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 16:54
Selon le site Public Eye People's Awards:

"Dans le nord du Niger, Areva extrait de l’uranium par l’intermédiaire de deux compagnies dont elle est l’actionnaire majoritaire : Somaïr et Cominak. Alors que des analyses ont démontré la contamination radioactive de l’air, de l’eau et des sols et que du matériel contaminé est entreposé à ciel ouvert, les mineurs et leurs familles sont insuffisamment informés sur les risques de santé liés à l’extraction de l’uranium. Les médecins de l’entreprise pratiquent régulièrement de faux diagnostics sur les employés pour ne pas avoir à supporter les frais de traitements."
Rapports de la CRIIRAD : Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité
http://www.criirad.org/actualites/dossiers2005/niger/somniger.html


Pendant ce temps dans leur super pub, on ne voit pas bien les nigerians qui extraient l'uranium...


Publicité Areva
envoyé par Pard


Et dans les dossiers de l'Express, la contamination des sols, des eaux et par conséquent la santé des nigérians est le dernier des soucis d'Areva au Niger.

"Si la rébellion a tempéré au fil des mois ses doléances envers Areva, jugé moins blâmable que le clan Tandja, les vieux griefs perdurent. Le MNJ, qui a lancé au printemps sur Imouraren un assaut meurtrier, lui reproche de souiller la faune et la flore de l'Aïr, de négliger les méfaits des radiations et de privilégier dans son recrutement les «sudistes» aux dépens des autochtones. Réquisitoire à nuancer. Deuxième employeur du Niger après l'Etat, le titan atomique couvre 20% des dépenses de santé du pays, et finance à Arlit ses deux meilleurs hôpitaux."

Alors, si Areva finance des hopitaux, tout va bien...



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19 janvier 2008 6 19 /01 /janvier /2008 11:16
Votez pour l'entreprise qui vous paraît la plus arrogante en terme de responsabilité sociale et environnementale.
J'avoue que j'ai beaucoup beaucoup de mal à  me décider. Comme dit le site "ils mériteraient peut-être tous de gagner"....mais on n'a que jusqu'à mardi 22 janvier pour se décider...

Public Eye's People's Awards

Et si jamais vous êtes un des dirigeants d'une de ces entreprises, votez pour vous-même, c'est une compétition, il faut gagner!!



Avec les Public Eye Awards, la Déclaration de Berne (DB) et Pro Natura organisent le contre-sommet critique du rendez-vous annuel du World Economic Forum (WEF) à Davos. Nous montrons ainsi aux acteurs de l’économie mondiale que les conséquences sociales et environnementales de leurs pratiques commerciales ne touchent pas que les victimes de ces préjudices, mais qu’elles affectent aussi la réputation de leurs entreprises. Les agissements des sociétés les plus irresponsables de l’année sont ainsi sanctionnés, alors qu’une entreprise est récompensée par un prix positif.




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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 18:20
 

Et cette fois c'est Bouyques Immobilier qui cherche son chargé de communication développement durable.

Bouygues Immobilier s'engage pour le développement durable.

Au sein de notre service communication interne, vous aurez pour mission de coordonner des actions et de rédiger des textes sur le thèmes de "gestes citoyens" en liaison avec le groupe de travail dédié.

Vous aurez également pour mission de coordonner et rédiger des textes pour la mise à jour, sur le site Internet Corporate, des actions menées.

Enfin, vous participerez à la rédaction d'une charte Bouygues Immobilier sur le sujet et serez également amené(e) à rélaiser des études de faisabilité et rédiger des mémos.

