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Soutien

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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 17:43
Je vais vous dire un truc, j'en ai marre de ce blog.
Je me sens même plus libre  de m'y exprimer, trop de lecteurs, trop de ci, trop de ça.
J'aurais eu des trucs à raconter ces derniers mois et j'ai même pas osé!
Un stage soi disant de l'AFPA sous-traité à une boîte de formation moisie spécialisée dans la grande distrib, ultra adaptée à mon profile, où j'ai vu l'autre côté des stages: les jeunes qui cherchent des contrats de professionalisation (= vrai contrat de travail mais avec une formation en école en même temps, de l'alternance intelligente) à qui on répond "ah non, désolée , on ne prend que des stagiaires"; la recherche d'un stage d'une semaine (eh oui, encore: et le pire c'est que j'ai encore réussi à bosser gratos mais je me console en me disant que c'était pour le public... en tant que sale gauchiss, je préfère toujours bosser pour l'Etat que pour des intérêts privés, surtout quand c'est pas les miens);  je disais donc la recherche d'un stage d'une semaine où le premier gars que j'appelle en profite immédiatement pour dire "ah, tiens, et ça pourrait pas être trois mois votre stage gratuit?"; le directeur qui a l'air de penser que peut-être un jour il m'embaucherait si seulement je maîtrisais ce logiciel de CAO que je connais pas parce que -pas de bol- on avait l'autre à l'école d'ingé, et dont le chef technique n'a même pas daigné me prendre une semaine ; "et pourtant, d'habitude, il est toujours demandeur de main d'oeuvre!" . Ok. Compris.
Tiens, d'ailleurs, je sais plus trop bien si c'est du blog, que j'en ai marre, ou de tout, en fait....
On ajoute à ça le message super sympa que je reçois sur mon mail "intello du dessous", qui s'adresse à moi au masculin (en fait, j'avais pas tiqué) , et où, après réponse et signature "Séverine", je reçois des excuses pour la méprise avec du "chérie" et du "quand on sera mariés". Ok, je suis une chieuse hystérique, mais merde quoi, faites une effort...

Ah oui, tiens, en parlant de ça, j'ai oublié de dire que pendant ce super stage de recherche d'emploi, une fille de 17 ans s'est vue proposer un super job dans une boîte de ... location de videos porno, et tout ça sur les conseils avisés du directeur de la formation. Trop classe....

Elle est pas belle, la vie?

Grompf

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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 16:04
Avec Génération Précaire, on s'était un peu fait notre "Stagiaire Pride". Ca m'a remonté le moral quelque temps. C'est comme si je découvrais qu'il n'y avait pas que les nuls qui n'arrivaient pas à trouver des stages payés décemment et qu'il y  avait même une sélection drastique pour faire des stages gratos dans la fonction publique!
Mais ça m'a pas regonflé le moral pour longtemps....

Chevillette me disait qu'il faudrait faire une RMIste Pride. J'ai bien quelques petites idées... Déjà on pourrait dire qu'un-e RMIste, et même un-e RMIste qui ne cherche pas de boulot,  ben c'est  le top pour ne pas émettre de gaz à effet de serre.

  • On n'effectue pas de déplacements intempestifs
  • Comme on n'a pas trop de quoi payer son chauffage on passe nos journées dans la bibliothèque municipale ou  au bistrot - en tout cas des lieux qui seront de toute façon déjà chauffés- pour pouvoir laisser le chauffage au minimum chez soi
  • On ne part pas en vacances au bout du monde!
Les SDF font même mieux en terme d'empreinte écologique. De toute façon, y a rien de pire pour le climat que ces gens en maison individuelle qui partent bosser tous les jours en bagnole et qui consomment à tour de bras! Ils font rien qu'à obliger des travailleurs pauvres à entretenir les routes, tenir les caisses des magasins où ils consomment et remplir leurs réservoirs; le pire c'est que ces travailleurs pauvres, ils sont aussi obligés de venir en voiture tous les jours parce qu'ils ont pas de quoi payer un logement à côté de leur boulot et que là où ils ont trouvé,  les transports en commun n'existent pas. Et bien sûr comme ils sont pauvres, ils ont des vieilles caisses toutes pourries qui polluent un max. (remarque: les riches ont des 4x4 qui polluent un max aussi , alors....)
Je trouve qu'on devrait dire un grand merci à tous les RMIstes et SDF pour le mal qu'ils ne font pas à la planète :p

Bon tout ça pour dire que je ne suis pas , mais pas du tout en bon terme avec moi-même (je dois me traiter de bonne à rien au moins une fois par jour) mais que je culpabilise plus trop pour le RMI...
Promis, le jour où Nicolas me le supprime je ferai caissière et je me léverai tôt tous les jours.
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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 10:03

Voilà ce que j'ai osé écrire au début de mon pseudo travail de fin d'études. Bizarrement, ça n'a pas soulevé une masse de commentaires du côté de mes profs.. L'ont-ils même lu? Est-ce que c'est si banal que ça? Aucune idée... Pas vraiment envie d'aller faire un sondage, surtout que ça remonte à loin maintenant...

