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Soutien

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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 10:33

Montparnasse: Bienvenue à Paris
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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 21:08

http://www.afrik.com/article12199.html

Dakar, le 26 juillet 2007

"Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.

Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès.

Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme échappe à l’angoisse de l’histoire qui tenaille l’homme moderne mais l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable ou tout semble être écrit d’avance.

Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.

Le problème de l’Afrique et permettez à un ami de l’Afrique de le dire, il est là. Le défi de l’Afrique, c’est d’entrer davantage dans l’histoire. C’est de puiser en elle l’énergie, la force, l’envie, la volonté d’écouter et d’épouser sa propre histoire.

Le problème de l’Afrique, c’est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l’éternel retour, c’est de prendre conscience que l’âge d’or qu’elle ne cesse de regretter, ne reviendra pas pour la raison qu’il n’a jamais existé.

Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance.

Le problème de l’Afrique, c’est que trop souvent elle juge le présent par rapport à une pureté des origines totalement imaginaire et que personne ne peut espérer ressusciter.

Le problème de l’Afrique, ce n’est pas de s’inventer un passé plus ou moins mythique pour s’aider à supporter le présent mais de s’inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres."


Oui oui il a osé dire ça. Et notre problème à nous, français, ça serait pas par hasard de s'être tellement lancés dans le progrès qu'on ne sait pas si nos enfants (et les enfants africains par la même occasion) ont un avenir ?

L'homme blanc s'est inventé un destin, celui de fouttre en l'air la planète; et le pire c'est qu'il continue de faire la morale.

Ce qui m'a le plus débecté  lors de mon passage dans cette belle et grande école qui avait décidé de faire une section "Développement Durable", c'est le voyage au Burkina Faso.
Le vol sur Air France , pour ne pas se retrouver à  prendre "Inch Allah airline", comme disait avec son humour légendaire un de nos profs, qui avait au moins la délicatesse de savoir faire des discours en arrivant chez nos hôtes. Au moins, lui savait dire "merci de nous accueillir". Un malaise et un hélicoptère venu le rapatrier en urgence plus loin, on se retrouvait avec un "porte-parole" à peine plus malotru que Sarkozy. "Notre belle école par ci, notre belle école par là, les futurs dirigeants qui vous font l'honneur de vous rendre visite...." . J'avais envie de me cacher sous la table.
Un mec de ma classe avait prévu de casser le rythme des visites d'officiels en bureau climatisé pour visiter le village d'une amie, dont la famille vivait en burkinabé "moyen".  Nous n'avons jamais pu y aller, la route était trop dangereuse. Trop dangereuse pour nous , hommes blancs importants, mais pas pour eux, noirs pauvres et sans éducation (merci de comprendre que je retranscris ce que j'ai ressenti de la façon dont les organisateurs de notre voyage voyaient les choses, pas mon propre sentiment) .  Ce sont eux qui sont venus nous rejoindre à Ouagadougou, eux dont on  a à peine su s'ils étaient rentrés sains et saufs chez eux après notre rencontre, pendant qu'on prenait notre minibus avec escorte vers notre hotel.
Pendant notre séjour d'une semaine, nous sommes passés deux fois à la télévision. Nous avons rencontré le premier ministre, le ministre de l'Economie.
Vous n'y voyez pas une énorme imposture?
Moi je la voyais, énorme, je ne voyais que ça.
Nous ne parlions même pas de la même chose quand nous parlions de développement durable. Eux parlaient de développement tout court, de développement qui ne dépend pas de la générosité d'un pays riche, de développement qui permette à la population de survivre. Nous, nous parlions de limiter un minimum nos gaspillages de pays riches, gras... voir  nous parlions de moyens  pour les entreprises de préserver leur image tout en continuant de piller des ressources et d'exploiter de la main d'oeuvre dans des pays où les contrôles sont moins tatillons qu'en Europe.

Honte... honte d'avoir fait partie de cette mascarade. Honte de savoir que certains vont s'en féliciter pour se faire mousser ou dire d'un air blasé pour épater les copains "alors, moi, en Afrique, j'ai fait le Burkina Faso, on voulait faire le Mali aussi mais finalement on n'a pas pu..." . J'ai horreur de cette façon de considérer le monde comme des petites cases à cocher. "La Malaisie, c'est fait. Le Bénin, c'est fait. Le Cambodge, c'est fait. L'Inde, c'est fait. Ah ben non, on va pas retourner au Mexique, le Mexique, on a déjà fait. "

Suis-je victime du syndrome de culpabilité de ce que mes ancêtres ont fait, comme disait Sarko le soir de son élection? Non, je culpabilise de la façon dont les blancs continuent à se sentir supérieurs aux africains, et du fait qu'ils ne s'aperçoivent même pas qu'on marche dans les traces des colonisateurs.

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 11:49
  • -Le droit à la santé et à l’éducation pour tous
  • -La lutte contre le réchauffement climatique
  • -L’annulation de la dette des pays pauvres
  • -La responsabilité sociale et environnementale des entreprises
  • -Le contrôle du commerce des armes
  • -Des règles commerciales plus équitables

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