Dynamique et doté(e) d'un bon relationnel, vous êtes sensible à la problématique Développement Durable et recherchez un stage en communication commençant dès la rentrée 2007.


contrat: stage
indemnisation: non communiqué
formation: école de commerce
date: rentrée 2007
durée: 6 mois
lieu: Boulogne Billancourt


Vous remarquerez qu'ils cherchent quelqu'un en communication, que la plupart des taches demandées sont de la rédaction, et qu'on demande un stagiaire d'école de commerce. Mais pourquoi donc?? Parce que ce sont les écoles de commerce qui ont inventé le génial concept de l'"année de césure" : vantée au début comme moyen de financer ses études en travaillant un an entre la deuxième et la troisième année d'école, elle s'est à présent transformée en année complète de stage (qu'on peut à souhait partager en deux stage de six mois, mais les entreprises préfèrent bien sûr l'année complète). Si  l'école est prestigieuse , on s'en sort à bon compte en proposant une "très bonne indemnisation de stage" entre 1000 et 1300 euros  et on a un chargé de com pendant un an, qui aura le temps de suivre les dossiers de se  familiariser avec la culture de l'entreprise, bref un vrai petit salarié, les droits en moins. Et le pire c'est que la plupart seront contents de cette expérience significative à mettre sur leur CV.

Enfin, bon, je m'égare. Et là pour ce qui est de la gratification, c'est "non communiqué"; traduction "on prendra l'étudiant-e la/le plus compétent-e et qui acceptera de le faire gratos".

C'était juste pour dire que chez Bouyques Immobilier, la Charte Développement Durable sera rédigée par un stagiaire, et je suis sûr qu'il écrira que Bouygues Immobilier s'engage à respecter le droit du travail et les règles de l'OIT (Organisation Internationale du Travail). Aaaah mais non, je suis bête, ils interviennent qu'en France! On ne parle de l'OIT que quand on intervient dans des pays lointains, en France ça va de soi qu'on respecte les règles de l'OIT!! M'enfin! D'ailleurs la liberté syndicale est bien connue chez les stagiaires:  on adhère au syndicat qu'on veut, on peut se présenter pour devenir délégué du personnel, auquel cas on a un statut protégé, etc... Comment ça on peut pas?? Ah? La non discrimination et l'égalité de traitement aussi, ça fait partie des droits bien connus des stagiaires. C'est vrai qu'il y a des stagiaires qui se sentent tout de suite également traité! Bien sûr, ils ont pas la visite médicale en arrivant, ils ont pas les avantages du CE, des fois ils payent plus cher à la cafet parce que -c'est ballot- ils sont  considérés comme visiteurs extérieurs, mais sinon ils sont également traités, y pas de doute. Ils sont comme des vrais salariés, des vrais de vrais, ils ont des réunions avec le chef  de service pour voir l'avancement des travaux, tout ça... Ils sont un peu dégoûtés quand ils voient partir les salariés en congés payés alors qu'ils restent à garder la boutique pour trois fois, quatre fois, voire infiniment de fois moins (oui, 1 divisé par zéro c'est l'infini). J'en vois déjà qui vont me dire que je fais dans la lamentation, désolée encore. En même temps j'aurais pas fait ce poste si c'était pas la n-ième offre de stage pour Bouygues (toutes les filiales, toutes les régions)  que je reçois, et ce depuis.... trois ans quand même!!

stagiaire chargé du développement durable
Réf. : BYCN/AVOK/CG/0707
Société : Bouygues Construction SA
Zone géographique : France / Ile-de-France
Niveau d'études : BAC +4/5
Date de diffusion : 10/07/2007
if ('Stage'!='VIE'){ document.write("Zone géographique : France / Ile-de-France
"); }

Mission: Il s’agit d’un poste de stagiaire, chargé du développement durable et rattaché au Directeur du développement durable de Bouygues Construction.

 

 

 

Dans le cadre de la mise en place de la Direction du développement durable de Bouygues Construction (créée en février 2007), le stagiaire sera chargé d’assister le Directeur du développement durable dans les missions suivantes : 

Mise en place des indicateurs de suivi de la démarche et du système de reporting. Contribution aux réflexions transverses animées par la Direction du développement durable. Il s’agira de préparer des dossiers apportant matière à la réflexion des  groupes de travail mis en place et de participer à certains d’entre eux. Cette mission recouvrira les différents volets du développement durable, avec une attention particulière au thème environnemental.

