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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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21 avril 2006 5 21 /04 /avril /2006 11:13
Aujourd'hui j'ai envie de vous montrer les illustrations que Mline vient de mettre en ligne sur son blog, http://mline.over-blog.com .







C'est tout mignon, coloré, j'adore. Ca me donne envie de retourner en enfance...

Bon, d'ailleurs c'est ce que je fais un peu, en ce moment, à cause du jeu que mon copain m'a offert; vous savez, une histoire de petit monde où on croise des animaux, lancé à grands coups de marketing.... Alors je n'ajoute pas à la pub, mais je mets juste une image; ceux qui connaissent reconnaîtront :P



Ce qui me plaît bien dans ce jeu, c'est que la création de liens est aussi importante que d'amasser des richesses. D'ailleurs ça va ensemble. Pour se faire des amis, on envoie des lettres, on offre des petits cadeaux, petits ou gros ça n'a pas d'importance. Si on se la joue perso crispé sur son magot, on loupe des tas d'occasions de se faire offrir des cadeaux. Pas de richesses sans amis,  pas d'amis sans générosité. Y a un truc révolutionnaire dans ce concept de jeu.
Pour une fois on n'est pas dans la compétition, on n'a pas d'adversaires à dégommer.
On a un petit village à simplement entretenir pour qu'il soit agréable à vivre (on plante des arbres, des fleurs...) , un musée dont on alimente la collection avec ses découvertes personnelles (et là c'est du don purement gratuit, par simple amour des arts ou de la science!). Et on rêve de se faire des nouveaux amis dans d'autres villages.
Quand on joue à plusieurs sur la même console, on se partage les dettes de la maison, l'entretien du jardin, on ne cherche pas à voir qui est le plus fort, on participe juste ensemble.
Une espèce de rêve non?  Et pourtant tellement réaliste... On travaille pour rembourser les dettes de la maison, c'est pas utopiste non plus, tout ne nous est pas offert. Mais quand on arrive dans ce nouveau village, on ne nous laisse pas sur le trottoir en disant "trouve toi un CDI et après on verra si tu peux te loger"; juste on nous met une maison à disposition en nous laissant la possibilité de la rembourser à notre rythme. Les efforts faits pour aider les autres sont récompensés, et d'ailleurs le jeu est simplement inintéressant si on ne vit que pour soi. Le type qui nous emploie au début et qui nous a fait construire la maison nous impose d'aller d'abord rendre visite au maire, puis à tous les habitants de la ville. Il nous inculque quelques notions de savoir-vivre ensemble en quelque sorte. Et on en ressort gagnant!!
Bien sûr, tout ça n'est possible que parce qu'on est dans un environnement superbe, non pollué, cela va sans dire. On vit des ressources que la nature nous apporte, mais on apprend aussi à ne pas bouffer toutes les pêches le premier jour, mais à en garder quelques unes pour replanter des arbres fruitiers. Une autre vision du développement durable.
On attend avec impatience les journées spéciales où la population du village va se retrouver pour faire un tournoi de pêche, ou de chanson...
On éteint la console avec l'envie de faire pareil dans la vraie vie, de créer des liens et de se sentir riche de ces relations.

Et c'est ce que j'ai fait hier en refaisant une réunion avec des membres du collectif Génération Précaire. Ca papote, ça polémique, ça travaille, ça se révolte, ça se déçoit quand on sent les motivations tomber sur certaines actions, mais qu'est-ce que ça vit! Et qu'est-ce qu'on s'enrichit mutuellement!

C'est vrai que du coup, j'éprouve moins le besoin impérieux de blogger pour parler de mes idées, parce que je trouve de l'écoute dans les gens qui m'entourent. Et qu'il est difficile de savoir si on m'écoute sur ce blog... Il y a des stats de visite, des commentaires, mais... c'est quand même différent d'une conversation en face à face, et je me sens nombriliste en venant raconter ici ma petite vie et mes petites pensées....






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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 02:20
J'ai rencontré Mona Chollet il n'y a pas longtemps... Elle préparait un article sur les intellos précaires, et elle s'était retrouvée sur mon blog... Intriguée, j'ai cherché sur internet qui était cette journaliste et ce qu'elle avait bien pu écrire; je n'ai pas été déçue!

