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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 18:33
Cet article qui parle des jeunes japonais qui commencent à se rebeller me parle étrangement. 
Guillaume, qui me l'a envoyé par mail, mettait en introduction: "Mêmes causes, mêmes effets: la Terre est ronde". Je ne dirais pas mieux.
Courrier International:

Dossier / japon : La jeunesse se rebelle

Les premières bourrasques de la colère

Excédés par leurs conditions de vie déplorables, de nombreux jeunes ont décidé de ne plus se laisser faire. Ils défilent en faisant du bruit mais sans violence.

En janvier 2007, un garçon de 20 ans a été arrêté pour n'avoir pas payé ses consommations dans un café manga [lieu ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, où les clients peuvent venir lire des mangas et surfer sur Internet], où il avait passé trois jours. Il avait en tout et pour tout 15 yens [10 centimes d'euro] en poche. Il était entré dans l'établissement pour se protéger du froid et n'avait mangé en trois jours qu'un plat du jour et une assiette de frites. L'employé d'un autre café manga m'a raconté qu'une fois un client était resté une semaine et que, pendant ce temps, il n'avait rien consommé en dehors de quelques boissons. Craignant qu'il ne meure de faim, l'employé avait prévenu la police pour qu'il soit placé sous la protection des autorités. Dans un Japon censé connaître la plus longue période de prospérité depuis la dernière guerre, comment expliquer ce genre de situation ? Cette réalité nous fait comprendre que, pour de nombreux jeunes, ce pays est devenu un champ de bataille, où ceux-ci essaient tant bien que mal de survivre dans la misère et la précarité.
La longue période de récession a détruit le fondement même du travail. Au cours de la dernière décennie, de nombreux jeunes, qui n'ont pas trouvé d'emploi stable, sont devenus freeters [néologisme forgé à partir de l'anglais free et de l'allemand Arbeiter, désignant une personne vivant de petits boulots], étiquette dont ils ont le plus grand mal à se défaire. Il faut savoir que seulement 1,6 % des entreprises souhaitent recruter des freeters. Même ceux qui ont la chance de décrocher un emploi régulier se retrouvent dans des entreprises où l'on considère comme normal que le travail de dix personnes soit effectué par
seulement trois et où le nombre de morts par excès de travail [karoshi], suicides et troubles mentaux provoqués par le surmenage n'est pas près de diminuer. Quant à ceux qui, attirés par un salaire horaire de plus de 1 000 yens [6 euros], travaillent en tant qu'intérimaires dans l'industrie, il ne leur reste guère plus d'une centaine de milliers de yens une fois qu'ils ont payé leur loyer et leurs factures de chauffage ou d'électricité. Quel que soit leur statut - salarié régulier, intérimaire ou freeter -, les jeunes ne peuvent plus vivre en toute stabilité. Dans le même temps, ceux qui n'ont pas d'emploi, à
l'instar des NEET [Not in education, employment or training] ou des hikikomori [jeunes qui se replient sur eux-mêmes et vivent en reclus], se voient accablés de reproches. Pourtant, en les accusant d'être des enfants gâtés ou des fainéants, leurs aînés font preuve d'une grande ignorance à leur égard. Il est évident que, si la vie des jeunes est devenue aujourd'hui à ce point précaire, cela n'a rien à voir avec un problème psychologique personnel ou avec leur volonté, mais cela est dû au désir malsain des entreprises, qui veulent continuer à profiter d'une main-d'OEuvre jetable qui leur permet de rester compétitives à l'échelle internationale.

Travailler toujours plus pour vivre comme tout le monde

Toutefois, la colère de ces jeunes ne prend pas pour cible la société. Envoûtés par l'expression "Chacun est responsable de son sort" [à la mode depuis quelques années], ils reportent la faute sur eux-mêmes - et se punissent en s'automutilant, ou en mettant fin à leur vie. Depuis 2002, la première cause de décès des jeunes âgés de 20 à 39 ans est le suicide. N'est-ce pas la preuve que la société ne cesse de leur envoyer le message : "Bons à rien, disparaissez au plus vite" ? Dans ces conditions, comment ces jeunes peuvent-ils reprendre ce qui leur a été volé, le simple droit d'exister sans condition préalable ? Une
des réponses réside dans les activités du groupe Grande Fronde des pauvres, soutenu par un grand nombre de jeunes défavorisés de la capitale, qui tente tous les jours de multiples expériences dans le quartier de Koenji. "Aujourd'hui, la société est devenue folle. La rémunération des petits boulots ne cesse de baisser et, de ce fait, il faut travailler toujours plus pour vivre comme tout le monde. Comme il y a pénurie de travail, les entreprises en profitent pour nous exploiter toujours davantage. [...] En y réfléchissant bien, notre situation est absurde : les jours ouvrables, nous sommes exploités pour des salaires de misère et, les jours de congé, la société de consommation engloutit notre argent. Bref, nous, les bons à rien, ne sommes-nous pas condamnés à la paupérisation ? [...] Dans cette situation, il ne nous reste plus qu'à entreprendre la grande fronde des pauvres, à faire voler en éclats cette vie normale qui nous voit obéir à la société.
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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 14:24
"Ce que l'on appelle à tort  "production"  n'est qu'une transformation de ressources  qui nous viennent de la nature, de la vie en général, et de la vie intelligente en particulier. Mais plus l'avancée technique nous détache de l'obsession de la production matérielle, plus nous prenons conscience que la "magie" que constitue la création et la démultiplication de richesses n'est rien d'autre que la magie fondamentale de la vie et de l'intelligence. En revanche, si nos sociétés s'obstinent à confondre richesse et monnaie, à ne pas limiter la monnaie à l'un des nombreux moyens qu'ont les humains de faciliter leur échange, alors la vie elle-même et l'intelligence deviennent les enjeux d'une marchandisation généralisée. "