 

Profil :
Connaissances et compétences techniques :
Bonne connaissance des enjeux et contraintes sur les principales thématiques du développement durable    Maîtrise rédactionnelle Maîtrise des outils informatiques (Word, Excel, ppt) Anglais courant

 

Compétences personnelles :
Aisance relationnelle Goût pour le travail en équipe Curiosité et ouverture

 

Master Environnement ou développement durable d’écoles d’ingénieurs ou de commerce (HEC, Ceram Sophia Antipolis, ISC Paris, Sup de Co La Rochelle,…)

 On parie qu'on la retrouve dans six mois celle là?

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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 22:30
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Classement des dix plus fortes rémunérations des dirigeants du SBF 120 en 2005
LEMONDE.FR | 13.12.06 | 15h54  •  Mis à jour le 13.12.06 | 16h26
  1.  

    1. John Schwarz - Directeur général de Business Objects
    26,38 millions d'euros. Sont compris les salaires, les avantages en nature, les jetons de présence, et la valorisation des stock-options et des actions gratuites attribuées, en données brutes. Source : Proxinvest.
  2. 2. Lindsay Owen-Jones - PDG de L'Oréal
    24,97 millions d'euros.
  3. 3. Bernard Arnault - PDG du groupe LVMH
    12,98 millions d'euros.
  4. 4. Antoine Zacharias - Ancien PDG de Vinci
    11,77 millions d'euros.
  5. 5. Bernard Charlès - Directeur général de Dassault Systèmes
    11,71 millions d'euros.
  6. 6. Henri de Castries - Président du directoire du groupe Axa
    10,13 millions d'euros.
  7. 7. Arnaud Lagardère - Gérant du groupe Lagardère SCA
    9,81 millions d'euros.
  8. 8. Jean-Bernard Lévy - Président du directoire du groupe Vivendi Universal
    6,04 millions d'euros.
  9. 9. Jean-François Dehecq - PDG du groupe Sanofi Aventis
  10. 5,86 millions d'euros. 

    10. René Zingraff - Ancien gérant du groupe Michelin
    5,75 millions d'euros.

Que des gros fournisseurs de stages!!

Question pour les matheux: combien de stagiaires à 300 euro le mois peut-on embeucher avec 1% du salaire de Mr Schwarz?
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 19:37

Juste un mot pour relayer cette campagne du Réseau Solidarités que je trouve extrêmement importante (malheureusement, ce n'est pas la seule)

http://www.peuples-solidaires.org/article754.html

Dole c’est la « success story » d’une entreprise fondée au milieu du XIXe siècle pour la production d’ananas, devenue aujourd’hui une multinationale agroalimentaire qui vend plus de 200 variétés de fruits, légumes et fleurs à travers le monde et qui emploie 36 000 travailleurs permanents et 23 000 saisonniers. Cette multinationale est le leader mondial et le numéro trois en Europe pour la production et la commercialisation de bananes. Un marché qui lui rapporte plus d’un milliard d’euros par an.

«  Dole verse des salaires [...] qui permettent aux travailleurs et leurs familles d’avoir un bon niveau de vie proportionnellement aux sociétés dans lesquelles ils vivent et travaillent [...] Dole respecte la liberté individuelle de chaque travailleur de rejoindre le syndicat de son choix ou de s’abstenir de toute affiliation. »

Extrait de la partie « Politique salariale » de l’engagement de Dole en matière de RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise).

Dans la réalité, Dole pratique et soutient une politique antisyndicale dans les plantations de banane et les droits d’organisation et de négociation collective ne sont pas mentionnés dans son Code de conduite. En parallèle, la multinationale continue de faire baisser les coûts de production ce qui signifie salaires bas et conditions de travail difficiles. Des trois multinationales bananières, Dole est celle qui compte le moins de syndicats en Amérique Latine.


On tombe pile dans le travers qui m'est resté en travers (justement) à la RATP. Dans le cas de la RATP, je me trouvais à devoir mettre en place une certification ISO 14001 (pendant que la RATP communiquait haut et fort sur son engagement environnemental) alors que je rencontrais sur le terrain des non conformités à la loi elle-même. Ici, c'est une entreprise certifiée SA8000 (certification de la politique sociale d'une entreprise) et pour laquelle, cependant,  des associations sur le terrain dénoncent l'absence de liberté syndicale.