Voilà un petit passage choisi d'un article publié sur son site "Périphéries" ... C'était au moment des grèves de 2003 contre l'allongement des années de cotisation à la retraite, mais le mécanisme réapparaît à chaque mouvement social, et on a eu notre lot sur le forum de Génération Précaire, voire dans la bouche de mon ex chef de service; "moi aussi, j'en ai chié, et c'est normal, je ne vois pas pourquoi tu réclamerais de ne pas en chier autant que moi". J'avais l'impression que le fait d'être sorti de l'école en période de récession lui donnait tous les droits pour imposer la même pression et la même précarité aux plus jeunes que lui. 

Bref, voilà l'extrait:
J'en Chie, donc je suis

[...]
Sans relâche, le contempteur de la grève met en avant son propre supplice: il a trimé ou il trime encore comme un fou, pour un salaire ou une retraite dérisoire. Mais, alors que d’autres, dans le même cas, soutiennent le mouvement au nom même de cette vie de dur labeur, par désir de l’épargner aux nouvelles générations – prouvant par là que le travail n’a pas complètement eu leur peau, et qu’ils ont su fonder leur vie sur des principes positifs –, son raisonnement à lui est que, s’il en chie, il faut que les autres en chient aussi; sans quoi sa propre existence s’écroule. La souffrance, le sacrifice, sont l’alpha et l’oméga de son identité; ils lui confèrent la seule légitimité qu’il puisse imaginer. Son unique satisfaction en ce monde réside dans cette surenchère qui consiste à clouer le bec à son interlocuteur en se posant là comme celui qui en chie le plus. A ce titre, le mouvement social est pour lui un cadeau, un véritable festival: il lui fournit l’occasion d’invectiver tous ces "privilégiés", de leur faire honte en leur peignant le tableau édifiant des multiples avanies de son existence, auxquelles s’ajoutent si opportunément celles engendrées par la grève.

Pour lui,
le travail est un univers de substitution,
un bain-marie existentiel,
une climatisation mentale

En même temps, tout ça lui flanque une frousse terrible: lui, il croyait que c’était ça, la vie. Alors si, tout d’un coup, d’autres décident que ce n’est pas ça, et se mettent en tête de connaître un sort meilleur que le sien, il doit s’acharner à tout faire pour qu’ils échouent. Car, s’ils réussissaient, eh bien, il serait baisé, tout simplement. Preuve que, quelque part au fond de lui, il ne croit pas tant que ça à ce qu’on lui a inculqué: logiquement, si la souffrance et le sacrifice étaient le destin ultime de l’être humain, son propre état devrait le plonger dans la béatitude. Plus il avale de couleuvres et bouffe de vache enragée, plus il devrait s’épanouir, déborder de sérénité et d’amour universel, se sentir proche de la plénitude et de l’accomplissement. Or, ce n’est pas le cas, et cela trahit la contradiction interne de sa vision du monde. La seule issue qu’il lui reste alors est de souhaiter aux autres tout le mal de la terre, histoire de s’offrir au moins le plaisir de la vengeance – car il recherche le plaisir, lui aussi, quoi qu’il en dise; et un plaisir méchant, cela reste un plaisir. Une femme, sur le répondeur de "Là-bas si j’y suis", lançait aux journalistes de France-Inter, en substance: "Vous êtes payés pour vous cultiver, pour lire des livres, pour voir des films et en rendre compte après, et vous osez faire grève! Pensez un peu à tous les gens qui n’ont pas votre chance et qui font des boulots de merde! J’espère de tout cœur que ce gouvernement réussira à vous privatiser, ça vous apprendra!" Là encore, on ne voit pas en quoi la privatisation de France-Inter améliorerait en quoi que ce soit le sort de tous les gens qui font des boulots de merde. Mais c’est ainsi: le grand rêve du contempteur de la grève, c’est de niveler par le bas. C’est une société où chacun, au lieu de travailler à une amélioration de sa condition et de celle des autres, se résigne sans moufter à "l’extinction lente au fond d’une cave" (l’expression est de Jean Sur), et dépense toute son énergie à couper l’herbe sous les pieds de ses semblables, à qui il souhaite de toutes ses forces la même chose – ou, idéalement, si ce n’est pas trop demander, pire. Ah! les riantes perspectives, les horizons exaltants qu’un tel mode de raisonnement ouvre à l’humanité!

[...]