Patrick Viveret, "Reconsidérer la richesse", Editions de l'Aube, collection Aube poche essai p.176
"7. Propriété intellectuelle et brevetage du vivant"

J'ai vu il y a peu de temps un film qu'on a souvent dit mauvais, mais qui au moins met le doigt sur une marchandisation du vivant qui pourrait arriver un jour, allez savoir... "The Island" , ou comment des êtres humains (certains, pas tous) deviennent des "produits" à qui on nie toute conscience pour éviter de se poser un cas de conscience (justement)
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 12:13
Quand j'ai été voter au premier tour,  un des assesseurs a insisté lourdement pour que je revienne dépouiller les  bulletins le soir . Je me suis tournée vers mon père qui votait avec moi, tout content de dire "oui oui, je suis un bon citoyen" . Seulement l'assesseur, ça lui suffisait pas, il voulait la jeune aussi! Un peu contrainte et forcée, j'ai fini par dire "ok, je viendrai aussi"... Tant pis pour mon copain qui passera la soirée électorale tout seul devant sa télé; ça va être dur pour lui, dans son quartier de droite.

Et puis finalement, j'ai trouvé ça rigolo et je suis revenue en deuxième semaine, volontairement. Vous vous rendez compte, une diplomée flemmarde qui vit encore chez son papa, on la considère assez citoyenne et digne de confiance pour compter les bulletins de votes; quelque part, je trouve ça  génial. Personne, mais personne, de toute la soirée, ne m'a demandé ce que je faisais dans la vie ou quels diplomes j'avais eus. Après une campagne électorale où on nous a bien fait comprendre que la dignité, c'était le travail, et rien d'autre, je découvre une autre facette de la démocratie, la vraie, où  même un "parasite de la société qui ne cherche même plus de boulot " peut participer au décompte des voix de  ses concitoyens. Certains diront que pour trouver de la fierté à faire ça, il faut vraiment avoir un égo bien écorché, d'autres diront qu'une soirée de dépouillement c'est juste chiant, moi je n'y peux rien, j'ai depuis toute petite cette haute idée de la démocratie et du scrutin qui fait que je suis fière comme un pape quand je vais voter. (évidemment, j'imagine que papa_bon citoyen n'y est pas pour rien...).

Me voilà donc dimanche soir devant l'école maternelle, avec un bon paquet de mes concitoyens -bonne poire ou très concernés- à attendre que le bureau de vote ferme et qu'on appelle les scrutateurs. Certains potassent le mode d'emploi du bon scrutateur, d'autres discutent en habitués, d'autres dévisagent tout le monde d'un air étonné; "ah, ils habitent à côté de chez moi, tous ces gens là???"

Ma soeur appelle de Lorraine; je lui explique qu'on est dans une circonscription clé de Paris, qu'on n'arrête pas de parler de nous dans les journaux et que c'est le-très-médiatique-Arno-Klarsfeld qui se présente.
_Ah , y a des journalistes?
_Heu non, pas là maintenant, y a beaucoup de bureaux de vote quand même!
Déception au bout du fil. Pas grave, moi je sais que même dans mon bureau de vote , ce qui se joue est important.
Ca y est, on constitue les tables. Je suis la première de ma table. J'attends avec un peu de curiosité qui on va me coller comme collègues, je vois arriver trois jeunes hommes; à croire qu'ils cherchent à me caser! Il y en a un que je connais déjà; il était assesseur la semaine d'avant, excité comme une puce lors de l'annonce des résultats du bureau, et répétait comme s'il voulait en persuader tout le monde qu'elle allait passer au deuxième tour. PS ou pas, je sais donc déjà qu'il penche à gauche. Mais on essaye de rester neutres lors du dépouillement.
On passe cinq minutes à décider entre nous qui va noter, qui va ouvrir les enveloppes, qui va annoncer les noms écrits sur les bulletins. Pendant cinq autres minutes, on regarde les scrutateurs de l'autre bureau qui commencent à dépouiller sans que rien ne vienne de notre côté -ce qui met mon voisin d'en face dans un état de nervosité difficilement dissimulé. Mon voisin de gauche compare la situation à un club du troisième âge, regroupés par tables de quatre pour jouer au bridge; c'est vrai qu'aux tables voisines, les scrutateurs qui commencent à compter les enveloppes par paquet de dix ont un peu l'air de jouer aux cartes. Ca nous amuse deux secondes mais mon voisin d'en face revient vite au sujet qui le préoccupe : mais pourquoi on n'a toujours pas d'enveloppes? Y a peut-être un problème dans le compte des enveloppes et des personnes qui ont voté, la semaine dernière ils ont du recompter trois fois.....