Pour ceux qui ne connaissent pas , les certifications sont des labels délivrés par des entreprises de certification (telles que l'AFAQ ou l'AFNOR en France) et qui attestent que l'entreprise a une démarche d'amélioration continue dans un domaine ; la qualité pour l'ISO9001, l'environnement pour l'ISO 14001, et le social pour la SA8000, beaucoup plus récente.



Les entreprises qui adhèrent à la SA 8000 s'engagent :
a) à se conformer à la législation nationale et à leurs obligations contractuelles.
b) à respecter les principes des instruments internationaux suivants :
- Conv. Internationale du Travail n° 29 et 105 (Travail forcé)
- " " " n° 87 (Liberté Syndicale)
- " " " n° 100 et 111 (Egalité des rémunérations entre hommes et femmes) et non discrimination en matière d'emplois et de professions).
- " " " n° 135 (Représentation des travailleurs)
- " " " n° 138 (Age minimum au travail)
- " " " n° 155 (Santé et Sécurité au Travail)
- " " " n° 159 (Réhabilitation professionnelle et emploi des personnes handicapées).
- " " " n° 177 (Travail à domicile).
- Déclaration Universelle des droits de l'homme
- Convention Internationale relative aux droits de l'enfant.
c) A se conformer aux exigences spécifiques de la norme qui sont détaillés dans 9 critères : main d'oeuvre infantile, main d'oeuvre forcée, Santé et Sécurité, Liberté syndicale et négociations collectives, Discrimination, Pratiques disciplinaires, heures de Travail, Rémunération et système de management.
source: intervention de Mohamed ENNACEUR, Ancien Ministre et Président de SOCIAL CONSULT - TUNISIE, lors de l'Université d'été de l'IAS à Toulouse (29-30 août 2001)

Comment ne pas se poser des questions sur l'écart entre l'effet d'image (on se dit qu'une entreprise certifiée est irréprochable dans le domaine où elle est certifiée) et l'engagement réellement pris? Il ne faut pas oublier que les entreprises de certification sont privées et donc soumises à la concurrence et aux chantages du type "si vous me retirez la certification, je vais me faire certifier par votre concurrent" ...

La réponse immédiatement apportée par les professionnels est "de toute façon, l'Etat n'a pas les moyens de vérifier la conduite des entreprises et il n'y a pas d'instance capable de le faire pour des multinationales.

Donc on se contente de ce qu'on a... Et heureusement que les associations à portée internationales sont là pour dissiper l'écran de fumée de temps en temps.

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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 22:25

Allez, je continue sur ma lancée, tant qu'à faire. Vu que je n'ai pas vraiment fait cette étude, vu que finalement, on ne donne pas de confiture aux cochons et que je me fiche éperdument d'aller faire une présentation à HEC pour des gens qui se diront juste que je suis qu'une sale gauchiste , vu qu'à part une lettre recommandée 3 mois plus tard je n'ai pas eu de réaction suite à ce que je leur ai envoyé, je vous refile texto ce que je leur ai envoyé en guise d'amuse-gueule. Merci de pas trop vous lâcher sur les critiques, oui c'est brouillon et pas documenté, c'était juste des questions que je me posais. Ils auraient au moins pu me répondre "c'est nul votre truc, c'est mal ficelé, qu'est-ce que vous voulez qu'on en fasse?" ou "comment osez-vous remettre en question votre école ainsi?"  Je sais pas moi, juste dire quelque chose...

La responsabilité sociale des Grandes Ecoles

ou

Ce que serait une véritable éthique de la formation des futurs cadres

 

 

On prend souvent comme référence d’engagement dans une politique de développement durable, pour une entreprise, la signature du Pacte Mondial des Nations Unies.

 

Dans cette étude nous reprendrons point par point ce pacte, afin de réfléchir à ce que serait une véritable politique de Développement Durable pour une Grande Ecole

Droits de l’homme :

1.      Respecter les droits de l’homme internationalement proclamés et contribuer à la protection de ces droits.

S’assurer qu’elles ne se rendent pas complices de la violation de ces droits.