C’est écoeurée, et somme toute extrêmement déçue, que je termine mes études par ce mastère spécialisé. Elève brillante jusqu’à 19 ans, je n’aurais jamais imaginé me retrouver à 28 ans chômeuse, endettée et sabotant sciemment le diplôme qui est sensé couronner mes études supérieures. Si la conjoncture a bien sûr été morose, si mon entourage familial n’a pas été des plus propices, je ne peux cependant me résoudre à accuser la mauvaise fortune ou à considérer que tout cela n’est dû qu’à mon tempérament pessimiste. Après tout, jusqu’à 18 ans j’ai résisté à des pressions bien plus fortes que lors de mes études supérieures, et j’avais toujours gardé foi en mes capacités.

Il faut se rendre à l’évidence ; ce qui m’a fait chuter, c’est de n’avoir pas trouvé un sens à ce que j’ai fait après mon bac. Pire, on peut dire que mes études m’ont dégoûtée du travail bien fait et ont fini de me convaincre que, les efforts n’étant presque jamais récompensés à leur juste valeur, il était inutile voire nuisible de trop se consacrer à l’étude. C’est ce qui m’amène à présenter pour mon travail de fin d’études un travail bâclé, sur lequel j’ai changé mille fois de sujet, pour finalement me concentrer sur le seul sujet dont l’exposé pourrait être utile aux gens qui m’entendent : les études supérieures.


Mensonge originel ? A quoi servent les études supérieures ?

Ma déception trouve sans doute sa source dans une sorte de mensonge originel des Grandes Ecoles, qui est qu’après avoir franchi les difficiles étapes de la sélection, un travail intéressant et bien payé est à la clé. C’est dans cet espoir que tous les élèves entrent en Grande Ecole, qu’il s’agisse d’école d’ingénieurs ou d’école de commerce. C’est aussi dans cette optique que j’avais décidé d’intégrer une école d’ingénieurs, tout comme la difficulté de trouver un emploi m’a finalement amenée à reconduire les mêmes espoirs dans l’école de commerce où je suis aujourd’hui. Si mon unique but avait été de me cultiver et de passer quelques années à réfléchir sur la vie avant de m’y lancer corps et âme, nul doute que j’aurais choisi la philosophie ou les sciences politiques. Mais ayant grandi avec le spectre du chômage, et ayant vu ma sœur sortir sans aucun espoir d’embauche de sa faculté de lettres modernes, j’avais choisi -pour poser le moins de problèmes possibles à une famille déjà éprouvée- de faire une Grande Ecole, ce qui devait m’assurer un avenir confortable. Ou au moins un avenir...


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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 16:57
C'est drôle comme beaucoup ont pris l'article précédent au pied de la lettre.

