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Soutien

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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 04:22
Pas moyen de dormir. La frustration et la déception sont trop fortes. Frustration de voir que même dans les groupes les moins hiérarchisés il se dessine toujours une hiérarchie , entre les indispensables et les inutiles, les grands penseurs et ceux qui n'ont pas eu le temps d'élaborer des théories, les charismatiques et les discrets, les historiques et les bleus. Qu'est ce qui pousse l'humain a toujours occuper le maximum de territoire au détriment des autres, ou à profiter de son influence pour faire taire plutôt que pour écouter? Comment permettre a tous, même les plus habitués a la soumission par nécessité, de se sentir dignes de prendre leur place et leur tour de parole? Comment convaincre les militants aguerris de l'importance de cette parole? "Il faut d'abord noter un fait bien comprehensible , mais très grave. Les ouvriers font la grève, mais laissent aux militants le soin d'étudier le détail des revendications. [...] ce n'est pas au moment où pour quelques jours on s'est évadé de l'esclavage qu'on peut trouver en soi le courage d'étudier les conditions de la contrainte sous laquelle on a plié jour après jour, sous laquelle on pliera encore. [...] Il y a des limites aux forces humaines". J'aimerais qu'on s'en rappelle avant d'agir au nom des opprimés , avant de considérer que les absents, les muets, les timorés ont toujours tort. Qu'on prenne garde à ne pas les cantonner dans des rôles de suiveurs, de petits soldats dociles, sous prétexte de leur incapacité a prendre l'initiative. Qu'on relativise également la parole des beaux parleurs à qui la libération ou l'absence de contraite a permis le recul nécessaire à l'analyse mais a aussi fait oublier que dans tout mouvement la dignité retrouvée est le bien le plus précieux, et qu'il est important de ne pas froisser cette dignité à peine retrouvée.
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L'intello du dessous - dans Politique
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 09:56
Ce matin, un vendeur de l'Itinerant craque et jette ses journaux au milieu de l'allée. "vous les voulez ? Ils sont gratuits! Ça fait deux heures que je suis la j'en ai pas vendu un seul , y a même pas une personne qui a bougé la tête! Un petit peu de solidarité de temps en temps ça vous tuerait pas ! Ça vous empêcherait pas de manger a midi et de rentrer chez vous ce soir! Ce que vous oubliez c'est que quand on se retrouve a vendre des journeaux dans le métro c'est qu'on n'a plus rien! " Une femme finit par aller lui parler , maladroitement, puis refait le tour du wagon "un geste pour le monsieur, s'il vous plaît , une petite pièce, un ticket restaurant". Et beaucoup de visages desemparés. C'est quoi cette tétanie qui nous empêche de bouger?
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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 23:55
Je viens de me rendre comtpe qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mon premier jour en CDI.

Alors bien sûr c'est une fausse date, puisque j'avais réellement commencé à travailler le 11 février en... stage ! (comment ça, ça vous étonne?) Mais le 19 mars de l'année dernière, je fêtais mon premier jour de travail sous véritable contrat à durée indéterminée!

Et pour preuve que je suis loin d'avoir oublié mes années de galère , j'ai fêté ça en manifestant avec le collectif  "Sauvons les  riches!". Manif décalée, en carosse à cheval, habillée comme une princesse de Monaco, au rythme de slogans comme "Sauvez-nous! Taxez-nous!" "Première, deuxième, troisième maison de campagne! La propriété c'est le bagne!".

Parce qu'à courir après ce mode de vie délirant de la jet-set, on ne fait que s'aliéner encore et encore à des schémas destructeurs, pour nous et pour la planète. Non, ne pas avoir de Rolex à 50 ans n'est pas déshonorant, non, il n'est pas nécessaire de partir au bout du monde pour profiter de ses vacances quand les sources de plaisir sont autour de nous, dans les rencontres avec les gens qui nous entourent, dans la beauté de la nature qui malgré nos agressions continue à nous offrir le printemps à admirer.

Parce qu'il ne s'agit plus de gagner plus pour gagner plus, mais de gagner juste ce qu'il faut pour vivre bien, et que tous sur la planète aient cette même chance.