 

Ces deux chapitres nous amènent directement vers la déclaration universelle des droits de l’homme.


Article 26

1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

La phrase qui m’intéresse dans un premier temps est bien sûr celle directement relative aux études supérieures. "L'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite."

Pleine égalité

 L’accès aux études en Grande Ecole est-elle ouverte en pleine égalité à tous en fonction du mérite ?

Aspect financier

Il est évident que la perception des frais de scolarité des Grandes Ecoles est en totale contradiction avec ce principe, par le simple fait que seules les personnes pouvant réunir cette somme seront admis.

Même lorsqu’un concours est la condition d’entrée dans l’école, ce qui est tout à fait en accord avec l’allocution « en fonction du mérite », il est évident que seuls se présentent ceux qui pensent qu’ils seront en mesure de payer ces frais. Quand bien même l’école était gratuite, les emplois du temps sont souvent loin d’être compatibles avec l’exercice d’une activité rémunératrice. On écarte donc de fait ceux qui n’auraient pas d’autre moyen de subsistance que leur propre travail.

Ces inégalités pourraient à la limite être levées si l’accès au prêt était parfaitement égalitaire, et il faut bien avouer que ce n’est pas le cas : une caution est encore et toujours demandée, et elle a intérêt à être solvable.

Aspect culturel

N’entrent en grande école que ceux qui y sont encouragés par leur entourage. On ne peut nier une certaine consanguinité dans ces études, encore plus marquée que dans l’enseignement supérieur public.

 

 

"L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales"

 

A partir de quand peut-on dire qu’une école va à l’encontre du plein épanouissement de la personnalité humaine ?

Est-ce que la concurrence forcenée et le cortège de dépressions qu’elle entraîne n’est pas un signe qu’on ne va plus dans le sens de l’épanouissement de la personne mais de son dépérissement ?

 

 

"Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur."

 

Quid des travaux produits au cours des études ?

 

Les travaux réalisés en tant que cas pratique pour des entreprises sont-ils rémunérés à leur juste valeur ? N’y a-t-il pas une clause implicite selon laquelle l’école est propriétaire des écrits réalisés par ses étudiants ? N’y a-t-il pas pillage des travaux intellectuels des jeunes dans ces conditions ?

 

Je ne peux m’empêcher de penser au travail réalisé avec Companieros pour EDF… S’agissait-il d’un acte gratuit ? Comment se fait-il qu’on accepte qu’une production intellectuelle soit payée au tiers qui fait l’intermédiaire plutôt qu’aux créateurs? Dans une entreprise, le travail intellectuel du salarié appartient à l’entreprise ; mais celui-là en tire une gratification en salaire.

L’éducation est le seul champ où on accepte que la gratification soit uniquement immatérielle (bénéfice de formation…), comme si un salarié travaillant pour une entreprise ne demandait aucun salaire du fait que sa simple présence dans l’entreprise est formateur pour lui.

 

Quel est le point à partir duquel une personne peut recevoir une gratification pour son travail intellectuel ? Des étudiants ayant déjà obtenu un bac+4 ou 5 ne mériteraient-ils pas une gratification pour leur travail intellectuel ? Qu’est-ce qui justifie qu’on leur prélève de la richesse pour leur travail intellectuel au lieu de leur en octroyer ?

Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

 

 

Cet article mérite également réflexion quant aux rythmes imposés dans certaines écoles…

La notion de congé payé laisse d’ailleurs dubitatif…

 

On en revient à la question du travail intellectuel et de sa rémunération.

 

S’il est normal qu’un professeur soit payé pour donner un cours, pourquoi est-il anormal de payer un élève faisant un exposé après avoir fait lui-même les recherches nécessaires et réalisé lui-même la synthèse des informations pour en faire un exposé clair et facilement assimilable par l’auditoire ? La différence réside-t-elle dans le fait que l’élève est moins expérimenté que le prof ou qu’il n’est pas « autorisé » à enseigner?  Dans le cas où il s’agirait d’une différence de qualité, un mauvais prof devrait-il ne pas être payé ? Et comment juge-t-on justement de ce qu’est un « mauvais » prof ?

