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Soutien

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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 22:25

Allez, je continue sur ma lancée, tant qu'à faire. Vu que je n'ai pas vraiment fait cette étude, vu que finalement, on ne donne pas de confiture aux cochons et que je me fiche éperdument d'aller faire une présentation à HEC pour des gens qui se diront juste que je suis qu'une sale gauchiste , vu qu'à part une lettre recommandée 3 mois plus tard je n'ai pas eu de réaction suite à ce que je leur ai envoyé, je vous refile texto ce que je leur ai envoyé en guise d'amuse-gueule. Merci de pas trop vous lâcher sur les critiques, oui c'est brouillon et pas documenté, c'était juste des questions que je me posais. Ils auraient au moins pu me répondre "c'est nul votre truc, c'est mal ficelé, qu'est-ce que vous voulez qu'on en fasse?" ou "comment osez-vous remettre en question votre école ainsi?"  Je sais pas moi, juste dire quelque chose...

La responsabilité sociale des Grandes Ecoles

ou

Ce que serait une véritable éthique de la formation des futurs cadres

 

 

On prend souvent comme référence d’engagement dans une politique de développement durable, pour une entreprise, la signature du Pacte Mondial des Nations Unies.

 

Dans cette étude nous reprendrons point par point ce pacte, afin de réfléchir à ce que serait une véritable politique de Développement Durable pour une Grande Ecole

Droits de l’homme :

1.      Respecter les droits de l’homme internationalement proclamés et contribuer à la protection de ces droits.

S’assurer qu’elles ne se rendent pas complices de la violation de ces droits.

 

Ces deux chapitres nous amènent directement vers la déclaration universelle des droits de l’homme.


Article 26

1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

La phrase qui m’intéresse dans un premier temps est bien sûr celle directement relative aux études supérieures. "L'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite."

Pleine égalité

 L’accès aux études en Grande Ecole est-elle ouverte en pleine égalité à tous en fonction du mérite ?

Aspect financier

Il est évident que la perception des frais de scolarité des Grandes Ecoles est en totale contradiction avec ce principe, par le simple fait que seules les personnes pouvant réunir cette somme seront admis.

Même lorsqu’un concours est la condition d’entrée dans l’école, ce qui est tout à fait en accord avec l’allocution « en fonction du mérite », il est évident que seuls se présentent ceux qui pensent qu’ils seront en mesure de payer ces frais. Quand bien même l’école était gratuite, les emplois du temps sont souvent loin d’être compatibles avec l’exercice d’une activité rémunératrice. On écarte donc de fait ceux qui n’auraient pas d’autre moyen de subsistance que leur propre travail.

Ces inégalités pourraient à la limite être levées si l’accès au prêt était parfaitement égalitaire, et il faut bien avouer que ce n’est pas le cas : une caution est encore et toujours demandée, et elle a intérêt à être solvable.

Aspect culturel

N’entrent en grande école que ceux qui y sont encouragés par leur entourage. On ne peut nier une certaine consanguinité dans ces études, encore plus marquée que dans l’enseignement supérieur public.

 

 

"L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales"

 

A partir de quand peut-on dire qu’une école va à l’encontre du plein épanouissement de la personnalité humaine ?

Est-ce que la concurrence forcenée et le cortège de dépressions qu’elle entraîne n’est pas un signe qu’on ne va plus dans le sens de l’épanouissement de la personne mais de son dépérissement ?

 

 

"Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur."

 

Quid des travaux produits au cours des études ?

 

Les travaux réalisés en tant que cas pratique pour des entreprises sont-ils rémunérés à leur juste valeur ? N’y a-t-il pas une clause implicite selon laquelle l’école est propriétaire des écrits réalisés par ses étudiants ? N’y a-t-il pas pillage des travaux intellectuels des jeunes dans ces conditions ?