On a décidé que j'énoncerais les noms des candidats et que je ferais les tas. Pourvu que je bute pas trop de fois sur "Klarsfeld"...la semaine dernière la dame qui lisait les bulletins accrochait une fois sur deux: "Karsfeld" , "Klarfled" "Karlfed" "Kalsfred". C'est sûr que Mazetier, ça a beau être plus long, c'est moins casse-gueule. Par chance, on n'avait eu aucun bulletin nul, juste un Klarsfeld en double. (j'en profite pour vous apprendre qu'on a le droit de mettre deux bulletins du même candidat, ça compte quand même; les scrutateurs déchirent le deuxième bulletin et gardent le premier).

Et hop, c'est parti. Au début, chaque candidat fait quasiment un bulletin sur deux. C'est serré, on dirait. Après j'ouvre un paquet de bulletins Mazetier à la suite. "Ils sont venus en troupeau", que je dis, ce qui fait sourire mes voisins de table. C'est vrai que c'est un peu chiant, alors on sourit d'un rien :)
La plupart des bulletins sont pliés en deux. Sauf quelques uns pliés en quatre, ce qui est relativement pénible pour celui qui déplie. Au premier, un bulletin Klarsfeld, je dis "y a des maniaques quand même!". Au 5e qui était encore un bulletin Klarsfeld, mon voisin d'en face et moi on se prend un fou rire. Les maniaques sont de droite, y a pas à tortiller! Nos deux collègues, trop concentrés à compter leurs bâtons, n'ont rien remarqué. Tant mieux, c'est plus facile de calmer un fou rire à deux qu'un fou rire à quatre.

On n'a pas encore fini notre première centaine que le bureau de vote d'à côté annonce ses résultats. Klarsfeld n'a que 5 voix d'avance sur Mazetier. Mon voisin d'en face a l'air content, les autres se demandent pourquoi. Soucieuse de transmettre le patrimoine culturel du quartier, j'explique à mes autres collègues qu'un vieux de la vieille qui était là la semaine dernière nous expliquait que le bureau d'à côté avait toujours été plus à droite que le nôtre. Au premier tour, Klarsfeld avait énormément d'avance chez eux, et donc 5 voix de plus au deuxième tour, c'est peu. Bon signe pour Mazetier. Mais retournons à nos moutons; c'est le cas de le dire. On a fini notre première centaine, vite, vite une autre enveloppe!! Entre temps, le voisin d'en face nous explique que pour être assesseur, il faut être dans un parti dont un candidat est présent à l'élection concernée. Bien sûr, il ne va pas nous dire dans quel parti il est, mais visiblement, un de ceux qui ont été éliminés. PC? Vert? Il a tellement l'air d'être pour Mazetier, ou plutôt contre Klarsfeld, que je ne pense qu'à des partis de gauche. J'apprendrai plus tard dans la soirée, lors de l'annonce des résultats, qu'il est du MoDem! Surprise!!! Un MoDem qui penche dangereusement à gauche quand même, non?? Ou juste un bisounours qu'on a bien caressé du côté gauche?

A l'annonce des résultats, plus de 100 voix d'avance pour Mazetier sur environ 900, mon collègue bayrouiste, mon père et moi décidons d'aller voir du côté de la mairie les résultats globaux. On entend une clameur en arrivant "On a gagné! ". Un monsieur dans l'escalier s'amuse "ben qui a gagné? Y en a forcément qui ont perdu, non?" Arrivés en haut de l'escalier, on se passe le mot: "Juppé est battu !!" C'est cool, tout le monde a l'air content. Y a que des gens de gauche ici? Ah! Bon! Je revois deux jeunes venus exprès la semaine dernière entendre les résultats du bureau de vote. "Vous étiez déjà venus pour les présidentielles?" "non, non, mais là, Klarsfeld nous sort vraiment par les trous de nez, on veut être sûrs qu'il soit battu!".

Bousculade, Sandrine Mazetier arrive vers l'escalier central;  caméras, photographes, micros, rebousculade... Au secours! Me voilà coincée entre la balustrade et elle, les caméras en plein en face. Mais je veux pas passer à la télé, moi!! Remouvement de foule, Sandrine veut aller vers la balustrade pour parler à la foule, ça pousse tellement dans tous les sens que je me dis "heureusement qu'elle est pas trop grande, elle serait passée par dessus!". "Sandrine, Sandrine!!" Ca crie de partout, ça sourit, ça applaudit. Au gré d'un mouvement de foule, on aperçoit l'écran qui diffuse la télé au fond d'une salle, et la projections de sièges à l'Assemblée. Waw, 4 députés du MoDem, mon collègue est ravi; waw, 4 députés Verts, je suis ravie! Et même des députés communistes, je rêve!