Beaucoup d’étudiants se sont déjà demandé pourquoi un professeur était payé pendant un cours où il ne faisait qu’écouter un élève faisant un exposé. Sans doute parce qu’il a l’oreille pédagogique, et que pendant que l’élève se produit, il fait son travail de professeur en écoutant et critiquant le travail effectué.

Ou alors, la différence réside dans le fait que le professeur connaît le sujet dont parle l’élève ; il n’est donc pas en train de bénéficier d’un enseignement, mais de juger le degré d’assimilation que son élève a atteint en suivant son propre enseignement…

 

Ce raisonnement serait valable pour une simple restitution orale des enseignements donnés par un professeur. Mais on ne peut l’appliquer aux recherches personnelles effectuées par l’élève. J’en veux pour preuve les sessions de cours pour lesquelles un travail personnel était demandé avant même que le professeur ait eu à intervenir… On ne peut parler de restitution d’un enseignement quand un élève n’a encore pas croisé son enseignant.


Au-delà de l’aspect philosophique de cette question, c’est toute la valeur du travail qui est questionnée.
 
C’est dans le problème des stages que cette interrogation se pose de manière cruciale.
Qu’est-ce qui différencie radicalement un stagiaire en entreprise d’un salarié ?
Il y a bien évidemment une différence de statut : le salarié fait partie du personnel de l’entreprise, il participe à la productivité de celle-ci. Le stagiaire est étudiant, il suit une formation théorique pour compléter sa formation pratique et ne participe officiellement que secondairement à la production de l’entreprise.
Mais dans la réalité la frontière est extrêmement floue, à tel point qu’on a vu se multiplier les offres de stage au détriment d’offres d’emploi pour les jeunes diplômés. On prend un stagiaire pour effectuer une étude qui ne rentre pas directement dans la productivité de l’entreprise, mais c’est alors tous les postes de recherche et développement qui seraient ainsi soupçonnés de ne pas participer réellement à la création de richesse dans l’entreprise.
Or le stagiaire amène une réelle richesse à l’entreprise, et cette richesse est au moins immatérielle quand elle n’est pas directement matérielle comme dans le cas de stages ouvriers.
Encore une fois, la seule différence entre le salarié nouvellement embauché et formé par son collègue ou son supérieur hiérarchique, et le stagiaire formé par son maître de stage (quand il a la chance d’avoir un maître de stage capable de le former), c’est une différence de statut relativement floue, qui serait aisément remise en cause si les pressions de l’ordre établi n’étaient pas si fortes.

 

 

 

 

Sans tomber trop vite dans une lutte des classes , on pourrait se demander si la différence entre le maître et l’élève n’est pas simplement une question de pouvoir : celui qui se trouve du bon côté de la barrière est gratifié pour un travail intellectuel alors que celui qui est situé de l’autre côté de cette barrière, quand bien même il fournirait un travail de meilleure qualité, ne peut exiger aucune rémunération en retour de son effort.

Dans une éthique totalement rigoureuse, les deux protagonistes seraient capables de se rendre compte du moment à partir duquel l’élève devient aussi performant que le maître et mérite de passer du même côté de la barrière et d’être à son tour gratifié pour son travail.

 

C’est un peu ce qui est en jeu dans la problématique des stages. Les étudiants, situés de fait du côté sans gratification de la barrière, sont incapables de se rendre compte que leur enseignement est fini et qu’ils sont tout à fait en droit de passer de l’autre côté et d’être enfin rémunérés pour leurs efforts. Ce qui les en empêche relève à la fois d’une méconnaissance des compétences réelles demandées pour obtenir une gratification et d’un sentiment d’infériorité entretenu qui les garde en position d’être redevable vis-à-vis soit de l’entreprise pour le stagiaire, soit de l’école pour l’étudiant.

 

Sur le site de Génération Précaire, on lit beaucoup d’allusions à une sorte de « servitude volontaire » rencontrée chez les stagiaires, alors même qu’ils ont tout à fait les compétences pour prétendre à un véritable emploi, voire pour remplacer des employés déjà existants (et c’est là que le bât des stages finira peut-être par blesser…).