 

Je ne peux m’empêcher de penser au travail réalisé avec Companieros pour EDF… S’agissait-il d’un acte gratuit ? Comment se fait-il qu’on accepte qu’une production intellectuelle soit payée au tiers qui fait l’intermédiaire plutôt qu’aux créateurs? Dans une entreprise, le travail intellectuel du salarié appartient à l’entreprise ; mais celui-là en tire une gratification en salaire.

L’éducation est le seul champ où on accepte que la gratification soit uniquement immatérielle (bénéfice de formation…), comme si un salarié travaillant pour une entreprise ne demandait aucun salaire du fait que sa simple présence dans l’entreprise est formateur pour lui.

 

Quel est le point à partir duquel une personne peut recevoir une gratification pour son travail intellectuel ? Des étudiants ayant déjà obtenu un bac+4 ou 5 ne mériteraient-ils pas une gratification pour leur travail intellectuel ? Qu’est-ce qui justifie qu’on leur prélève de la richesse pour leur travail intellectuel au lieu de leur en octroyer ?

Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

 

 

Cet article mérite également réflexion quant aux rythmes imposés dans certaines écoles…

La notion de congé payé laisse d’ailleurs dubitatif…

 

On en revient à la question du travail intellectuel et de sa rémunération.

 

S’il est normal qu’un professeur soit payé pour donner un cours, pourquoi est-il anormal de payer un élève faisant un exposé après avoir fait lui-même les recherches nécessaires et réalisé lui-même la synthèse des informations pour en faire un exposé clair et facilement assimilable par l’auditoire ? La différence réside-t-elle dans le fait que l’élève est moins expérimenté que le prof ou qu’il n’est pas « autorisé » à enseigner?  Dans le cas où il s’agirait d’une différence de qualité, un mauvais prof devrait-il ne pas être payé ? Et comment juge-t-on justement de ce qu’est un « mauvais » prof ?

Beaucoup d’étudiants se sont déjà demandé pourquoi un professeur était payé pendant un cours où il ne faisait qu’écouter un élève faisant un exposé. Sans doute parce qu’il a l’oreille pédagogique, et que pendant que l’élève se produit, il fait son travail de professeur en écoutant et critiquant le travail effectué.

Ou alors, la différence réside dans le fait que le professeur connaît le sujet dont parle l’élève ; il n’est donc pas en train de bénéficier d’un enseignement, mais de juger le degré d’assimilation que son élève a atteint en suivant son propre enseignement…

 

Ce raisonnement serait valable pour une simple restitution orale des enseignements donnés par un professeur. Mais on ne peut l’appliquer aux recherches personnelles effectuées par l’élève. J’en veux pour preuve les sessions de cours pour lesquelles un travail personnel était demandé avant même que le professeur ait eu à intervenir… On ne peut parler de restitution d’un enseignement quand un élève n’a encore pas croisé son enseignant.


Au-delà de l’aspect philosophique de cette question, c’est toute la valeur du travail qui est questionnée.
 
C’est dans le problème des stages que cette interrogation se pose de manière cruciale.
Qu’est-ce qui différencie radicalement un stagiaire en entreprise d’un salarié ?
Il y a bien évidemment une différence de statut : le salarié fait partie du personnel de l’entreprise, il participe à la productivité de celle-ci. Le stagiaire est étudiant, il suit une formation théorique pour compléter sa formation pratique et ne participe officiellement que secondairement à la production de l’entreprise.
Mais dans la réalité la frontière est extrêmement floue, à tel point qu’on a vu se multiplier les offres de stage au détriment d’offres d’emploi pour les jeunes diplômés. On prend un stagiaire pour effectuer une étude qui ne rentre pas directement dans la productivité de l’entreprise, mais c’est alors tous les postes de recherche et développement qui seraient ainsi soupçonnés de ne pas participer réellement à la création de richesse dans l’entreprise.
Or le stagiaire amène une réelle richesse à l’entreprise, et cette richesse est au moins immatérielle quand elle n’est pas directement matérielle comme dans le cas de stages ouvriers.
Encore une fois, la seule différence entre le salarié nouvellement embauché et formé par son collègue ou son supérieur hiérarchique, et le stagiaire formé par son maître de stage (quand il a la chance d’avoir un maître de stage capable de le former), c’est une différence de statut relativement floue, qui serait aisément remise en cause si les pressions de l’ordre établi n’étaient pas si fortes.