Mine de rien, ça fait chaud au coeur, j'en aurais presque oublié que Sarkozy était quand même président... J'aurais presque envie de m'installer dans ce quartier pour toute ma vie, quitte à vivre sous un pont quand mes parents auront déménagé! Ou ptetre même à me trouver un vrai boulot qui me permette de me payer un appart! Youpi, je vais rentrer à l'Assemblée avec Sandrine! Comment ça, je suis naïve? Comment ça, les lois de droite passeront quand même? Je m'en fous!! On a fait notre boulot, on est contents! Et on a de l'espoir tout plein!





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L'intello du dessous - dans Politique
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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 14:56
A lire, cet article dans le  Monde qui reprend le témoignage d'une vraie-fausse stagiaire.

35 heures  de présence, obejctifs de 100 notes par mois , pour  ... 875 euros tous les trois mois, sous forme de droit d'auteur, et donc sans cotisation à la retraite, au chomage, etc...


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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 15:06
Si vous conaissez mon parcours, et les déclarations des hommes au pouvoir en ce moment, vous comprendrez que je m'interroge sur ces notions de mérite et d'élitisme.

Avertissement: Je me suis lancée à relater tout ça pour mieux comprendre le sentiment d'échec vis à vis de mon mastère à HEC et de ma recherche d'emploi, échecs qui me pourrissent la vie et me donnent parfois envie de me traiter de moins que rien. L'élitisme c'est ça; beaucoup d'attentes de la part de gens qui vous utilisent plus ou moins, beaucoup de sentiment de devoir réussir pour ne pas gâcher ce que d'autres ont considéré comme des talent, et peu de choix... à moins d'avoir un caractère extrêmement bien trempé, caractère que je n'ai jamais eu, ou en tout cas pas au bon moment., et surtout pas maintenant que j'en aurais le plus besoin... (rectification après quelques jours de repos: ça dépend des jours quand même! :p).

J'ai été en classe de première, sans l'avoir choisi, dans une classe "élitiste" de mon vieux lycée de province (ce qui , je vous l'accorde est sans commune mesure avec les lycées parisiens). Seuls y avaient accés les élèves les plus prometteurs (un sondage en début d'années réalisé par mon prof de maths indiquait qu'aucun de nous n'avait eu une moyenne inférieure à 14 en maths en seconde). C'est comme ça que j'ai fait connaissance avec l'élitisme. D'une certaine manière, je l'avais "mérité", au vu de mes résultats scolaires (nous reviendrons plus tard sur le fait que la carte scolaire, bien que ne m'ayant pas épargné un collègue où la réussite au brevet des collèges était loin d'être une chose acquise, m'avait tout de même permis d'accéder à un des meilleurs lycées de la ville adjacente. La banlieue en question n'était certes pas ce qu'on appelle une "cité" de nos jours, mais comptait son lot de familles défavorisées et de problèmes de discipline).
L'arrivée dans cette classe , élitiste donc, ne s'est pas faite sans casse et sans difficultés pour les élèves sélectionnés. Tous consciencieux et soucieux de donner le meilleur d'eux -même, certains ont accusé le coup dans une classe où le niveau "médian" était bien au dessus de la moyenne des autres lycées et ont très mal vécu de passer d'une moyenne de 15 en seconde à une moyenne de 6 en première S; on n'a beau être un élève prometteur, face à l'élite on est peu de choses.
C'est que l'objectif affiché n'était pas d'obtenir le bac, comme dans la plupart des autres classes de première-terminale, mais d'intégrer les classes préparatoires aux grandes écoles, dans lesquelles nos places étaient quasiment réservées dans les lycées de la région. (ces lycées ne se fiaient d'ailleurs pas uniquement aux résultats inscrits sur le bulletin de notes mais aussi à la classe dans laquelle ces résultats étaient obtenus: c'est l'autre facette du mécanisme tant décrié selon lequel on considère qu'un bac obtenu en banlieue vaut moins qu'un bac obtenu dans un lycée d'élite).
C'est à cette période que j'ai commencé à avoir des doutes sur l'impact psychologique de l'élitisme chez des élèves certes brillants mais qui n'avaient pas demandé à être jugés du jour au lendemain comme les élèves médiocres de l'élite. C'est un changement de repère difficile à vivre, surtout à l'âge de 15-16 ans, période de l'adolescence où bien d'autres sujets de préoccupation peuvent amener à un mal-être et à une dévalorisation de soi (difficultés d'intégration dans un milieu dont on ne connaît pas les codes, découverte de la sexualité, investissement excessif de l'image que les autres ont de nous...tous ces problèmes que tous les adolescents rencontrent et qui sont supplantés dans ces conditions par la nécessité de se maintenir à flot sur le plan scolaire, reportant à plus tard les crises nécessaires de l'adolescence).
D'autres difficultés s'ajoutent sur le plan de l'orientation que l'on souhaite donner à sa vie (je dis bien sa vie , parce que l'orientation scolaire, finalement, n'est q'un moyen de donner une orientation à sa vie).
Dans cette classe dont les professeurs n'ont d'yeux que pour les grandes écoles et les classes préparatoires qui y mennent, le choix d'une vie différente est étouffé dans l'oeuf pour qui n'a pas encore un caractère assez affirmé pour ,d'une part savoir ce qu'il veut vraiment, et d'autre part oser l'affirmer face à des parents et profs qui "savent mieux que nous ce qui est bon pour nous". Je garde une certaine admiration pour Patricia qui décida de braver les interdits en s'inscrivant en fin de compte aux Beaux arts, après avoir envisagé le choix plus "raisonnable" d'une école d'architecte ; quel gâchis pour les éleveurs de "futurs cadres" qui nous faisaient cours tous les jours!
Même le prof de français s'extasiait sur nos prouesses en français, "en rien comparable avec ce qu'il observait chez nos camarades de filière L" , et m'avait présentée presque sans me demander mon avis au concours général. Sans aller bien sûr jusqu'à m'encourager à poursuivre mes études dans ce domaine, puisque mieux vaut un ingénieur ou un commercial malheureux -mais au travail- qu'un littéraire passionné mais inutile à la société du CAC40.