C'est bien le problème. Entre quelqu'un de tout aussi approximatif que moi mais incapable de l'avouer et moi, on préfèrera embaucher celui qui ne se l'avoue pas.
Dans mon cas, pour répondre à fake, ce n'est pas "Génération approximative", mais "Génération qui s'auto-flagelle".
Et là où Eric voit des profs trop coulants, il y avait en fait des profs hyper exigeants (en première et terminale, j'ai été dans une classe dont les élèves avaient été sélectionnés pour tous aller en prépa, 14 de moyenne en maths exigé en seconde, présentation au concours général etc...) J'ai commencé à être complètement approximative le jour où je me suis retrouvée en école d'ingénieurs, entourée de gens chez qui ça faisait cool d'être bon sans en ficher une. Sauf que ça revient à dire que ceux qui bossent sont des imbéciles qui rament pour arriver au niveau des cadors. Je pouvais m'en sortir sans trop en faire comme tout le monde, et d'ailleurs c'était obligatoire de ne surtout pas approfondir les sujets, vu que le surmenage et le zapping entre des dizaines de matières était de mise. Vouloir ne pas être approximatif, c'était couler à coup sûr.
Un grand exemple d'approximation que j'ai trouvé, ça n'était pas chez quelqu'un de ma génération, mais chez M.Strauss Kahn, dont les conseillers avaient bombardé de coups de fil les gens de Génération Précaire (dont moi); il fallait absolument qu'il nous rencontre. Au final, ceux qui l'ont rencontrés se sont retrouvés face à quelqu'un qui n'avait absolument pas creusé le sujet, je dirais même qui n'avait même pas lu nos communiqués de presse. Idem pour de Villepin, qui a fait passer un minsucule bout de loi et croyait avoir résolu le problème.
De notre côté , il y avait eu toute une réflexion sur les moyens de verrouiller les stages pour qu'ils ne puissent pas être utilisés en substitution à des emplois , et en face, des gens qui ne voient qu'une face du problème et pensent que prendre un seul aspect en compte suffira. A moins que ce soit une réelle volonté de ne pas résoudre le problème, on ne peut que se dire qu'on a affaire à des gens très approximatifs qui ne voient pas l'ensemble d'un problème et se contentent de capter des bribes (tous n'ont retenu que le problème de rémunération, quand nous expliquions que le nombre de stagiaires par entreprise devait obligatoirement être limité, et que la limitation de la durée du stage devait s'accompagner d'un délai de carence pour qu'un enchaînement de stages ne remplacent pas un poste sur la durée... ). Tous se contentent de dire qu'il n'y a aucun problème tant qu'un stage est bien inscrit dans un parcours pédagogique, alors que la plupart du temps c'est le stage qui fait la valeur du diplome, non parce qu'il aura permis un apprentissage pratique en rapport avec l'apprentissage théorique de la formation mais seulement parce qu'il sera vu comme une véritable "expérience en entreprise", c'est à dire une mise en situation à des vrais postes. Et qui dit vrai poste dit travail non payé à sa juste valeur.

M. de Villepin ou M.Strauss Kahn n'avoueront pas être approximatifs , et pourtant ils l'ont été tous les deux dans leurs relations avec Génération Précaire. Et ce ne sont que des exemples.
Pendant mon stage, j'ai mis à jour des comportements plus qu'approximatifs (déchets appartenant à l'entreprise pris en charge par les sous traitants, même pas par volonté de se débarasser de la responsabilité des déchets, mais simplement par ignorance des lois en vigueur ou flemme d'appliquer les procédures légales).  Alors, même si je comprends que mon texte amène à dire  "comment voulez vous avoir envie d'embaucher des gens comme ça?"  je sais grâce à mon expérience de stagiaire que je suis juste un peu plus lucide sur mes manquements.
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18 août 2006 5 18 /08 /août /2006 13:13
J'ai reçu un mail d'un lecteur de mon blog, il y a déjà un moment, qui se demandait si il était un intello, et qui me posait la question , étant donné que je me définissais sur ce blog comme une intello (du dessous). J'ai été bien en peine de répondre...et d'ailleurs je n'ai pas répondu, qu'est-ce que j'aurais bien pu lui dire?  Même stupéfaction lorsque Mona Chollet me demande si elle peut me poser quelques questions pour son article sur les intellos précaires...heu... c'est une blague? Bon je n'ai trop rien dit, je me suis dit "allons la voir; elle verra bien que je n'ai rien d'une vraie intello, même si je suis de la Génération Précaire, et le malentendu sera vite dissipé. Bam! Une phrase de mon blog en intro de l'article... heeeuuuu?
Pourtant, je croyais que ça se voyait bien que le titre de mon blog, que ce pseudo, était une forme d'avertissement. Je me la joue intello à dire ce que je pense du monde qui m'entoure, et à l'écrire en plus, mais ne prenez pas tout ça au sérieux, je suis juste une intello du dessous! C'est pas parce que je réfléchis que j'en sors des "Idées" avec un grand i, et ce n'est pas parce que j'écris que ce que j'écris mérite d'être écrit.. D'ailleurs, "intello", c'est bien pour ne pas confondre avec "intellectuel" . Ce n'est pas un diminutif qui sert à dire plus rapidement un mot en lui gardant le même sens. Non, un  "intello" c'est un diminutif, comme un modèle réduit d'intellectuel;  en diminuant le mot on diminue aussi la portée des pensées et écrits de l'"intello" qui n'a pas réussi à terminer sa mutation en "intellectuel".  En tout cas, je crois que c'est comme ça que je vois les choses. Alors , imaginez une intello du dessous, ce que ça veut dire!!! 