Voilà, ça fait un an que je suis développeuse informatique, une année que je rencontre des incompréhensions sur mon grade au sein de l'entreprise. Avec mon diplôme de Grande Ecole, mais qu'est-ce que je fais à travailler comme si je n'avais qu'un bac+2? Comment ai-je pu accepter ce déclassement? Un an que je vois les rancoeurs de mes collègues face aux consultants, ceux qui ont fait des Grandes Ecoles, ceux qui nous "vendent", qui gagnent 5 fois plus que nous et qui nous mettent la pression tout en ayant des airs de se sentir tellement supérieurs intellectuellement.
Un an qu'on me dit que je devrais être parmi eux.

Quelle est la part de choix dans ma situation? Je n'en ai aucune idée. Je n'ai pas choisi de peiner dans ma recherche d'emploi, de me sentir incompétente professionnellement, c'est un vrai manque de confiance en moi et une vraie souffrance, mais aujourd'hui je n'envie pas ceux qui ont eu le parcours parfait de jeune cadre dynamique...
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 13:32

Comme à son habitude, Sarkozy utilise un argument avancé par beaucoup pour annoncer une mesure qui ne va pas du tout dans le sens de celles(ceux)  dont il reprend les arguments. Oui, les congés maternité à rallonge rendent difficile le retour à l'emploi des femmes; ou plutôt, c'est la perception qu'ont les employeurs d'une femme ayant pris un congé parental long qui rend le retour à l'emploi difficile. Oui, ces congés parentaux sont des "trous" dans la carrière des femmes et entraînent des inégalités professionnelles importantes par la suite. Donc, dit le président, ça paraît limpide, il faut  raccourcir le congé parental.

A l'avantage de qui, en fin de compte? De ceux qui indemnisaient ce congé parental. Pour les femmes au statut précaire, qui ne peuvent pas compter sur un retour à leur ancien emploi et qui peinent de toute façon à retrouver une activité salariée, ce ne sont que des revenus en moins.
Pour les couples qui n'auront pas trouvé de place en crèche et devront payer le prix fort pour la garde de leurs enfants, ce sont aussi des revenus en moins. En effet, le compte n'y est pas sur les places en crèche, et rien n'est fait pour rendre les métiers de la petite enfance, comme par hasard en majorité féminins et précaires, plus attractifs, sans parler du fait qu'ils représentent une bonne partie des emplois à temps partiel  non choisis.
Le président s'intéresse à une partie des arguments (les congés parentaux longs freinent les femmes dans leurs carrières) et oublie les autres (l'inégalité dans le partage des tâches familiales pousse plus souvent les mères à sacrifier leur carrière que les pères, les frais de garde poussent plus souvent les femmes que les hommes à préférer l'abandon de leur activté plutôt que le financement d'une garde).
Ce que les femmes auront perdu sur le choix de la durée de leur congé parental, le gagneront-elles du côté de leur avancement de carrière? Rien n'est moins sûr. Il ne suffit pas de couper les fonds d'un côté pour qu'ils rentrent de l'autre. Finalement, raccourcir le congé parental, n'est-ce pas simplement enlever aux mères le choix de leur date de retour à l'emploi?

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L'intello du dessous - dans Féminisme
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 12:55

Juste un mot pour vous faire partager cette citation, trouvée sur la page d'accueil du site de l'association "Harcèlement Moral Stop" : http://www.hmstop.com/index.php

C'est bizarre, ce n'est pas à mon chef (d'ailleurs c'est qui mon chef?) que j'ai pensé en la lisant:

"Les postes éminents rendent les hommes grands encore plus grands, et les hommes petits encore plus petits"
(Jean de la Bruyère)

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L'intello du dessous - dans Politique
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 10:33

Montparnasse: Bienvenue à Paris
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 15:49
Aujourd'hui, mon bien aimé superviseur dans ma boîte  (career counselor, qu'ils disent) m'a dit qu'il s'étonnait presque que je n'aie pas encore pété un plomb à force qu'on me cantonne à des rôles de développeur . Mais je n'arrête pas de péter des plombs !! Je l'appelle pas à chaque fois , heureusement pour lui!
Mais quand on a eu l'expérience du vrai chômage, qu'on a vécu toute une campagne présidentielle à s'entendre dire que c'est le travail qui donne sa dignité à l'être humain , qu'on a passé des matins et des matins à se réveiller en se disant "je suis une merde, je sers à rien" simplement parce qu'on n'avait pas d'activité salariée, ben être employé à faire des trucs qu'on sait pas faire avec des petits gars de 21 - 23 ans qui sortent de l'IUT, c'est un moindre mal !
Et puis il y a toujours cette idée que c'est de ma faute, j'ai qu'à être plus sûre de moi, chercher mieux, blabla...
Mon superviseur, au moins, il a pas ce discours là. Il me reproche pas de pas être assez grande gueule, il dit juste "mais bon dieu, c'est pas compliqué d'utiliser des développeurs pour faire du développement et d'utiliser des ingénieurs pour faire de la conception". Ca fait déjà du bien. Même si ça résoud pas le problème de fond.