Cette « servitude volontaire » se rencontre chez la plupart des groupes dits « dominés », tels les femmes, les noirs dans les anciens pays coloniaux, etc.

Le mouvement des stagiaires, mouvement égalitariste vis-à-vis des salariés peut très bien se rapprocher des autres mouvements égalitaristes . Bien sûr l’allusion paraît pompeuse, mais il s’agit pourtant bien de bousculer un ordre établi pour parvenir à une égalité de traitement entre êtres humains. La justification du contrat de travail est-elle réellement plus valable que les titres de noblesse qui justifiaient l’inégalité entre nobles et roturiers ?

Le mouvement des stagiaires pourrait bien être une action de « Dignité Publique », comme l’écrivait une des signataires…

 

Qu’est-ce qui pousse tant de jeunes brillants à préférer payer qu’être payé pour autant voire plus d’efforts que dans un travail salarié ?

C’est sans aucun doute le manque de confiance en leur capacité à se faire seul une bonne situation plus que l’attrait de la connaissance. Dans une société où l’information est disponible partout et pour tous, les universités et les écoles ne sont plus des temples du savoir dont il faut franchir le seuil pour accéder à la connaissance. Le suivi pédagogique est également rarement tel qu’il faille être en relation avec les professeurs pour être capables de développer des capacités. Les élèves qui arrivent en Grande Ecole ont d’ailleurs déjà largement prouvé leur savoir-apprendre.

 

Les études supérieures sont-elles un loisir de luxe pour personne désireuses de continuer à apprendre en se faisant fi des nécessités matérielles de travailler pour vivre ?

Cela pourrait l’être sans l’importance démesurée des diplômes dans la recherche d’un emploi.

Non, définitivement, les étudiants ne sont pas des esprits immatériels se moquant des contraintes que subissent leurs semblables. S’ils acceptent de ne pas gagner leur vie, de ne pas être indépendants, de même payer pour leur subsistance pendant le temps de leurs études, c’est soit par attrait d’une situation enviable pour la suite, soit par peur d’une situation extrêmement désagréable s’ils n’obtiennent pas ce fameux diplôme. Certains font encore des études par goût, mais l’attente d’en tirer une amélioration future de leur situation est toujours présente, et aucun n’accepte facilement qu’on lui dise qu’il a fait toutes ces études « pour rien ».

 

Ils font d’ailleurs parfois des sacrifices démesurés pour ce « loisir », comme perdre leur santé en nuits sans sommeil, en alimentation carencée et en prise d’excitants ou de dopants, comme se priver de vie sentimentale et amicale. Est-ce la seule passion pour leurs études qui les mène à ces extrémités? Rarement, malheureusement…

Il s’agit plus souvent d’un sacrifice consenti dans l’espoir d’un avenir meilleur. Et le système s’effondre lorsque le jeu n’en vaut plus la chandelle…

Les Grandes Ecoles jouent sur ce « pari » ; mais peuvent-elles encore garantir un meilleur avenir à leurs élèves ? Que dire à ceux qui perdent plus qu’ils ne gagnent dans ce jeu de roulette russe ?

 


 


 

 

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29 mars 2006 3 29 /03 /mars /2006 14:54
Bon, la phrase d'introduction pour dire que la "soft law" commence réellement à me courrir est -elle vraiment nécessaire??


Communiqué des Amis de la Terre
Recul consternant de l'Union européenne sur son rôle social et environnemental

La décision annoncée le 22 mars 2006 [1] par la Commission européenne vise officiellement à faire de l'Union européenne un « pôle d'excellence » en matière de responsabilité sociale et environnementale des  entreprises (RSEE). Dans les faits, la Commission choisit de s'effacer  totalement face aux lobbys d'entreprises omniprésents à Bruxelles. Pour les Amis de la Terre, l'Union européenne doit instaurer des réglementations contraignantes en matière de RSEE, et non se contenter d'approches volontaires par nature insuffisantes.