 

 

 

 

Sans tomber trop vite dans une lutte des classes , on pourrait se demander si la différence entre le maître et l’élève n’est pas simplement une question de pouvoir : celui qui se trouve du bon côté de la barrière est gratifié pour un travail intellectuel alors que celui qui est situé de l’autre côté de cette barrière, quand bien même il fournirait un travail de meilleure qualité, ne peut exiger aucune rémunération en retour de son effort.

Dans une éthique totalement rigoureuse, les deux protagonistes seraient capables de se rendre compte du moment à partir duquel l’élève devient aussi performant que le maître et mérite de passer du même côté de la barrière et d’être à son tour gratifié pour son travail.

 

C’est un peu ce qui est en jeu dans la problématique des stages. Les étudiants, situés de fait du côté sans gratification de la barrière, sont incapables de se rendre compte que leur enseignement est fini et qu’ils sont tout à fait en droit de passer de l’autre côté et d’être enfin rémunérés pour leurs efforts. Ce qui les en empêche relève à la fois d’une méconnaissance des compétences réelles demandées pour obtenir une gratification et d’un sentiment d’infériorité entretenu qui les garde en position d’être redevable vis-à-vis soit de l’entreprise pour le stagiaire, soit de l’école pour l’étudiant.

 

Sur le site de Génération Précaire, on lit beaucoup d’allusions à une sorte de « servitude volontaire » rencontrée chez les stagiaires, alors même qu’ils ont tout à fait les compétences pour prétendre à un véritable emploi, voire pour remplacer des employés déjà existants (et c’est là que le bât des stages finira peut-être par blesser…).

Cette « servitude volontaire » se rencontre chez la plupart des groupes dits « dominés », tels les femmes, les noirs dans les anciens pays coloniaux, etc.

Le mouvement des stagiaires, mouvement égalitariste vis-à-vis des salariés peut très bien se rapprocher des autres mouvements égalitaristes . Bien sûr l’allusion paraît pompeuse, mais il s’agit pourtant bien de bousculer un ordre établi pour parvenir à une égalité de traitement entre êtres humains. La justification du contrat de travail est-elle réellement plus valable que les titres de noblesse qui justifiaient l’inégalité entre nobles et roturiers ?

Le mouvement des stagiaires pourrait bien être une action de « Dignité Publique », comme l’écrivait une des signataires…

 

Qu’est-ce qui pousse tant de jeunes brillants à préférer payer qu’être payé pour autant voire plus d’efforts que dans un travail salarié ?

C’est sans aucun doute le manque de confiance en leur capacité à se faire seul une bonne situation plus que l’attrait de la connaissance. Dans une société où l’information est disponible partout et pour tous, les universités et les écoles ne sont plus des temples du savoir dont il faut franchir le seuil pour accéder à la connaissance. Le suivi pédagogique est également rarement tel qu’il faille être en relation avec les professeurs pour être capables de développer des capacités. Les élèves qui arrivent en Grande Ecole ont d’ailleurs déjà largement prouvé leur savoir-apprendre.

 

Les études supérieures sont-elles un loisir de luxe pour personne désireuses de continuer à apprendre en se faisant fi des nécessités matérielles de travailler pour vivre ?

Cela pourrait l’être sans l’importance démesurée des diplômes dans la recherche d’un emploi.