Pendant ce temps, y a des jeunes diplomés qui me contactent pour développer leur réseau, pour être chargés de mission dans le "développement responsable" (développement durable c'est déjà passé de mode?). Moi , je dis "oh ben pas de souci pour partager les réseaux" , et puis j'étouffe le "tu trouveras sans doute un paquet de stages" qui manque de sortir après. Elle va quand même pas plomber le moral de tout le monde, la loseuse, là, nan mais!

Dans ma SSII (société de services en ingénierie informatique), c'est comme dans  la société française mais en moins précaire. On a tous un boulot (officiellement) mais on n'a pas forcément quelque chose à faire. Alors ça se partage aussi entre ceux qui ont du travail et ceux qui n'en ont pas. Ces derniers font parfois des projets internes (plus ou moins mal coachés par des chefs de projet en dispo ou des ingénieurs qui s'en foutent un peu puisqu'ils préfèreraient eux-mêmes faire un "vrai" boulot), ou alors des trucs encore moins valorisés, comme lire les CV des autres et rappeler à l'ordre ceux qui ne mettent pas leur CV à jour selon le standard de l'entreprise.
On a beau savoir que c'est la dèche sur les projets, il faut maintenir tout ce petit vivier de main d'oeuvre , faut que ça soit du prêt à livrer si un projet se débloque. Et même ceux qui sont occupés, ils peuvent servir à appâter le chaland (regardez les belles compétences!!) donc il faut aussi que leur "fiche signalétique" (le terme est de moi) soit à jour.

Hier, j'entendais dire qu'à la 4e relance de l'équipe CV, un gars avait eu envie de répondre "oh mais lâchez-moi, je suis pas en dispo, MOI, j'ai un travail, MOI" . Même structure, même réflexe, mêmes suspicions de paresse ou d'incompétence que dans la société française vis à vis des chômeurs. Et mêmes problèmes face au travail: ceux qui bossent bossent trop et sont au bord de l'implosion, ceux qui ne bossent pas se sentent marginalisés  et méprisés.
Moi-même je me suis surprise à me dire que ceux qui sont en dispo sont surement les moins bons ou les plus rebelles, bref des gens qui font pas d'effort, mais il suffit d'un peu de bonne foi pour voir que non, tous ces gens sont extrêmements valables, consciencieux, sérieux, et que dès qu'on leur en donne l'occasion (le récit de leurs anciens placements en projet le montrent) ils s'investissent et font vraiment de leur mieux. (et on peut pas dire ça de tout le monde)
Pichenette mentale, madame l'intello du dessous, tu te retrouves à avoir les mêmes préjugés stupides que ceux que  tu dénonçais dans les discours de la "France qui se lève tôt"  .
Il y aussi le même contrôle des "chômeurs" ; là où il y a encore un an il suffisait de venir une fois par semaine pour dire "ok, je suis dispo, prévenez moi si vous avez une mission", il faut maintenant venir signer tous les jours entre 9h30 et 10h. Juste pour être sûr qu'on s'envole pas quoi. Juste pour qu'on se rappelle bien qu'on est lié à une boîte même si on n'a pas d'utilité pour elle. Un peu comme les chômeurs qui doivent faire la queue à l'ANPE juste pour qu'on leur dise qu'il n'y a rien dans leur branche.

Et pendant ce temps, dans la génération du dessus, y en a qui ont la santé en vrac et qui continuent  à se demander si on va un jour arrêter de reculer la date de la retraite chaque fois qu'ils s'approchent de la ligne fatidique...


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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 14:55
Me revoilà sur mon blog abandonné, d'ailleurs assez surprise qu'il ne soit pas plus abandonné que ça.
C'est drôle que mon blog communique même quand moi je ne communique plus, que des gens me lisent à des moments où j'ai complètement oublié que j'avais écrit un jour.