Qu'est-ce qui fait de moi une intello??
-les lunettes!
C'est une évidence, un intello a des lunettes! En école primaire c'était la tarte à la crème. Et même à la télé, Bernard Rapp qui pique les lunettes de Bernard Pivot pour pouvoir interviewer des écrivains, c'est quand même un symbole fort!! (lol) Bah, c'est peut-être pas si idiot que ça! Rien de tel qu'un strabisme, une myopie ou un astygmatisme pour s'abstraire de la réalité et réfléchir. On enlève ses lunette et le monde extérieur se perd dans une brume qui lui enlève tout pouvoir sur notre cerveau. On se retrouve seul avec soi-même... et fatalement on réfléchit. Impossible de réfléchir sans s'abstraire du monde réel, même si on s'en est nourri. Les lunettes, ça facilite le processus !
-les résultats aux tests de QI
Bon en fait, je n'ai jamais réellement fait un test de QI, mais les tests pour rentrer en mastère y ressemblaient, il faut avouer qu'à l'école j'avais tendance  à comprendre un chouia plus vite que le reste de ma classe (hormis les autres "intellos").
-je lis plus d'un livre par an
Allez savoir pourquoi, un intello ça lit des livres. Pourquoi ça ne va pas plutôt poser des questions aux gens? Je ne sais pas. A croire que ça s'impatiente devant les longueurs des "attends que je me souvienne...". Ou que ça veut éviter de perdre du temps en politesses. Ou bien ça ne veut pas empêcher les "intellectuels" (ceux qui écrivent les livres) de travailler en allant les bombarder de questions. Ca m'amène à un autre trait de caractère.

Mais bon, venons en plutôt à ce qui fait que je ne suis qu'une intello du dessous.
-je n'en fais jamais de fiches ou de résumés (sauf entre 14 et 17 ans, quand c'était un exercice imposé par les profs de français). Si vous remarquez bien sur ce site, pour Facteur 4 j'ai piqué le résumé d'un autre bloggeur, pour le livre de Patrick Viveret je me suis contenté de dire "ça fait du bien de le lire, lisez le", pour les oeuvres de Simone Weil je n'ai parlé que d'un petit bout qui m'avait touchée.
-je ne finis jamais mes livres.
Tous les livres que je cite ont un point commun, je ne les ai pas finis! (même "Facteur 4" sur lequel je devais faire une fiche pour mon mastère, nous avions séparé le travail en deux avec ma condisciple (cette manie de faire faire du travail en équipe, même sur des fiches de lecture!) et c'est elle qui s'occupait de la deuxième partie; conclusion, j'ai lu la fin en diagonale!
- je n'ai pas de réflexion aboutie
Du coup, quand j'écris "Merci aux 68ards", je me rends compte une semaine après que j'ai confondu "68ards" avec "baby-bommers", que "68ards" ça ramène uniquement à la France alors que moi je mettais tous les hippies, même américains dans le même sac. Bref, c'est flou, c'est mal ficelé, c'est "jeté sur le papier" sans aucune structuration.
-je ne relis jamais ce que j'écris, sauf pour corriger les fautes d'orthographe, mais certainement pas pour "retravailler"... Mince, je ne suis peut-être qu'une intello feignante???
-jamais de la vie je n'irai vous chercher une citation ou un livre pour étayer mes dires! Vous n'avez qu'à les chercher vous-mêmes, ou me dire si ça vous fait penser à quelque chose. C'est pour ça que je suis très contente qu'on poste des citations à la suite de mes blablas sur ce blog. Il y a des gens qui font ça bien, qui les retiennent, et qui aiment à les faire vivre en les redisant à d'autres. Ils m'aident à ne pas tourner à vide et c'est parfait , mais moi...
-je hais devoir écrire des textes longs et construits. C'est pour ça que la thèse professionnelle de mon mastère n'est jamais venue. Ca me demandait trop de sacrifices en comparaison de la satisfaction que j'en aurais tiré. Alors que ça ne fait pas peur à un vrai intello...

Voilà, un petit texte en formes d'excuses pour ceux qui avaient cru tomber sur un blog d'intellectuel, en forme d'autodépréciation peut-être, ou en forme d'aveu de paresse qualifiée pour être une vraie intellectuelle. Comme d'habitude je ne relis pas, je vous fais confiance pour remettre tout ça dans l'ordre  :-p .
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22 juillet 2006 6 22 /07 /juillet /2006 08:34

Je commence à peine à remettre mon père à sa place de simple humain.