                                                                                            Mona Chollet

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24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 02:52
(malheureusement ils ne sont pas encore passés aux Droits Humains...)
du 22 au 28 mars 2006

Cinéma Action Christine Odéon
4 rue Christine – 75006 Paris
Métro Odéon ou Saint-Michel

programme complet sur http://www.festival-droitsdelhomme.org

Plein tarifs: 5€ - TR (-26 ans): 3€ -
Tarif de groupe (+10 personnes): 3€
Carnet de 10 entrées: 45€
Renseignements pour le public 0870 408 600 ou 01 43 29 11 30


La FIDH participera à plusieurs débats :

Vendredi 24 mars à 18h30

Le prix de la paix
Documentaire, 83 ', réalisé par Paul Cowan
Canada, 2005

Débat : RDC, quelle marge de manoeuvre pour l'ONU ?
en présence de Amigo Ngondé, Président de l'ASADHO, association affiliée à la FIDH en RDC et de Hugo Sada, rédacteur en chef à RFI, spécialiste des questions africaines.

Synopsis:Septembre 2003. La République Démocratique du Congo (RDC) est en ruine, après une guerre civile qui a fait plus de 3 millions de morts. Les chefs de guerre contrôlent les différentes régions du pays. Massacres et exactions se succèdent.

Le pays commence pourtant un douloureux processus de réconciliation. L’ONU poursuit une opération de pacification dans cette région afin d’éviter qu’elle ne devienne un nouveau Rwanda. Double enjeu : pour l’institution d'une part, celui de son statut et de son efficacité face à ce type de conflits dans le monde; et d’autre part, pour les femmes et les hommes qui pilotent la mission depuis New York et sont personnellement confrontés à des prises de décisions qui peuvent avoir des conséquences dramatiques. Il leur faut convaincre, lutter, définir des stratégies, trouver les financements auprès des pays membres, écouter et se confronter à une réalité qui leur échappe parfois. Ils travaillent en liaison avec la MONUC, qui est chargée sur place de coordonner cette mission de maintien de la paix.

Le film - tourné pendant près de deux années - suit au plus près les discussions, le travail et les décisions de cette mission des Casques Bleus, entre le siège de l’ONU à New York et leur action sur le terrain, au Congo.



Samedi 25 mars à 16h30

Vivre à Tazmamart
Documentaire de 72 minutes réalisé par Davy Zylberfajn
France, 2005

Débat : Droits de l'Homme au Maroc : Etat des lieux
En présence de Driss el Yazami, Secrétaire général de la FIDH, Christine Daure-Serfaty, écrivaine et militante française des droits de l'Homme et Abderrahim Afarki, d'Amnesty International

Synopsis: Plutôt que de montrer Tazmamart - où de 1973 à 1991 cinquante-huit hommes ont "disparu" - Davy Zylberfajn film la parole de cinq anciens détenus dans des lieux baignés de soleil. L'alternance entre témoignages et paysages laisse deviner les images qui défilent dans la mémoire de ces hommes qui ont résisté à des conditions de détention effroyables, en tentant malgré tout de se construire une vie à Tazmamart.


Dimanche 26 mars à 16h30

Le prix de la paix
Documentaire, 83 ', réalisé par Paul Cowan
Canada, 2005

Débat : RDC : Guerres sans frontières
En présence de Catherine Choquet, secrétaire générale de la FIDH, Stefano Liberti, journaliste et de Médecins Sans Frontières

Synopsis: Septembre 2003. La République Démocratique du Congo (RDC) est en ruine, après une guerre civile qui a fait plus de 3 millions de morts. Les chefs de guerre contrôlent les différentes régions du pays. Massacres et exactions se succèdent.

Le pays commence pourtant un douloureux processus de réconciliation. L’ONU poursuit une opération de pacification dans cette région afin d’éviter qu’elle ne devienne un nouveau Rwanda. Double enjeu : pour l’institution d'une part, celui de son statut et de son efficacité face à ce type de conflits dans le monde; et d’autre part, pour les femmes et les hommes qui pilotent la mission depuis New York et sont personnellement confrontés à des prises de décisions qui peuvent avoir des conséquences dramatiques. Il leur faut convaincre, lutter, définir des stratégies, trouver les financements auprès des pays membres, écouter et se confronter à une réalité qui leur échappe parfois. Ils travaillent en liaison avec la MONUC, qui est chargée sur place de coordonner cette mission de maintien de la paix.