Est-ce que je dois donner des nouvelles? Dire où j'étais passée pendant tout ce temps? Reprendre mon verbiage comme si de rien n'était?

J'ai reçu un mail d'un étudiant qui me demandait mon avis sur le sujet de son travail, la dictature est-elle une solution à la crise? ... Ah , si je savais quoi dire...

Du côté de Génération Précaire, on ne sait plus s'il faut mourir ou rester, partagés entre ceux qui sont passés à autre chose, à d'autres combats ou à une vie moins projetée vers les autres, et ceux qui ne veulent pas que ça s'arrête, qui ont encore envie de porter la voix des stagiaires, de répondre aux interrogations et interpellations que ce sujet continue de susciter, et encore et toujours de se battre pour que les stages soit régulés et ne soient plus un outil de dumping social, le ver qui fragilise le code du travail de l'intérieur. Ceux qui nous ont rejoint plus récemment aussi, et qui ne comprendraient pas qu'on les laisse tomber.

Mais que reste-t-il du code du Travail? Ce que je vois dans ma vie de salarié n'est pas reluisant. Tout est souterrain, les menaces ne s'expriment pas, les revendications non plus. Dans mon équipe, le mouvement social n'a été abordé que sur le thème de la gêne dans les transports. "Vas-tu prendre un RTT? Vas-tu essayer de venir quand même? Il paraît que les métros circuleront relativement bien." C'est à peu près tout ce qu'on entendait sur le mouvement social du 29 janvier.

Il faut dire que je suis sans doute dans la branche la moins syndiquée de l'économie, et dans une entreprise où le conformisme semble être un critère de sélection, mais quelle tristesse!

Moi, je me traînais une crève qui ne guérissait pas depuis quinze jours, figurez vous que je n'avais pas demandé plus d'un jour d'arrêt à mon médecin. Alors mon moyen de faire grève, ça a été de retourner voir mon médecin, et de prendre le repos dont j'avais besoin.

Mon ami avait demandé à son délégué syndical comment se porter gréviste, il l'a encouragé à quitter son poste pour la manif et à rattraper ses heures plus tard puisqu'il est cadre.

On dirait que la contrainte économique est si forte que tout doit plier sous son poids. Les idéaux, les hommes, tout...

Le problème n'est plus de faire vivre des hommes et des femmes, mais de faire vivre l'"Economie".

Ca me rappelle un sujet à la radio, à propos du frelon asiatique qui met les abeilles françaises en difficulté depuis quelques années. C'était un drame pour l'activité des apiculteurs, mais nulle mention du bouleversement de l'écosystème.  Le fait qu'il attaque les fruits posait problème non parce qu'ils devenaient  immangeables,  mais invendables. La chose est tellement entendue que je me suis sentie comme une extra terrestre  à trouver que ce traitement de l'info était étrange.

Même le traitement de la manif d'hier finit par se résumer par "du fric pour remplir les caddies". Alors que la négation de l'humain devant l'économique est d'après moi bien plus parlant, qu'il s'agisse de l'école, de l'hopital, de la bourse ou de l'industrie...
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 15:00
Alors ça y est, je l'ai mon CDI.
Dans un domaine qui ne m'a jamais intéressée plus que ça, dans une boîte dont le nom même me filait des boutons quand j'étais au chômage, de nouveau enfermée dans une boîte dont j'aimerais décoller l'étiquette tellement elle ne me corresponf pas.
Mais j'ai mon CDI.
Je n'ai plus de trous dans mon compte en banque, je peux penser sérieusement à chercher un vrai appart, je vais peut-être réussir bientôt à rembourser l'emprunt  contracté pour mes études. Ma maman dort mieux, mon papa est content, mon copain moins inquiet, ça y est on peut faire des projets.
Mes anciens amis de mon forum de dépressifs n'ont plus de nouvelles de moi, ma psy est en vacances, les lecteurs de mon blog envoient des robots pour voir si par hasard je n'aurais pas repris mes élucubrations.
Non, je travaille.
Enfin j'essaie.
Premier projet catastrophe, mais on est tous dans le même bateau, j'ai encore l'oeil neuf de celle qui vient d'arriver d'un chomage militant et chaleureux, je les aime bien, je viens pour les voir, et je travaille de mon mieux pour leur éviter trop de stress. La solution technique choisie est pourrie? Les précédents développeurs ont tout fait de travers? L'ancien chef de projet s'est fait débaucher à prix d'or en laissant tout en plan? Toutes les équipes ou presque ont été modifiées pour cause de changement de prestataire? C'est pas grave, allez, on est tous des êtres humains, on va faire ce qu'on peut, et si on est en retard, c'est pas grave, tout le monde le sait que ce projet est un fiasco, on ramasse les morceaux et si finalement ça marche on sera contents... Je pars presque la larme à l'oeil, en espérant un peu de pause intercontrat, avec l'impression de quitter le navire à mon tour. Ok, j'apportais pas grand chose mais bon je faisais partie de l'équipe, quoi...
Je me dis que je vais surement avoir un peu de disponibilité, je me dis que finalement je pourrais me former à des tas de trucs qui me seraient utiles autant dans mon boulot que dans mes rôles militants (je suis dans l'informatique, bien sûr).