C'est difficile quand on a un père gentil, plutôt pas mal (même ma copine de lycée trouvait qu'il avait la classe , mais je crois que c'est le costume cravatte qui lui plaisait surtout :) )

Mon père , il est ingénieur, il est intelligent, il est gentil, il a un vrai rire qui me mettait de bonne humeur le dimanche matin quand je l'entendais dans la salle de bain à côté de ma chambre, il est attentif, compréhensif, tout ça, tout ça...

Linda Lemay, "Le plus fort, c'est mon père"


 La seule différence, c'est que mon copain actuel, je lui demande pas d'être père et mari, je lui demande pas de promettre. Il aime de tout son coeur, il est là dans les bons et les mauvais moments. C'est ça le plus important... Et c'est peut-être pour ça que j'ai un peu laissé mon père tranquille (et puis je le laisse d'autant plus tranquille que plus ça va, plus je sens qu'il souhaite de tout son coeur que je trouve un boulot stable, et qu'il serait prêt à me pistonner dans une filiale du Tadjikistan, si c'était le seul poste disponible dans sa boîte... j'ai rien de particulier contre le Tadjikistan, mais bon.. :P )

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12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 18:03
On nous a beaucoup demandé, à Génération Précaire, si nous nous étions appelés "Génération" en opposition avec la génération d'avant (sous entendu celle qui a entre 50 et 60 ans aujourd'hui, voire un peu plus, et qui semble impossible à déloger des postes de pouvoir aujourd'hui). Je ne peux pas répondre personnellement, n'ayant pas été à l'origine du nom du collectif, mais je sais que très souvent on n'osait pas la confrontation frontale, non notre combat ne visait pas à attaquer la génération de nos parents, puisqu'ils étaient eux-mêmes victimes indirectement du problème des stages... forcés de continuer à entretenir des "plus si jeunes" à qui ils avaient déjà payé de longues études en comparaison avec ce que leurs parents avaient fait pour eux. Nous avions même des mails de cinquantenaires confrontés à des propositions de stages de réinsertion, alors qu'ils avaient les compétences et l'expérience, ou simplement confrontés à la concurrence de jeunes stagiaires forcément ultra compétitifs en comparaison avec un salarié (une simple question de coût salarial, rien de plus).
Quand un stagiaire est pris en remplacement lors d'un congé maternité (ce qui est illégal mais arrive quand même) , c'est un interimaire qui loupe un poste. Quand des stagiaires abattent le travail de standardiste-secrétaire-assistant-documentaliste , c'est autant de secrétaires, standardistes, assistants qu'on ne pense même  pas à embaucher.
Nos revendications s'arrêtaient là, il n'était pas question de se mettre en guerre contre la génération précédente.
De toute façon, ç'aurait été suicidaire, c'est soit elle qui nous embauche, soit elle qui décide de la politique du pays (merci les députés considérés comme des bambins à 45 ans) , soit elle qui nous subventionne quand on peine à s'insérer (merci papa maman, tonton tata etcetera).

Moi, je voudrais quand même dire merci aux soixante-huitards qui nous ont mis dans la tête des belles idées. Les belles idées ça remplit pas l'estomac mais ça coûte pas cher. Ils ont eu la chance de pouvoir vivre avec des belles idées et de continuer à les dire même sans les appliquer. Ils ont eu la chance de pouvoir traiter de bourgeois des gens à peine plus riches qu'eux et nous inculquer le mépris de l'argent, parce qu'ils avaient la possibilité d'avoir en même temps l'argent et les belles idées.
Alors je les remercie parce que le RMI existe encore,qu'il peut être bien utile et qu'il donne une belle image de solidarité (même si on ne vit pas super bien avec le RMI, on est bien d'accord, c'est quand même une façon de ne pas laisser les gens complètement dans la mouise) , je remercie mes parents de continuer à me soutenir malgré mon incapacité chronique à rentrer dans ce putain de monde du travail, je les remercie d'être fiers de voir qu'on se bouge pour réveiller nos politiques....

Et pour ceux qui verraient de l'ironie dans mes propos, je m'en excuse... (ou pas)

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Aujourd'hui j'ai vu ça sur le forum de Génération Précaire, ça m'a fait un bien fou (là l'ironie est bien  là ):

"Tu te crois au pays des bisounours ou quoi toi ? tu crois peut être qu’il y a des démocraties participatives dans le monde ? Mais tu revasses ou quoi le pouvoir appartient à 2% de privilégiés les autres ont la parole mais personne ne les écoute. T’es pas contente et bah descends dans la rue pète 4 bijouteries et mets le feu à 20 bagnoles là on t’écoutera car tu AGIRAS.Arrete d’accuser les autres et ne t’en prends qu’à toi chacun a ce qu’il mérite. 25 ans et déja frustrée ca promet, putain mais bats toi ca sert à rien de blablater sur le net."
(je précise que ça ne m'était pas destiné, mais ça aurait pu :) )

Voilà l'idéologie pour les prochaines années, préparez vous, ça va pas être la fête...
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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 10:15
Je voudrais juste dire un grand merci à ceux qui m'ont écrit ou ont laissé un commentaire après avoir lu ce blog.