Pour nous donc , malgré quelques rebelles comme Patricia l'artiste, Laurence l'instit et Nadège l'infirmière ( elle subissait conjointement la pression des professeurs et la pression de sa mère pour qui instit était le plus indiqué pour une future mère de famille: "pense à tes enfants, aux vacances, aux horaires réguliers!! " ) . Bref , à quelques exceptions près nous étions destinés à alimenter en têtes bien faites les classes préparatoires Maths Sup et HEC des deux meilleurs lycées de la région.

Je tiens à préciser qu'il n'y avait pas de "pression" explicite, mais tout un ensemble de sous-entendus qui laissaient entendre qu'aucune autre carrière n'était envisagrable.

Deux exemples:

rencontre avec ma prof principale en terminale concernant mon orientation (prof de physique -plus jeune agrégée de France en son temps- surnommée Speedy pour sa capacité à remplir un tableur noir en moins de 10 minutes et ses pauses-éclair qui laissaient juste le temsp de rattraper le retard sur le notes qu'on n'avait pas encore eu le temps de prendre). Juste avant l'entretien, j'étais pour ma part d'un grande perplexité. Mon coeur penchait pour Sciences po à cause d'un goût prononcé pour la chose publique mais j'avais renoncé à cette idée suite à la réaction de ma mère quand une prof de sciences économiques en seconde le lui avait suggéré: "ben voyons! et pourquoi pas l'Ena, tant qu'on y est?". (ne me demandez pas en quoi envisager sciences po était plus prétentieux que d'envisager une école d'ingénieurs, seule ma mère le sait...)
Pour cet entretien avec ma prof princiaple, j'avais demandé à mon père de m'accompagner, de peur de ne rien savoir dire. J'ai finalement répété mot pour mot sa suggestion : "je voudrais être ingénieur" (faut-il préciser qu'il est lui-même ingénieur? :p)
Prof de physique: "je vous déconseille la classe préparatoire, j'aurais dit oui sans hésiter l'an dernier, mais ces derniers mois vous avez un peu flanché, je ne pense pas que vous tiendrez le coup"
Moi: "ah bon"
Prof de physique : " et en philo, vous vous en sortez comment"
Moi: "ça va.."
Prof de physique: " Alors faites une prépa HEC!"
Moi intérieurement: "vous oubliez que j'ai un rapport d'amour/haine avec l'histoire. Toutes ces dates à retenir sans jamais avoir le temps de s'intéresser au contexte, à ce que les gens ressentent ou vivent des évènements qui jalonnent l'histoire de la France. Sous la forme où c'est enseigné ça m'étonnerait que j'accroche plus en prépa HEC (passer en un mois des trente glorieuses aux accords de Grenelle sans rien y comprendre, c'est pas mon truc... )" Mais bon , inutile de polémiquer sur ce que je pense de l'enseignement de l'histoire, pour elle, rien n'existe en dehors de maths sup et prépa HEC.
Mon père: mais il existe des écoles à prépa intégrée, où il n'y pas la pression des prépas (vous savez les profs qui vous mettent des notes minables et vous disent à longueur de temps que vous êtes des incapables, que c'est pas comme ça que vous décrocherez les meilleurs écoles, sans même se demander si on peut avoir d'autre but dans la vie que de décrocher la meilleure école...)
Prof: oui, faites donc une école à prépa intégrée..