J'avais deux semaines de vacances, pour revoir ma grand mère et ma tante, me laisser bercer par une vie bien réglée et sans surprises, remettre les pieds sur terre, lacher les écrans et les portables et réapprendre à faire les gestes de la vie simple, préparer la table, m'intéresser aux petites contrariétés de l'âge qui s'avance, "et ce médicament, c'est pour quoi?" essuyer  la vaisselle, "va te reposer bonne-maman, on s'occupe de la vaisselle" , et puis faire la traditionnelle partie de scrabble, la ballade sur la digue...

Et puis dring, je retrouve le portable au fond du sac de voyage, j'imagine un message de mon chéri. Non, c'est "Sandy, du staffing", qui sait que je suis en vacances mais qui se permet quand même de me déranger parce que machin, du projet truc, voudrait me parler au téléphone. La seule chose qu'elle sait du projet, c'est que c'est à 1h30 de Paris.Je n'ai eu que quatre jours de tranquilité.
Je voudrais dire non, mais je ne sais pas comment faire. Est-ce que j'ai vraiment le droit? Est-ce qu'on va me pourrir la vie si je le fais? Je sais pas, je suis pas très résistante au stress, je préférerais éviter toute cause éventuelle de harcèlement psychologique.
Je laisse traîner, je suis en vacances après tout, mais ça me trotte dans la tête, pas moyen de prendre une décision. Bon, je dirai que le portable ne passait pas. Ils trouveront quelqu'un d'autre d'ici la fin des vacances... mais quand même ça m'inquiète, je ferais mieux de rappeler pour dire que non, vraiment, ça ne me dit rien.

Une semaine plus tard, je suis avec ma famille: parents, soeur, neveux... Ok papa, t'as raison, je vais quand même rappeler, et puis c'est peut-être pas si insurmontable que ça, le trajet... Je suis plus aussi fragile qu'avant, ça va mieux là, j'ai mûri...
Ils n'ont trouvé personne d'autre. Il n'y a personne qui connaisse ce fouttu logiciel auquel j'ai à peine touché; le seul développeur expérimenté est toujours sur l'ancien projet, et puis il a eu deux longs arrêts maladie.
Une petite voix optimiste me dit qu'après tout, c'est sympa de jouer l'homme providentiel (la femme providentielle?), on va tenter.

J'ai retrouvé mes bonnes vieilles crises d'angoisse dès le deuxième jour. Je suis pas à la hauteur, c'est évident, je le dis, je le répète, j'écris à la fameuse Sandy, je suis pas compétente, je le sais, j'ai pas le temps de me mettre à niveau. C'est le grand chef qui me répond que je n'ai qu'à contacter machin l'expert. Mon chef direct aussi a contacté son "machin l'expert " à lui. Vue que je suis la soi disant experte du projet et que les autres développeurs ne savent rien de ce que je dois faire, je me sens vachement avancée. Je n'arrive même pas à isoler des questions qui me feraient avancer, alors contacter machin truc pour lui dire  "je comprends rien, je veux partir, au secours", je doute que ça soit utile.

Là ça fait trois semaines. Et ce matin j'ai pété un cable. Rendez vous à 8h45 pour revoir une spec dans laquelle j'ai mis un peu n'importe quoi et où chaque ligne me plonge dans des abimes d'interrogations sur "comment je pourrais faire ça?? Qu'est-ce que ça veut dire ça?". J'ai même pas le courage de démêler l'écheveau. C'est juste un putain de projet dont je me fous et pour lequel j'ai même pas eu les formations de base.

