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Soutien

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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 16:32
Grâce à une initiative de l'UFC-Que Choisir, le Conseil de la concurrence a rendu le 30 novembre 2005 une décision par laquelle il condamne les opérateurs mobiles Orange, SFR et Bouygues Télécom. Les trois opérateurs se sont entendus pour se répartir le marché de la téléphonie mobile, ce qui a fixé le prix de détail à un niveau artificiellement élevé durant la période 2000 à 2002!
L'amende qui leur a été imposée n'indemnisera pas les consommateurs qui ont été les premières victimes de cette entente illicite, c'est pourquoi l'UFC-Que Choisir invite tous les consommateurs de téléphonie mobile sur la période 2000-2002 à se manifester et à calculer le préjudice subi sur le site www.cartelmobile.com .
Une excellente initiative pour que les entreprises peu scrupuleuses assument leurs responsabilités vis-à-vis des dindons de la farce-consommateurs. Il faut cependant attendre la décision en appel pour en avoir le coeur net!

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31 décembre 2005 6 31 /12 /décembre /2005 03:25

Le deuxième blog dont je voulais vous parler, c'est celui de Leirn dont voici l'adresse....

http://blogs.bl0rg.net/finis_africae/archives/000996.html

Leirn, elle est terrible... Des fois, je me dis qu'elle lit tellement de livres, qu'elle voit tellement de films, de spectacles, de conférences, etc... qu'un jour elle s'est dit "c'est trop bête, faudrait que je les note". Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec un blog de fou (suffit de regarder la colonne d'archives pour comprendre qu'on la rattrapera pas!! ). La première fois qu'elle m'a mis sur la liste de diffusion de sa newsletter, j'étais très contente... au bout de 5 kros que j'avais même pas eu le temps de lire, alors que dans chacune elle parlait d'au moins un bouquin, 3 films, 2 spectacles, je me suis dit  "c'est pas possible, comment elle fait?"

J'avoue que j'ai toujours pas compris, mais au moins quand je cherche un bouquin intéressant, je sais à qui demander :-P

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31 décembre 2005 6 31 /12 /décembre /2005 01:36

Je sens que ça va être impossible d'expliquer pourquoi j'aime les toiles d' Mline...

Les regards mélancoliques qui contrastent avec l'ambiance colorée et un peu enfantine...

Enfin, je n'ai jamais été une grande critique de peintre, alors je vous laisse découvrir !!

Mline blog d'artiste incertaine

 


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31 décembre 2005 6 31 /12 /décembre /2005 01:25

Tout le monde l'aura compris, je suis plutôt du genre à me perdre dans mes pensées plutôt qu'à m'intéresser aux gens qui m'entourent, voire j'ai un sérieux penchant pour l'égocentrisme...

La plus grosse méga preuve qui me fait honte, d'ailleurs, c'est que j'ai deux amies qui m'ont grâcieusement mises en lien sur leur blog, et qu'ingrate et vile comme je suis, je ne leur avais même pas renvoyé l'appareil!!

On se retrouve donc dans la rubrique "A lire, à voir etc" pour faire connaissance avec deux personnes extra que j'ai rencontrées grâce, faut-il le dire? , aux Chiennes de Garde!  Eh oui, il y a de tout dans ce monde de féministes hystériques et poilues qui pourfendent le macho de base et terrorisent nos hommes politiques (enfin, il paraît, hein... ). Mais halte à l'autodérision, mon engagement auprès des Chiennes de Garde c'est plutôt sérieux; même si j'y ai rencontrées des amies plutôt drôles, je vous assure qu'on ne rigole pas beaucoup devant les lettres d'appel au secours qu'on reçoit... et il m'a fallu beaucoup de servilité stagiairiesque pour avaler les couleuvres qu'on fait subir à la "petite jeune fille" dans le milieu de machos où j'ai fait mes stages! Comment trouver le juste milieu entre révolte et diplomatie?? Faudra que je pense à vous écrire un truc là dessus...

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31 décembre 2005 6 31 /12 /décembre /2005 00:07

Officiellement, un stagiaire ne travaille pas, il apprend. C’est en substance ce que Larcher a répondu à mes collègues de Génération Précaires lorsqu’ils lui ont demandé un vrai statut pour le stagiaire dans l’entreprise, inscrit dans le code du Travail.

 « Un stagiaire ne travaille pas, il apprend… » Ok, je reconnais que c'était le but de départ, mais j'ai comme l'impression que de l'eau a coulé sous les ponts depuis...

 

Un stagiaire, aujourd'hui (en dehors des stages de découverte de l'entreprise) travaille bel et bien. Bien sûr il apprend aussi, mais pas forcément dans une mesure plus élevée qu'un jeune embauché qu'on forme au début de son travail.