Je ne réponds pas souvent , et peu...

J'ai peur des jugements; j'avais ouvert ce blog pour me lâcher , pour pouvoir enfin me permettre de dire ce que je pensais de la société qui m'entoure.

Et maintenant que je vois qu'on me lit, que je vois le nombre de visites augmenter, je retrouve cette trouille du jugement des autres qui me rend les entretiens d'embauche si difficiles et souvent infructueux.

Le fait que Mona Chollet se soit intéressée à moi et m'ait cité dans le Monde Diplomatique a bien sûr beaucoup joué, mais j'oscille toujours entre l'envie de rester bien à l'abri des confrontations et le sentiment que je dois dire tout haut ce que d'autres vivent tout bas. Depuis un mois, c'est la peur qui reprend le dessus. J'attends doucement que le buzz médiatique soit effacé. Je ne pouvais pas manquer l'occasion de rencontrer Mona Chollet, surtout que j'y ai gagné de pouvoir lire ce livre tellement sensé et humain qu'est "la tyrannie de la réalité". Mais suis-je capable d'accepter que des lecteurs du Monde Diplomatique lisent mes minables écrits?

Il y a des commentaires sur Génération Précaire qui m'ont fait mal(pas directement sur ce blog); nous serions dans la lamentation, ça ne serait pas très constructif. C'est vrai qu'on se permet de dire que non, le stage n'est pas le tremplin pour l'emploi qu'on essaye de nous vendre . Que c'est parfois simplement l'apprentissage de l'ambiance pourrie qu'on peut trouver en entreprise, l'apprentissage de l'humiliation au quotidien, et que même quand on est dans une ambiance correcte, il reste l'humiliation de faire "tout comme si on était salarié" mais sans en avoir le statut. Nous ne serions que des mendiants de formation, des petits jeunes prétentieux qui s'imaginent être utiles alors que c'est bien connu, les jeunes ne savent rien faire et c'est un cadeau que l'entreprise leur fait de les prendre en stage. Vouloir faire partie du personnel pendant son stage, mais quelle abherration! Vouloir être rémunéré ne serait-ce que pour le temps de présence qu'on nous impose dans cette entreprise, quelle ineptie!
La plupart des "bien installés" que j'ai vus me regardent avec des yeux ronds quand je parle de ce mouvement.On me rappelle toujours que "quand même, tous les stages ne se passent pas mal".
Quand je dis que j'ai beaucoup appris sur l'entreprise pendant mes stages, on se gargarise "ah, elle reconnaît que les stages sont utiles". Après, on ne me demande pas ce que j'y ai appris.
J'y ai appris à détester les gens qui me méprisaient, j'y ai appris le machisme rampant, j'y ai appris le règne de l'apparence, j'y ai appris que ceux qui étaient promus étaient ceux qui déjeunaient tous les jours avec le chef de service, voire pratiquaient le même sport que lui. J'y ai appris que j'étais bien différente de ceux qui réussissent et que je n'avais pas envie de devenir comme eux.
J'y ai appris qu'on brosse toujours dans le sens du poil pour faire passer une mauvaise nouvelle; "vous êtes très compétente mais nous n'avons pas de recrutement de prévu". "J'aurais bien aimé te garder mais la DRH est formelle, il est impossible d'augmenter le personnel maintenant". Et les fausses bonnes raisons pour dire que non je ne correspond pas vraiment à ce qu'ils recherchent; soi-disant j'ai trop navigué dans les hautes sphères d'HEC (allons-y lachons le nom) pour m'intéresser à ce qu'ils font, ils le sentent bien et préfèrent m'éviter cette déconvenue; ils ont préféré quelqu'un qui était plus du genre à mettre les mains dans le cambouis (et mon stage ouvrier, vous l'oubliez? Et mon stage dans la sidérurgie? Ou alors vous voulez dire qu'une fille ça fait tâche dans le cambouis? Ou alors vous voulez dire que j'ai pas assez l'air d'aimer les blagues cochonnes et les petites magouilles pour m'intégrer à vos équipes?). On finit par imaginer tout et n'importe quoi face à toutes les raisons que les gens invoquent  pour dire non à une candidature (quand on a l'occasion d'avoir une réponse, ce qui est rarement le cas).