Deuxième exemple: Autre tentative de discussion avec mon prof de maths
Moi: j'hésite sur mon orientation: mon père m'encourage à faire une école d'ingénieurs à prépa intégrée parce que je suis bonne en maths et pas trop mauvaise en physique. Mais en fait j'ai l'impression que les matières en prépa HEC m'intéresseraient plus (même si je suis pas enchantée de me retrouver avec des commerciaux aux dents longues, mais comme tout est fait pour nous faire comprendre qu'hors Maths sup et prépa HEC, point de salut... je ne pense même pas à autre chose). J'aime mieux les sciences humaines , j'ai l'impression que c'est des matières plus nobles.
Lui: (s'étouffe): Ah bon, parce que les maths et la physique c'est pas noble?
Je comprends que j'ai fait une maladresse, je retourne m'assoir à ma place et j'attends la suite du cours.

Concours général de français
Je passe 6 heures dans une salle, je rends un devoir passable (quand on est dans l'élitisme, le passable, même si ça veut dire que ça ne vaut pas rien c'est quand même nul). Bien sûr je ne suis pas lauréate. Faut pas pousser quand même, je ne suis pas un génie. Vague impression de décevoir mon prof de français. C'est le début des innombrables sentiments d'être toujours quelqu'un qui déçoit. L'estime de moi elle se joue à ça aussi: des gens qui disent croire en mes capacités, et que je déçois. Et en quelque sorte, je m'en veux de décevoir tant de moinde.

Suite au prochain épisode si j'ai le courage et si je ne reçois pas trop de commentaires du genre "de quoi tu te plains, t'avais tout pour réussir, t'es l'unique responsable de ta vie, tu vas pas jouer les victimes!", vu que c'est pour sortir de cette culpabilité qui me détruit que j'écris tout ça.
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 11:17
Vive l'impôt!
Comment promouvoir le civisme fiscal ? Un point de vue du philosophe Philippe Van Parijs (Louvain, Chaire Hoover d’éthique économique et sociale) qui va chercher la justification de l’impôt dans la légitimité du système de redistribution des richesses.
http://www.inegalites.fr/spip.php?article636&id_mot=43


Pourquoi ce n'est pas ça qu'on a entendu de la part des candidats pendant la campagne??
Aujourd'hui les français sont tentés de tout casser parce qu'ils ne se rappellent plus (ou n'ont jamais su) le sens de l'impôt, le sens de la protection sociale, le sens de l'existence des services publics. J'ai l'impression qu'il va falloir casser tout le système de solidarité mis en place en France pour compter ensuite les pots cassés, et peut-être comprendre ce qui nous avait amené à le mettre en place.
A entendre certaines personnes, tous ces systèmes de protection sociale sont moribonds, coûtent abominablement trop cher, empêchent la France de progresser sur le plan économique, etc... Mais c'est bien parce qu'on prend uniquement comme référence la croissance économique, et pas le bien-être ( je vous renvoie au rapport de Patrick Viveret "Reconsidérer la richesse", qui vaut vraiment le coup qu'on le lise et relise, même s'il n'est pas le seul à avoir écrit sur ce sujet).
Combien de gens fustigent les charges et l'impôt en oubliant que les routes qu'empruntent les camions qui distribuent les marchandises ont été construites et sont entretenues grâce à des fonds publics? Combien se souviennent que s'ils peuvent bénéficier d'une main d'oeuvre suffisamment éduquée pour être efficace, c'est aussi bien souvent grâce à l'école publique? (hormis les rares cas de ceux qui ont fait tout leur parcours scolaire dans le privé, et même le privé bénéficie souvent de fonds publics) Pour eux, l'impôt ne sert qu'à engraisser des feignants de fonctionnaires. Des fois j'aimerais que ceux qui râlent contre leurs charges écrasantes imaginent la France sans cette gestion publique. Je me rappelle un responsable d'Accor qui nous expliquait que le SIDA leur posait un réel problème de main d'oeuvre dans leurs hotels africains, et qu'ils se mettaient donc à créer eux-même une politique de santé pour que leurs salariés ne leur "claquent pas dans les doigts" à 30 ans (c'est triste de parler comme ça, mais malheureusement c'était un peu ça). On peut y voir une belle politique de responsabilité sociale, on peut aussi y voir que l'entreprise a besoin des services de santé que la France met en place avec, entre autres, les prélèvements obligatoires (je suis nulle en fiscalité, je ne sais pas quel compte va où et je crois qu'en fin de compte, ce n'est pas l'important). Les impôts (rebaptisés "charges" par les anti-impôts) prélevés aux particuliers et aux entreprises sont largement redistribuées sous d'autres formes qu'on ne voit plus forcément.
Ensuite le grand dada, c'est de dire que la gestion sous forme publique est toujours moins efficace. Il y a de multiples exemples qui prouvent malheureusement le contraire. L'entreprise va à la rentabilité plus qu'elle ne va à la qualité du service rendu; en tout cas, ce sera le cas tant que la responsabilité sociale des entreprises restera un gadget juste bon à palabrer dans des colloques sur le "développement durable" au lieu d'être un des buts principaux de l'entreprise (personnellement je rêverais que ce soit le but principal, mais l'idéalisme me tuera :p)
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 13:55
Je relaie ici un communiqué des Amis de la Terre Europe, qui me rappelle qu'on est décidément trop centrés sur notre petit pays, moi comme les autres... Vous vous demandez souvent ce qui se passe en Géorgie?