 

Ce n'est pas parce que les entreprises veulent de plus en plus des gens immédiatement productifs qu’il faut oublier qu'elles doivent normalement former les travailleurs qu'elles embauchent. J’ai même entendu dire que des anciens de ma promo avaient eu 6 mois de formation en entreprise après avoir été embauchés !! Vous imaginez ?? 6 mois à ne pas être productif et à être payé à un salaire d’ingénieur !! On croit rêver… Il paraîtrait même que dans l’entreprise, on a droit à des jours de formation, et qu’on est payé le même salaire que d’habitude pour aller à des stages où on apprend vraiment quelque chose !! De quoi faire rêver beaucoup de stagiaires, à qui on continue de dire qu’ils ne travaillent pas et qu’ils n’ont pas à réclamer de salaire, et ce même s'ils sont les seuls à mettre à jour les documents qualité de l'entreprise qui lui permettront plus tard d'arborer leur beau label ISO, ce même s'ils conçoivent le site internet qui permettra à l'entreprise d'attirer de nouveaux clients, ce même s'ils sont les seuls à savoir se servir efficacement et rapidement d'internet pour trouver un renseignement... enfin, passons, comme d'habitude je me laisse emporter par mes souvenirs de stage et l'amertume me revient!

 

 

Revenons à notre formation: dans le cas d'une embauche, les entreprises forment le salarié pour en tirer profit quand il deviendra pleinement opérationnel ; dans le cas du stage, elle n'a peut-être pas le temps d'en tirer pleinement profit, ce qui à la limite justifierait qu'elle ne le paye pas à un salaire plein. Mais quand elle l'embauche à la fin du stage ou après la fin de sa formation, elle est bien la bénéficiaire de cette formation qu’elle lui aura donné en stage... au départ, c'est comme ça que les stages devaient être un tremplin vers l'emploi ; la formation de début de contrat se déplaçait vers la période de stage et l'entreprise avait un avantage à embaucher un ancien stagiaire par rapport à un inconnu… Si de plus en plus d’entreprises trouvent que finalement c’est aussi bien de faire tourner des stagiaires sur un poste au lieu de garder la même personne, c’est peut-être que la « formation » dispensée ne prend pas tant de temps que ça , et que le stagiaire est opérationnel plus vite qu’on ne croyait.. non ? Peut-être même que le rapport formation/travail apporté est largement en faveur de l’entreprise. Enfin, moi, je dis ça, c’est juste parce qu’on m’avait appris que les entreprises recherchaient la rentabilité, n’étaient pas philanthropes et faisaient rarement exprès d’avoir un mode de fonctionnement complètement ruineux… Franchement, avoir la moitié de son effectif en stagiaires, si vraiment ce ne sont que des gens qui ne travaillent pas et qui coûtent du temps de formation à l’entreprise, je ne comprends pas que ces boîtes ne coulent pas plus vite !! Dans Capital on en voyait même une qui avait l’air de s’en sortir pas mal comme ça ; elle pouvait vendre ses prestations beaucoup moins chères que ces concurrents… sans blague !

  

 

En tout cas, dire qu'un stagiaire ne travaille pas DU TOUT, et ce dans tous les cas, c'est du fouttage de gueule vis à vis de tous les stagiaires, M. Larcher ! (d’ailleurs, heureusement que je n’étais pas dans la délégation, je crois que j’aurais claqué la porte, personnellement !!!). Il y a quantité de stages où le jeune travaille réellement et apporte un bénéfice à l'entreprise (on a tous fait ce genre de stages et on en connaît tous). La preuve, c’est qu'avec mon bac+5 ingénieur et mon mastère spécialisé on m'appelle encore pour des stages, et que visiblement on est embêté que je dise non (eh oui, y a pas beaucoup de vraies formations qui font des stages en janvier…). On ne s'offusque pas que je demande un CDD (sous entendu, "oui oui c'est tout à fait un travail qui pourrait être donné à un vrai salarié") mais bien sûr c'est impossible pour des raisons de budget (sous entendu "ce qu'on veut, c'est quelqu'un qui nous fasse du bon travail, mais qui ne nous coûte pas grand chose"). Alors si les ministres persistent à croire que les stagiaires ne travaillent pas, c'est qu'ils sont sur leur nuage et on est là pour les aider à en descendre.

 

 

  

Sur un autre plan, je continue à penser que tant que le stage se fait sur les périodes de vacances des étudiants, il ne doit pas être un facteur d'appauvrissement par rapport à des boulots alimentaires. Sinon, l'inégalité est criante entre ceux qui peuvent faire des stages intéressants à mettre sur le cv sans être payés et ceux qui seront obligés de se rabattre sur des jobs alimentaires parce que c'est pour eux le seul moyen de financer l'année suivante. Et je ne parle même pas des stages obligatoires (là, je pense que c'est aux universités et écoles d'intervenir pour que la rémunération soit au moins DECENTE! )

 

 

 

Donc M. Larcher est fier de nous présenter l'élaboration de sa nouvelle charte... signée par : le ministère de l'éducation nationale, le ministère du travail, et les syndicats patronaux...