J'y ai aussi appris qu'on pouvait être intégré dans une équipe, être apprécié, reconnu pour ses compétences, et devoir partir pour des questions de budget, parce qu'on a le malheur de ne pas bosser sur ce qui rapporte immédiatement.

J'y ai appris que ce qui était important pour moi était souvent ce qui faisait perdre de l'argent à l'entreprise selon les comptabilités actuelles. Il y a bien des tentatives de parler de capital immatériel chez certains convaincus, mais leur voix est tellement faible. Et tant qu'on n'aura pas prouvé par A+B que le harcèlement moral n'améliore pas beaucoup la productivité,  qu'affirmer avec un air entendu que "l'entreprise n'a pas vocation  à être philanthrope" peut démotiver les foules et être contre-productif à long terme. Tant qu'on n'aura pas chiffré en dollars ou en euros la sensation d'être en accord avec ses valeurs et l'aisance à être efficace dans ces conditions, je ne serai qu'une jeune bobo qui voudrait vivre au pays des merveilles et qui refuse de se plier aux règles du marché, qui refuse de se vendre ou qui le fait mal parce qu'elle déteste l'idée même qu'on ait pu inventer cette expression et qu'elle soit passée dans le langage courant. Avant on faisait de la traite d'esclaves, maintenant on demande aux esclaves de se vendre eux-mêmes. C'est le sentiment que ça donne. Je m'en excuse auprès de tous ceux qui trouveront que "ah ben oui, avec des idées pareilles, pas étonnant qu'elle ne trouve pas de boulot".

J'ai fait une école di'ngénieurs à prépa intégrée. Etant donné qu'on s'y soucie beaucoup de faire des gens qui se placent bien sur le "marché" du travail, ça fait depuis mes 18 ans qu'on me parle d'apprendre à me vendre. Et curieusement c'est avant mes 18 ans que j'avais le plus de facilité à travailler et à donner le meilleur de moi. C'est d'avant que je tiens mon surnom d'intello , c'est avant qu'on me disait douée en tout.

Je n'ai pas fait ces études par goût, je les ai faites justement après avoir écouté ces gens qui nous disent aujourd'hui qu'on ne peut pas se plaindre des abus de stage, qu'ils ont lieu surtout dans la culture et le journalisme et que les jeunes n'ont qu'à se former à des métiers où on recrute encore. Le résultat n'est pas brillant pour moi d'un strict point de vue professionnel.
Quand j'ai ensuite fait un mastère en développement durable, c'était dans l'espoir de réconcilier mes valeurs et le marché; j'ai échoué. Le marché est ce qu'il est, et j'ai encore plus l'impression de ne pas être soluble dedans. Vouloir faire du développement durable en entreprise, c'est nager à contre courant à longueur d'année ou bien c'est faire du marketing sur le développement durable en évitant soigneusement de poser les questions cruciales sur les activités de l'entreprise.
Alors quand on n'arrive même pas à rentrer dans ces fameuses entreprises, que fait-on?

On écrit, on se "lamente" sur le sort de notre planète et sur le sort des jeunes et on essaye encore et encore de faire comprendre à ceux qui ont peut-être le pouvoir de changer les choses qu'ils se cachent derrière leur petit doigt. Et on rage ensuite de n'être qu'une jeune femme si peu crédible, si peu audible. Quand on ne se dit pas qu'on est bien prétentieuse d'avoir cru qu'on avait quelque chose à dire.

Ce dernier mois, je me trouvais bien prétentieuse d'avoir cru que j'avais quelque chose à dire, alors j'ai essayé de laisser couler doucement mon blog. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de revenir voir des commentaires, alors vogue la galère...
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13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 12:02