Le film - tourné pendant près de deux années - suit au plus près les discussions, le travail et les décisions de cette mission des Casques Bleus, entre le siège de l’ONU à New York et leur action sur le terrain, au Congo.


Mardi 28 mars à 17h30

Cautiverio, otages en Colombie
Documentaire, 52 ', réalisé par Munoz Moncayo Cayo Alberto
France, 2005

Débat : Otages en Colombie, 4 ans après l'enlèvement d'Ingrid Betancourt : état des lieux
En présence de Jeannette Habel, secrétaire générale adjointe de la FIDH et du Comité pour la libération d'Ingrid Betancourt, de Clara Rojas et tous les otages de Colombie

Synopsis: Au travers d'entretiens avec des familles d'otages, ce documentaire va aux racines historiques de ce fléau et dévoile la complexité sociologique de ce problème qui ronge la société colombienne.
Il existe actuellement en Colombie plus de 5000 otages, parmi eux Ingrid Bétancourt. Certains sont en captivité depuis plus de huit ans.

--
Responsable du Développement
FIDH
Fédéation internationale des ligues des droits de l'Homme
17, passage de la Main d'Or
75011 Paris
Tel : 01 43 55 38 15
Fax : 01 43 55 18 80
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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 11:36


 J'avais pas de rubrique "A ne pas voir", alors tant pis, on va mettre ça là quand même!

 

Comme j’aurais aimé me reposer samedi soir… Au lieu de ça, je me suis retrouvée dans une salle trop petite, bondée, où un spectateur ne pouvait pas avoir le moindre relent gastrique sans que les trois rangs de devant en profitent… Bon désolée pour la Comédie Caumartin, c’est super sympa les petits théâtres ; le seul inconvénient c’est qu’on ne peut pas sortir quand le spectacle devient pénible au point d’avoir une envie irrépressible de sortir prendre l’air.

J’avais pas choisi d’aller voir Aleveque, d’ailleurs je le connaissais à peine ; à peine entendu deux trois phrases dans l’émission de Ruquier, j’ai haussé les sourcils quand on m’a dit qu’il était soi-disant comique ; « ah booooooooon ? » Il a pas l’air.

Bref, une sombre histoire de cadeau de Noël qui tombait à la mauvaise date pour la personne bénéficiaire, un billet qu’on n’arrive pas à échanger, et voilà que je me retrouve à la Comédie Caumartin, espérant que le compère va quand même se montrer drôle, et me disant que quand même je vais peut-être passer un bon moment…

Mission qui s’est révélé impossible au bout d’un quart d’heure. Je pense que j’ai rigolé un peu au début, surtout au moment où il nous expliquait qu’il avait le dos coincé et qu’il ne pourrait pas faire toutes les gesticulations prévues. Il était plutôt marrant avec son balai dans le c... Il semblerait que ça nous a évité pas mal de geste d’une drôlerie irrésistible ; vous savez, quand on fait mine de tenir quelqu’un devant nous et qu’on balance violemment son bassin d’arrière en avant… Rien que pour ça, je crois que j’étais plutôt contente qu’il ait les lombaires en compote…

Donc bon, les écolos, les anti-tabac l’emmerdent au plus haut point,il veut pouvoir fumer et rouler en voiture tranquille sans se faire traiter d’assassins… Y a eu quelques critiques rigolotes, notamment quand il s’imagine dans un couloir pour voiture d’un mètre de large, à 4 pattes, à pousser des petites voitures en simulant ces bons vieux embouteillages qui auront disparu « eh apprends à conduire, crétin !! Eh mais casse-toi, cooonnard !! ». On peut en rire, mais ça devient gênant quand il range tout ça dans la case du politiquement correct et qu’il passe allègrement dans un soi-disant crescendo sur les empêcheurs de penser en rond vers les mesures sécuritaires de Sarkozy, les caméras de surveillance qui s’installent partout et bientôt dans nos cerveaux, le Big Brother. Il veut pouvoir tout dire, tout faire, et qu’on l’emmerde pas.

Et il en oublie la différence entre ce qui relève du respect des autres et ce qui relève des atteintes graves à la liberté.