Paris, le 14 mai 2007

Les autorités géorgiennes expulsent illégalement une association écologiste

Durant la matinée du vendredi 11 mai, le siège des Amis de la Terre - Géorgie a été pris d'assaut par 200 policiers. Le matériel et les dossiers qui se trouvaient au bureau de l'association à Tbilissi ont été saisis. Le réseau européen des Amis de la Terre [1] s'insurge contre cette expulsion illégale.

Fouad Hamdan, Directeur des Amis de la Terre Europe, déclare : « Le réseau des Amis de la Terre Europe est indigné par l'attitude du gouvernement Géorgien qui a contourné les procédures légales pour expulser de force les Amis de la Terre - Géorgie de leur bureau. Il est extrêmement inquiétant qu'un gouvernement démocratique, soutenu par l'Union Européenne, affirme son autorité d'une façon aussi intimidante et autocratique, digne des temps soviétiques. »

Les policiers ont encerclé le bureau des Amis de la Terre - Géorgie pour y saisir matériel et dossiers, qu'ils ont ensuite chargés dans des camions et envoyés dans une zone de stockage. La plupart du matériel a été endommagé voir détruit [2]. Selon M. Hamdan, « Les autorités devraient annuler l'expulsion, indemniser les pertes et présenter leurs excuses aux Amis de la Terre - Géorgie».

Les Amis de la Terre - Géorgie étaient depuis 1998, officiellement locataires du bureau auprès de l'administration  du Parc de Mushtaidi, leur bail courant jusqu'en décembre 2008. La municipalité de Tbilissi a néanmoins annulé l'accord, demandant à l'association de libérer les locaux sous cinq jours. L'association écologiste a alors fait appel de la décision en justice, fait qui n'a visiblement pas été considéré par la police.

Le bureau des Amis de la Terre - Géorgie, situé au coeur d'un parc classé de Tbilissi, présente une valeur historique et architecturale, tout comme de grandes propriétés de valeur qui intéressent le gouvernement. Les expulsions sont en effet une nouvelle tendance en Géorgie, où l'Etat a entrepris de vendre et de saisir des propriétés privées, qu'il considère stratégiques.

Cependant, la brusque dénonciation unilatérale du bail et l'expulsion de force des Amis de la Terre - Géorgie contrastent avec les autres cas :
en règle générale, les locataires se trouvant dans des situations similaires ont eu au moins trois mois pour vider les lieux après qu'une décision de justice ait été prononcée.

Les Amis de la Terre - Géorgie ont récemment mobilisé le grand public pour protester conte la politique du gouvernement géorgien qui attribue des baux pour la gestion des forêts. L'association avait de même critiqué le gouvernement lorsqu'il a échoué à faire adopter une forte régulation pour contenir la dissémination d'organismes génétiquement modifiés.

« Les Amis de la Terre est le plus grand réseau écologiste mondial.
L'expulsion du groupe géorgien de ses locaux n'arrêtera pas l'organisation d'une campagne contre les mauvaises pratiques environnementales en Géorgie » conclut M. Hamdan.

Contact presse :

Caroline Prak - Les Amis de la Terre - France
Tél. : 01 48 51 32 22 / 06 86 41 53 43

NOTES:
[1] Le réseau des Amis de la Terre Europe comprend des groupes de 31pays partout en Europe :
http://www.foeeurope.org/members/list.htm

[2] Photos des dommages causés par l'expulsion : HYPERLINK http://www.foeeurope.org/press/2007/May14_FH_Georgia.htm
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 15:33
Vendredi 11 mai 20h
sur La Chaine Parlementaire - Assemblée Nationale (LCP-AN)

Un reportage sur le mouvement dont j'ai fait et dont je fais toujours partie, lancé à l'automne 2005, et qui a permis au grand public de comprendre le problème de l'excès de stages, la précarité dans laquelle il maintenait les étudiants et jeunes diplômés, tout en permettant à certaines entreprises de bénéficier d'une main d'oeuvre (mais plus souvent encore de matière grise) bon marché mais motivée.

Cette mobilisation atypique , sans leader ni représentant médiatique, a abouti à un article contenu dans la loi sur l'égalité des Chances du 31 mars 2006 (oui, oui la même qui contenait le bien aimé CPE) qui interdit les stages sans convention et impose une indemnisation pour les stages de plus de trois mois.
Une Charte des stages a également été signée par les représentants patronaux et quelques syndicats étudiants.