Bon je ne peux pas laisser ce gros message de désespoir en plein milieu de mon blog comme ça...
Hier j'ai craqué j'ai chialé tout ce que je pouvais contre ce connard de psy qui m'a fait sa petite leçon de morale à deux balles sur le thème "Mais il n'y a vraiment pas une entreprise dans laquelle vous rêveriez de bosser? Elles ne sont quand même pas toutes pourries... C'est bien d'être idéaliste, la vie serait triste sans idéalistes, mais il faut aussi faire avec les réalités qui vous entourent, il y a bien un compromis possible". Jusqu'ici que du banal...
Là où j'ai eu envie de le tuer c'est quand il est parti en live sur la France, pays d'assistés, pays bloqué où rien n'est possible, que l'an prochain il sortait du système de la Sécurité Sociale parce qu' "ils le font trop chier". Et de se lancer sur l'attitude passive des gens qu'il a dans son cabinet, et "vous vous rendez compte, y en a qui repartent en disant "ah, je dois vous payer?" ils se rendent même pas compte que c'est aussi une activité commerciale etc etc"
Mais qu'est-ce que j'en ai à fouttre de son mépris pour ses patients, sérieusement? Pourquoi me raconter ça à moi? Et de me demander si j'ai jamais pensé à créer mon entreprise à Londres...
Mais je vous emmerde, je me suis déjà déracinée un millier de fois en espérant que ça serait utile pour ma carrière même pas commencée, il peut comprendre que j'ai pas envie de lâcher les relations que je me suis faites ici pour un hypothétique succès entreprenarial dans le merveilleux monde des hamburgers à 15 euro et des loyer encore moins payables qu'à Paris? 

Enfin bref, je m'épate toujours de ma capacité à me laisser détruire le moral par des donneurs de leçons dont je sais très bien qu'ils ne font même pas l'effort de comprendre ma situation avant de balancer leur bonne parole...

Tout ça pour dire que ce matin, le soleil s'est levé quand même, que ce crétin a perdu une cliente, ou plutôt patiente (très patiente même) et que c'est tant pis pour son business plan, qu'hier soir au retour de mon copain on s'est fait une vraie bonne petite bouffe (j'avais rien avalé de la journée) en rigolant et que ce soir je vais manger chez ma soeur que j'adore et que je vois jamais parce qu'elle fait la triple journée de toute mère de famille qui se respecte... et que ça ça me remet du baume au coeur...

Tout à l'heure on va amener notre livre à ce cher Premier Ministre (ou à un de ses sbires qui voudra bien nous recevoir) accompagné de notre pétition. Bon comme d'hab je ne serai pas "in" the cabinet mais dehors à faire l'horloge... Que de temps perdu en stage... Que de temps perdu pour avoir voulu faire passer une loi trop vite... Que de temps perdu avant de lancer une vraie discussion à l'Assemblée sur les stages... Rémunération pour les stages de plus trois mois; en attendant on dit à son estomac de se taire... Dans mon école, j'ai eu deux stages obligatoires dans des périodes ne dépassant pas deux et trois mois car le programme d'école d'ingénieur ne laisse pas plus de temps entre deux années scolaires. S'il est autorisé de ne pas indemniser ces stages (ce qui souvent se transforme dans la tête des gens qui nous prennent en "il ne faut pas rémunérer les stages de moins de trois mois" ) eh bien on pourra dans cette école bosser tout l'été en entreprise sans mettre un sou de côté pour l'année scolaire suivante.... Bonjour l'égalité des chances. Enfin heureusement elle se fait par le bas, l'égalité des chances, puisque même si on a plus de chances de trouver du boulot avec un diplome d'ingénieur, il arrive qu'on n'en trouve quand même pas; on est alors à égalité avec ceux qui ont fait la fac faute de moyens!
Et pendant ce temps notre jeunesse passe.... tic tac tic tac tic tac....

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 18:39

Pourquoi est-ce que des ratés comme nous s'acharnent à rester en vie?
Pourquoi il n'y a plus de sélection naturelle?
Saleté de progrès, saleté de civilisation; avec mon manque d'instinct de survie, je devrais déjà être six pieds sous terre. Avec mon manque d'envie de faire avec la réalité telle qu'elle est, de suivre les règles telles qu'elles sont, si la sélection naturelle existait je ne serais déjà plus, et la question ne se poserait plus.
Mais pourquoi diable des gens s'acharnent-ils à me maintenir en vie?
D'un côté on me blame d'être idéaliste, de l'autre on me dit qu'on a besoin d'idéalistes, sinon la vie serait trop moche... Et la souffrance que je ressens, alors, on s'en fout? Je dois rester en vie juste pour faire plaisir à quelques personnes qui ont besoin de leur petite dose d'idéalisme tout en nageant comme des poissons dans l'eau dans un monde qui me révulse?
Il vaudrait mieux tuer tout idéalisme, ça serait le seul moyen de survivre, mais je peux pas m'y résigner. Je continue de souffrir connement... passivement comme dirait ce connard de psychiatre.
Mais pourquoi je me retrouve toujours en face de gens aussi cons?

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