La misogynie est revendiquée : toutes des chieuses ! Le mariage est la pire plaie de l’humanité (pas la peine de dire que pour lui, l’humanité, c’est l’homme, comme magnifiquement illustré dans son sketch sur le repas entre amis de cultures différentes. Bien qu’on apprenne au début qu’Edouard est venu avec sa chieuse de femme qui emmerde tout le monde avec son régime et qui casse l’ambiance en prenant pas de café parce que c’est un peu tard, c’est pas bon pour la santé, etc., la conversation se fait uniquement entre mecs, à croire que les femmes sont muettes). D’ailleurs, dès le début du spectacle il annonce la couleur ; un monde de rêve c’est un monde de baise et de femmes muettes. Et il l’applique immédiatement à ses sketchs et à son public ; il parle de mecs, pour les mecs, il prend les mecs à parti pour dire que « quel veinard, ce mec qui a disparu après avoir dit « je vais m’acheter des cigarettes » », à tel point qu’on se demande vraiment pourquoi il y a des femmes dans la salle. Fallait le mettre sur le billet : « spectacle destiné à un public masculin, si possible machiste », ça m’aurait évité de le subir pendant deux heures… Quand il s’en prend à cette salope de Cecilia Sarkozy « qu’est-ce qu’elle suce bien », il s’excuse de dire des choses comme ça… mais quand même c’est Sarkozy, et il l’aime pas ! (on dirait qu’il n’a même pas compris qu’il insultait plus Cecilia Sarkozy que son mari… non, non, c’est normal, seul un homme est insulté quand on dit que sa femme est une salope, la femme n’existe que comme moyen d’insulter l’homme ; jamais vu un état d’esprit aussi ringard, on se croirait au début du 20e siècle…)

Vouloir l’empêcher de polluer avec sa voiture, atteinte grave à la liberté : vouloir l’empêcher de dire que Cecilia Sarkozy est une salope, atteinte grave à la liberté : mettre un flic derrière chaque personne, atteinte grave à la liberté : mettre une puce électronique dans le cerveau des gens pour les punir avant même qu’ils aient commis un acte répréhensible, atteinte grave à la liberté. Il ne fait aucune différence, et à la longue, c’est saoulant. Et quand à la fin il se permet de chanter un hymne à la révolution de Georges Moustaki , on se dit qu’il est vraiment dans la rébellion la plus ringarde qui soit… Avec sa sciatique naissante, j’avais envie de lui dire « fais pas semblant d’être révolutionnaire, tout ton spectacle montre que t’es juste en train de mal vieillir, et que finalement tu supportes pas le changement, surtout quand il s’attaque à ton petit confort… va te mettre au lit avec une bouillotte, va, promis on soignera pas ton cancer du poumon, comme ça tu mourras pas seul et déshydraté dans une vieille maison de retraite ; c’est bien ça qui te fait peur, non ? »

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14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 19:12

Ma mère m'a ramené ça, un jour, de la librairie d'à côté.... je crois qu'elle commence à bien me connaître :)

Je ne connaissais Simone Weil que de nom (ce qui prouve bien que je ne suis qu'une intello du dessous) , mais j'en avais entendu parler comme d'une femme remarquable, et je pense que je n'en aurais même pas entendu parler si je ne m'étais pas intéressée au féminisme et donc à ces gens qui tentent de faire ressortir de l'ombre les femmes remarquables qu'on oublie toujours plus vite que les hommes remarquables... surtout quand elles n'ont pas le bon goût d'être en même temps belles et d'avoir plein d'amants.

D'après un sondage auprès des personnes lambdas qui m'entourent, c'était déjà pas mal que je ne confonde pas Simone Weil, philosophe (1909-1943) et Simone Veil, encore en vie, femme politique, ancienne déportée juive, qui fit passer la loi pour le droit à l'avortement (d'ailleurs, chapeau... mais ce n'est pas le sujet ici...)

Donc, j'ai commencé à me plonger dans ce livre, et je crois que j'adore cette femme.
Ce qui a d'abord attiré mon attention, c'est sa description du travail ouvrier. Figurez-vous que cette bachelière à 16 ans,  agregée de philosophie à 22 ans, se passionne tant pour la défense du peuple qu'elle veut le connaître de l'intérieur et plaque son poste de professeur pour se faire embaucher en usine et travailler en tant qu'ouvrière spécialisée. Sa description est extraordinaire. J'étais d'autant plus réceptive que j'ai expérimenté le travail d'ouvrière spécialisée en stage; 2000 pièces par jour, mouvement répétitif; prendre deux pièces, les placer sous la presse, actionner la manivelle , enlever les pièces, recommencer... Si je l'ai expérimenté dans des conditions plutôt bonnes étant donné les progrès dans les conditions de travail, elle l'a fait en 1934, dans des conditions bien plus difficiles... Et elle a tendance à se moquer un peu ,sortant de là, du militant politique qui n'a pas ressenti dans son corps la lassitude et la douleur des ouvriers, et qui cependant prétend parler en leur nom... Ce qui ne l'empêche pas de devenir elle-même militante, mais avec un tout autre regard...