Non, définitivement, les étudiants ne sont pas des esprits immatériels se moquant des contraintes que subissent leurs semblables. S’ils acceptent de ne pas gagner leur vie, de ne pas être indépendants, de même payer pour leur subsistance pendant le temps de leurs études, c’est soit par attrait d’une situation enviable pour la suite, soit par peur d’une situation extrêmement désagréable s’ils n’obtiennent pas ce fameux diplôme. Certains font encore des études par goût, mais l’attente d’en tirer une amélioration future de leur situation est toujours présente, et aucun n’accepte facilement qu’on lui dise qu’il a fait toutes ces études « pour rien ».

 

Ils font d’ailleurs parfois des sacrifices démesurés pour ce « loisir », comme perdre leur santé en nuits sans sommeil, en alimentation carencée et en prise d’excitants ou de dopants, comme se priver de vie sentimentale et amicale. Est-ce la seule passion pour leurs études qui les mène à ces extrémités? Rarement, malheureusement…

Il s’agit plus souvent d’un sacrifice consenti dans l’espoir d’un avenir meilleur. Et le système s’effondre lorsque le jeu n’en vaut plus la chandelle…

Les Grandes Ecoles jouent sur ce « pari » ; mais peuvent-elles encore garantir un meilleur avenir à leurs élèves ? Que dire à ceux qui perdent plus qu’ils ne gagnent dans ce jeu de roulette russe ?

 


 


 

 

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commentaires

Jessica 19/12/2006 18:12

Il reste tout de même une faible poigné de passionnés qui étudient juste pour le plaisir d'étudier, d'en apprendre toujours plus... Ils sont rares, mais existants!
J'en suis; je termine mon cegep cette année pour me diriger en mathématiques pures. Tout le monde me lance le grand discours sur: "Oui, mais il y a plus de débouchés si tu vas en économie. Ça reste des maths en plus!" Mais non. Ce ne sont pas des mathématiques abstraites et belles comme celles en maths pures... Aller étudier en maths pures, c'est disons plus fort que moi, ça défie toute logique! Et non, je n'espère pas "en tirer une amélioration future de [ma] situation" J'aimerais plutôt demeurer une éternelle étudiante!
Mais j'en conviens que ce cas est extrêmement rare et qu'en généralisant, il est possible d'arriver à votre constat!

L'intello du dessous 09/01/2007 12:09

Ce que je déplore pour moi, c'est justement que je n'ai pas fait mes études dans un domaine où j'aurais juste pris du plaisir à apprendre. Je me suis fait chier dans des études qui devaient me mener à un bon boulot, et puis finalement, j'ai plus la gnak pour le décrocher , ce bon boulot emmerdant à mourir ou immoral à souhait. J'aime apprendre, mais pas apprendre comment la machine remplace bien l'homme ou comment maximiser le profit en minimisant les coûts (y compris salariaux). Ce que j'aime apprendre, c'est la musique, la littérature, la philosophie, la sociologie, même. Mais pas ça...

Eric 11/11/2006 10:55

Je crois que la remaruqe de Lorycalque résume tout.

Lorycalque 08/11/2006 22:45

Bonsoir,J'ai fait une hypokhagne il y a bien longtemps, et je n'aimais pas l'ambiance. Je suppose qu'elle doit etre pire maintenant où il est plus difficile de trouver un emploi. Il doit y avoir encore plus de concurrence parmi les "betes à concours" qu'autrefois.Ceci dit, je pense que pour votre génération (j'ai de grands enfants dont une en fac, et je pense souvent à la situation difficile qui est la votre aujourd'hui), ce qui compte le plus, ce sont les "relations" de la famille. A diplome égale, celui qui aura fait des études meme moins brillantes MAIS dont les parents auront leurs entrées ici ou là, on prendra le rejeton de ceux-ci plutot qu'un autre.De fait, les "places" des parents évoquent les "charges" de l'ancien régime", transmissibles de génération en génération; font HEC ceux dont les parents l'avaient fait avant et ainsi de suite.