Les avancées demandées par le collectif encore non obtenues aujourd'hui:
-l'inscription des stages dans le code du travail (au même titre que l'apprentissage ou les contrats en alternance)
-la fixation d'une indemnité minimale dès le deuxième mois de stage au moins égale à la moitié du SMIC
-la limitation du nombre de stagiaires par entreprise
-un délai de carence entre deux stages auprès d'un même responsable de stage (pour éviter les postes d'assistant tenus en permanence par des stagiaires)
-la limitation de la durée de tous les stages à 6 mois

Jusqu'ici la réponse du gouvernement a été de renvoyer la responsabilité de la gestion des stages aux organismes de formation (cf Charte des stages). La promesse faite de fixer par décret la gratification des stages de plus de trois mois en l'absence d'accords de branche n'a pas encore été tenue.. Seuls les avocats et architectes ont abouti à un accord.





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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 14:18
Bon, j'ai été assez bête pour répondre à celui qui venait me dire "acclamez votre nouveau président, il a été élu à la majorité". Une fois qu'on a dit qu'il y avait plus (+) d'électeurs pour Sarkozy que contre, ça veut dire que ceux qui sont contre doivent se taire? Non, ça veut juste dire que Sarkozy aura à occuper la fonction de président de la République. Ca n'implique en rien que les 47% restants doivent cesser d'exprimer leur désaccord avec les leviers qu'il a utilisés pour se faire élire ni avec ses paroles, idées et actes passés. Donc laissez moi exprimer ma déception, et même dire qu'il n'est pas mon président. J'exprime mon sentiment de ne pas être représentée par ce président, je n'appelle pas à l'attentat contre lui!

Du coup j'ai eu envie de revoir quelles sont les attributions du président de la République Française.
Voilà quels seront ses pouvoirs, pas plus, pas moins. 

On distingue les pouvoirs propres au Président de la République et les pouvoirs partagés. Ces derniers nécessitent un contreseing ministériel.

Les pouvoirs propres :

  • la nomination du Premier ministre (>> art. 8)
  • le recours au référendum (>> art. 11) sur proposition du gouvernement ou sur proposition conjointe des deux assemblées.
  • le droit de dissoudre l'Assemblée nationale (>> art. 12)
  • la mise en oeuvre des pouvoirs exceptionnels de l'article 16 (>> art. 16)
  • le droit de message aux assemblées parlementaires (>>art. 18)
  • la nomination de trois des membres, et du président du Conseil constitutionnel (>> art. 56)
  • le droit de saisine du Conseil constitutionnel (>> art. 54 et art. 61)

Les autres pouvoirs du Président de la République sont contresignés par le Premier ministre et, le cas échéant, par les ministres responsables (>>art. 19):

  • le Président de la République dispose du pouvoir réglementaire.
  • il nomme les ministres et met fin à leurs fonctions (>> art. 8),sur proposition du Premier ministre.
  • il signe les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres (>> art. 13).
  • il nomme aux emplois civils et militaires de l'Etat (>> art. 13). L'article 13 précise les nominations devant choir au Conseil des ministres et renvoie à une loi organique.
  • il peut convoquer le Parlement en session extraordinaire à la demande du gouvernement ou de la majorité des députés (>> art. 30).
  • il a le droit de faire grâce (>> art. 17)
  • le Président de la République nomme les ambassadeurs (>> art. 14)
  • il négocie et ratifie les traités (>> art. 52)
  • le Président de la République est chargé de la promulgation des lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au gouvernement de la loi définitivement adoptée. Avant l'expiration de ce délai de promulgation, le Président peut demander au Parlement une seconde délibération de la loi ou de certains de ses articles qui ne peut lui être refusée (>> art. 10).

Le Président de la République assure la présidence de certaines instances :

  • la présidence du Conseil des ministres (>> art. 9)
  • la présidence du Conseil Supérieur de la Magistrature
  • en tant que chef des armées, la présidence des conseils et comités supérieurs de la Défense nationale (>> art. 15).

source: http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/le_president/son_role/pouvoirs_et_attributions/pouvoirs_et_attributions.20005.html
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 00:00
Réfutations
un film de Thomas Lacoste

Seize chercheurs et militants, seize regards acérés sur le monde que nous prépare Nicolas Sarkozy. Ni haine, ni diabolisation, mais la réalité d'une droite décomplexée en passe d'accéder au pouvoir. Une déconstruction implacable de la rhétorique sarkozyste.

Films en 4 Parties :
Partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/x1vl30_sarkozy-refutations-14
Partie 2 : http://www.dailymotion.com/video/x1vktz_sarkozy-refutations-24
Partie 3 : http://www.dailymotion.com/video/x1vkil_sarkozy-refutations-34
Partie 4 : http://www.dailymotion.com/video/x1vjlw_sarkozy-refutations-44

Ce film est libre de droit. Nous vous invitons à en assurer la diffusion la plus large (le faire connaître, circuler, projeter, etc.). Il peut aussi être publié sur des sites internet. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :
« Pour soutenir cette action, qui en appelle de nouvelles, vous pouvez acheter le DVD du film Réfutations sur le site www.lautrecampagne.org ou par chèque (10 euros) à l’ordre de l’Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, 75010 Paris. »
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