Je veux pas y aller, c'est pour ça que je voulais pas travailler , pas me retrouver dans ces situations de merde où j'ai juste envie de dire "mais j'en sais rien, moi!" J'aime bien travailler quand je sais ce que j'ai à faire, quand j'ai un espoir d'avancer, pas quand je sens qu'on veut que j'y arrive malgré moi. J'aime le travail d'équipe quand on avance dans la même direction, pas quand on se partage les taches pour dire "chacun sa merde et dieu pour tous". Toute seule, je ne vaux rien. Et quitte à être seule, je fais l'ermite. C'est toujours mieux que faire semblant d'être zen et détendue devant des gens qu'on supporte à peine.

On est bien avancés , hein?
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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 07:32
(non non je n'ai pas fait d'erreur dans le titre, je parle bien des anciens anciens élèves de grandes écoles, je vais pas mettre "vieux", tout de même!!)


(Presque) chaque fois que je reçois un courrier  de l'association des anciens élèves de mon école d'ingénieurs, ou de l'école de commerce où j'ai passé une année scolaire, soit on me demande de donner de l'argent à l'école pour aider à son développement (bref crééer d'autres désabusés comme moi entre autres) soit il s'agit de m'expliquer que maintenant on peut attribuer une partie de son Impôt Sur la Fortune (ISF) à une école du supérieur en particulier, au nom de l'aide à l'étude et à la recherche.
 
Le mail que j'ai reçu aujourd'hui me propose d'aller à la conférence d'un cabinet privé de gestion de patrimoine.

"   § Acheter sa résidence principale : un bon plan ?
    § La courte échelle immobilière
    § Optimiser son patrimoine, une nécessité pour la succession
    § Les astuces fiscales 2008

La complexité fiscale, la sophistication des produits financiers et des montages patrimoniaux exigent l’intervention d’experts. [Un] cabinet de gestion privée se propose de vous donner les outils pour optimiser la rentabilité de vos projets d’investissements. De plus, à l’heure où nous remplissons nos déclarations d’impôts, il vous présentera, en bonus, quelques astuces pour alléger votre montant d’imposition."

Toujours ce petit coup de pouce pour payer moins d'impôt (cette vermine qui ronge nos gros revenus) , toujours cette incitation à la spéculation immobilière (enfin, faudrait aller écouter ce qu'ils entendent par la courte échelle immobilière... s'il y a des volontaires dans la salle...).

Je ne me sens pas du tout concernée, vu que je n'ai même pas pu payer d'impôt sur le revenu jusqu'ici, mais on dirait que mes aînés ont de gros problèmes avec tout ça, qui nécessite l'oeil avisé d'experts; les placements financiers sont devenus tellement complexes, hein, ma bonne dame...

Et si au lieu de faire des dons à des écoles qui engloutissent les bénéfices en publicité mensongère tout en continuant à demander des frais prohibitifs pour toute famille qui n'a pas de patrimoine , on mettait tout cet argent dans un fond pour l''indépendance de la jeunesse, qui permettrait aux jeunes d'avoir de quoi subsister avant la date fatidique des 25 ans avant laquelle ils n'ont même pas droit au RMI?  Ou plus modestement, pour au moins indemniser tous les stagiaires du public, qui ne sont même pas concernés par l'indemnisation (inférieure au RMI) devenue obligatoire pour les entreprisesdu privé?

Ah mais non, c'est vrai, j'suis con, ça ressemblerait trop à un impôt (cette vermine qui ronge nos patrimoines, je vous le rappelle...).



PS: je-ne-sais-plus-qui avait raison, Over-blog c'est pourri depuis que ça a été racheté par TF1, je suis obligée de classer mon article dans cinéma, économie, féminin, high tech, humour, musique, people, sport, voyage... et c'est tout.
En gros, un blog politique militant n'a rien à fouttre là, on vous a dit de parler de loisirs uniquement! Bon,  on vous autorise un peu d'économie, mais seulement si c'est pour donner des astuces pour payer moins d'impôts (cette vermine etc, etc). Allez, va pour l'économie, si je mets humour les gens risquent d'être un peu déçus de pas trouver de
blague de blonde...


PS2 :    un petit exemple d'astuce fiscale

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L'intello du dessous - dans Politique
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