Dans sa communication, la Commission définit la prise en compte par une entreprise de son impact social et environnemental comme une possibilité: « la responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un concept qui désigne l'intégration volontaire, par les entreprises, de préoccupations sociales et environnementales ».

De plus, toute obligation d'information des citoyens par les entreprises sur leurs impacts sociaux et environnementaux est écartée, en invoquant le fait qu'une « approche imposant [aux entreprises] de nouvelles  obligations et formalités administratives risquerait d'être contre-productive (...) ».
 
Cette décision a surpris les acteurs engagés depuis quatre ans dans un processus de concertation. La CFDT, FO et la CGT, par le biais de la Confédération Européenne des Syndicats, s'étonnent du refus de l'Union européenne de fixer des lignes d'orientation aux actions des entreprises[2]. Les Amis de la Terre Europe [3] précisent qu'aucune des propositions faites par les ONG et les représentants syndicaux n'ont été retenues dans la nouvelle communication.

Jean-Philippe Teboul des Amis de la Terre France estime : « Cette décision va renforcer chez les citoyens le sentiment de démission des instances européennes. Elle appuie l'idée qu'à l'heure où les entreprises multinationales affichent des profits record, peu importe si elles n'assument pas leurs responsabilités environnementales et sociales. Alors que plus de 60% des citoyens veulent des approches plus strictes d'accès à l'information et de contrôle des multinationales, la Commission se décrédibilise et affaiblit l'image de l'Union européenne.»
 
Les Amis de la Terre France demandent l'élaboration de réglementations européennes et internationales permettant de garantir que les multinationales respectent les obligations sociales et environnementales qui leur incombent.
 
Notes [1]http://europa.eu.int/comm/enterprise/csr/documents/com_2006_0136_fr.pdf [2] http://www.etuc.org/a/2189
[3] http://www.foeeurope.org/press/2006/joint_22_March_CSR.htm

Contact presse :
Jean-Philippe Teboul - Amis de la Terre France,
jeanphilippe.teboul(at)amisdelaterre.org
Responsable Campagne Responsabilité Sociale et Environnementale des Entreprises


 
   
 
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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 16:32
Grâce à une initiative de l'UFC-Que Choisir, le Conseil de la concurrence a rendu le 30 novembre 2005 une décision par laquelle il condamne les opérateurs mobiles Orange, SFR et Bouygues Télécom. Les trois opérateurs se sont entendus pour se répartir le marché de la téléphonie mobile, ce qui a fixé le prix de détail à un niveau artificiellement élevé durant la période 2000 à 2002!
L'amende qui leur a été imposée n'indemnisera pas les consommateurs qui ont été les premières victimes de cette entente illicite, c'est pourquoi l'UFC-Que Choisir invite tous les consommateurs de téléphonie mobile sur la période 2000-2002 à se manifester et à calculer le préjudice subi sur le site www.cartelmobile.com .
Une excellente initiative pour que les entreprises peu scrupuleuses assument leurs responsabilités vis-à-vis des dindons de la farce-consommateurs. Il faut cependant attendre la décision en appel pour en avoir le coeur net!

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25 novembre 2005 5 25 /11 /novembre /2005 12:05
Je vous avais parlé de cette conférence à l'Assemblée Nationale à l'initiative du collectif "de l'Ethique sur l'Etiquette."

En voici le compte rendu sur leur site.

http://www.ethique-sur-etiquette.org/docs/Debat_AssembleeNationale-051114.pdf

Ce qui n'y apparaît pas, et qui avait pourtant été signalé par une des syndicalistes françaises, c'est le montant qu'a touché l'ancien PDG de Carrefour en partant, qu'il était dramatiquement risible de comparer aux 15 500 euros qui ont grâcieusement été envoyés à une ONG sensée venir en aide aux victimes et aux familles de ceux qui ont perdu la vie. Un homme quitte la tête de Carrefour, on l'indemnise à hauteur de sommes que je ne peux même pas me représenter. 64 hommes et femmes meurent au travail, on n'accorde quasiment  rien à leurs familles pour faire face.  C'est ça "tous les hommes naissent libres et égaux en droit"...
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