L'intello du dessous 14/11/2006 19:37

Je ne sais pas si c'est aussi simple.Font l'école HEC ceux qui ont l'idée et l'audace de passer le concours , mais surtout ceux qui le réussissent. Il ne suffit pas d'être fils d'HEC pour réussir le concours. Par contre, c'est peut-être bien plus vrai pour les mastère spécialisés HEC, moins "indispensables" dans un cursus, plus chers à l'année et donc moins sélectifs. (enfin c'est ce que je pense) ou les écoles à prépa intégrée comme l'école d'ingénieurs que j'ai faite (du coup, sélection sur dossier et entretien, et non sur concours...)Bourdieu dit dans "la noblesse d'Etat" que ce sont les moyens que les bourgeois ont trouvé pour contourner la sélection par concours qui risquait d'empêcher les "héritiers" d'accéder aux postes légués par leurs pères (eh oui, c'est bien souvent leurs pères plus que leurs mères :) ). C'est ce que me fait dire que si j'avais lu Bourdieu avant le bac,  j'aurais sûrement  fait autre chose de mes années d'études.

EtrangÚre 07/11/2006 22:43

moi j'ai connu (et je pense que je vais connaître à nouveau, aargh) les vacations de trois mois,  ou de six mois, dans le public, plus précisément : dans des bibliothèques. Le même travail qu'un bibliothécaire titulaire (je crois même que nous, vacataires, travaillions plus) pour 20heures par semaine au SMIC horaire(on avait tous au moins une maîtrise en sciences humaines, dans mon cas un DEA de philo), pas payé pendant les vacances scolaires (Noël, c'était dur, et le grand écueil : les deux mois d'été à manger des pâtes). L'autre côté de la barrière, dans ce cas, c'est le concours de recrutement. Ce que j'aimerais faire dans la vie, c'est prof. Mais n'étant pas française, ni membre de l'Union européenne, je ne peux pas me présenter à ce fameux concours. Que faire ?

deuzailes 06/11/2006 21:32

Salut l'intello !J'ai lu ( en partie seulement ) ton article sur ton travail de fin d'études.Trés interessant et trés agréable à lire, cependant il ne s'agit que d'un constat ...Et des constats on pourrait en faire des centaines ...N'est-il pas temps de passer à l'action ! En cette époque particulièrement intéressante il devient impérieux d'agir Alors que proposes-tu ?Le but : le respect et l'application des droits de l'homme ne peut s'effectuer qu'avec l'implication volontariste et motivée de chaque citoyen; le but est donc de réussir à faire coopérer et participer l'ensemble des citoyens ( du monde )Ciaoa+

L'intello du dessous 08/11/2006 18:12

Que faire?Déjà, reprendre un vrai dialogue, sans relation de dominant à dominé qui fausse tout et empêche l'expression véritable des besoins de chacun. C'est ce que j'ai essayé de faire avec ce "constat" (je suis tout à fait d'accord là dessus, ce n'est qu'un constat), et j'avais (avant de me décourager) l'envie d'amener les responsables d'universités et d'écoles à donner leur avis sur ce constat.C'est aussi ce que j'ai essayé de faire en participant aux actions de Génération Précaire ; essayer d'amener des politiques, des représentants d'entreprises, des jeunes, à réellement parler  de ce qui se passe en ce moment. Je crois que c'était pas rien de faire sortir les stagiaires du discours où on essaye de se vendre aux entreprises, mais de les faire parler en tant qu'individus, disant "voilà de quoi on a besoin en tant qu'individus, pourquoi les entreprises ne peuvent-elles ou ne veulent-elles pas nous permettre de répondre à ces besoins?" C'était aussi l'occasion d'entendre ce que les rares responsables d'entreprises qui ont bien voulu nous répondre nous disaient de leurs besoins. Ca c'est le plus difficile; savoir ce qui les bloque vraiment, et parfois leur poser sous le nez le problème de l'éthique ça les fait sortir des discours convenus ( "on peut pas s'en sortir en embauchant, l'embauche est trop chère; etc...")Pas trop le temps juste maintenant de voir plus loin mais les contributions sont bienvenues...  :)

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