"Des bourgeois intelligents ont cru que la grève avait été provoquée par les communistes pour gêner le nouveau gouvernement[...] En premier lieu on n'a pas eu la force d'attendre.[...] Le public, et les patrons, et Leon Blum lui-même, et tous ceux qui sont étrangers à cette vie d'esclave sont incapables de comprendre ce qui a été décisif dans cette affaire. Il s'agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d'oser enfin se redresser. Se tenir debout. Prendre la parole à son tour. Indépendament des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange."
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31 décembre 2005 6 31 /12 /décembre /2005 03:25

Le deuxième blog dont je voulais vous parler, c'est celui de Leirn dont voici l'adresse....

http://blogs.bl0rg.net/finis_africae/archives/000996.html

Leirn, elle est terrible... Des fois, je me dis qu'elle lit tellement de livres, qu'elle voit tellement de films, de spectacles, de conférences, etc... qu'un jour elle s'est dit "c'est trop bête, faudrait que je les note". Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec un blog de fou (suffit de regarder la colonne d'archives pour comprendre qu'on la rattrapera pas!! ). La première fois qu'elle m'a mis sur la liste de diffusion de sa newsletter, j'étais très contente... au bout de 5 kros que j'avais même pas eu le temps de lire, alors que dans chacune elle parlait d'au moins un bouquin, 3 films, 2 spectacles, je me suis dit  "c'est pas possible, comment elle fait?"

J'avoue que j'ai toujours pas compris, mais au moins quand je cherche un bouquin intéressant, je sais à qui demander :-P

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31 décembre 2005 6 31 /12 /décembre /2005 01:36

Je sens que ça va être impossible d'expliquer pourquoi j'aime les toiles d' Mline...

Les regards mélancoliques qui contrastent avec l'ambiance colorée et un peu enfantine...

Enfin, je n'ai jamais été une grande critique de peintre, alors je vous laisse découvrir !!

Mline blog d'artiste incertaine

 


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15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 15:44
Il paraît que Michel Villette a écrit en 1994 un bouquin qui s'appelait  "l'Art du stage en entreprise". Pourquoi je n'en ai pas entendu parler.. pfff on nous cache tout, on nous dit rien!!!


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2 novembre 2005 3 02 /11 /novembre /2005 00:00
J'ai vu Patrick Viveret pour la première fois à une conférence du cycle "Rencontres avec des hommes remarquables" (je passe sur le mot "hommes"... J'espère qu'un jour ils se rendront compte que des femmes remarquables existent aussi, et que dans ce cas, dire "homme", ce n'est pas vide de sous-entendus...).

Et pour être remarquable, il l'est!

Bien sûr, j'avais déjà entendu parler de son rapport "Reconsidérer  la richesse", paru en 2001, dans lequel il fait une admirable critique du PIB comme seul indicateur de richesse, et fait la part belle aux nouvelles formes de définition de la richesse: Indice de Développement Humain, PIB vert, indicateurs sociaux et écologiques et "Net National Welfare".

Mais l'entendre en "live", c'était une vraie bouffée d'oxygène. Ca fait tellement de bien d'entendre dire que la valeur marchande n'est pas la seule manière de déterminer la valeur d'une action...

Surtout quand on est précaire et qu'on produit une valeur marchande quasi nulle, ça fait tellement de bien d'entendre quelqu'un revendiquer comme richesse de la société les activités non génératrices de monnaie qu'on effectue tous les jours; lien social, militantisme, défense de l'environnement...

J'encourage tout le monde à lire ce livre; les obsédés du bénéfice net comme les soi-disant "inactifs" qui se croient inutiles, les drogués du travail comme les adeptes du "laisser-aller", les "élites de la nation" comme les "rebuts de la société".

Une bouffée d'air frais, je vous dis!!

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