En tous cas, leur charte ne peut pas être sérieuse à partir du moment où ils oublient complètement les organismes de formation. A ce que je sais, ce n'est pas le ministère de l'Education Nationale qui a décidé que les écoles de commerce pourraient décider de faire des années de césure! (ok, faut que je me renseigne...)  Donc leur charte sera bancale puisqu'elle ne sera même pas signée par les principaux responsables de l'accroissement du nombre de stages, à savoir les Grandes Ecoles. Ok, je m'avance en disant ça, mais ce qui est sûr c'est que si elles ne s'engagent pas à cesser de demander toujours plus de stages obligatoires, les universitaires continueront de suivre leur mouvement et les CV avec 10 stages deviendront la norme! Quand j'ai commencé, tout le monde croyait sincèrement qu'il était interdit de faire des stages de plus 6 mois. Les grandes écoles de commerce sont arrivées par là dessus, et ont instauré le top de la concurrence déloyale pour trouver un premier emploi: l'année de césure!! Moi, bêtement, je croyais qu'on autorisait les élèves à aller travailler un an en entreprise avant leur dernière année.. Après tout, pourquoi pas; c'est vrai que les études c'est long et que ça fait pas de mal de remettre les pieds dans le monde réel pendant un moment entre deux années... Il a fallu que Génération Précaire apparaisse pour que je m'apperçoive que non, l'année de césure n'est pas une année de travail mais une année de stage!!! Explosés les 6 mois (qui n'avaient rien de réglementaires mais qui étaient au moins communément admis). Voilà la porte ouverte aux stages de fin d'études de 12, 18 voire 24 mois, soyons fous!!  Bien sûr l'école de commerce, elle , n'accepte pas ça pour ses propres élèves (eux, ils doivent pouvoir montrer qu'ils ont été embauchés moins de 6 mois après la sortie, c'est la réputation de l'école qui est en jeu!!) mais pour ceux qui rament derrière, les "petites grandes" écoles, les facs, les DESS, masters, etc... Le seul moyen d'avoir l'air de quelque chose face à un "jeune diplomé" avec 2 ans d'expérience, c'est de faire un stage de 24 mois en fin de cursus!! voire deux de 12 mois, voire 4 de 6 mois... voire de faire des stages jusqu'à plus soif, jusqu'à se rendre compte qu'on l'aura jamais, le vrai boulot , et qu'on ne nous propose plus que des stages!!!

Donc bon, le ministre de l'éducation nationale, le patron du medef et tous ses potes pourront toujours signer une charte, je ne suis pas sûre qu'on soit vraiment en phase avec le problème, là...

Un peu de sérieux , M. Larcher!!

 

 

 

 

Nous avons besoin que le stagiaire ait un STATUT dans l'entreprise, c'est le problème que nous dénonçons depuis le début, et la charte ne résoudra pas ce point crucial. On ne peut pas continuer à considérer qu'un stagiaire est élève d'un établissement alors qu'il n'y va quasiment jamais, qu'aucun prof ne s'en préoccupe sauf dans de rares cas pour lire le rapport de stage, qu'aucun lien sérieux n'est fait entre le maître de stage et l'établissement d'enseignement, etc. Continuer à dire que le stagiaire est élève dans les situations auxquelles on assiste aujourd'hui, c'est du n'importe quoi! Le stagiaire se retrouve à n'être ni étudiant ni travailleur, c'est à dire qu’il est clairement dans une situation où il ne sait plus vers qui se tourner en cas de problème. Seule une loi qui lui donne un statut dans l'entreprise peut régler ça.

PS: cette diatribe n'est que la mienne, je ne parle pas ici au nom de Génération Précaire, qui est un collectif démocratique où les positions sont discutées avant déclaration.... à voir sur http://www.generation-precaire.org

 

 

 

 

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 19:19
Cher Père Noël

J'ai pas été très sage cette année, et puis j'ai pas toujours respecté les règles de grammaire. Alors oui, je sais qu'on dit "je n'ai pas été très sage" et "je n'ai pas respecté" mais tu sais, Père Noël , de nos jours c'est pas très "in" de parler le français tout bien comme il faut...  Quand ma mamie me demandait "Veux-tu quelque chose à manger?" ça se voyait bien que Mamie elle parlait pas beaucoup avec les jeunes... Même dans les cours de français langue étrangère on apprend à dire "Est-ce que tu veux manger quelque chose?" ...

Enfin passons:

Alors cher Père Noël voilà ce que je voudrais pour Noël:

-un code du Travail
Je voudrais voir si  y a vraiment rien sur les stagiaires, parce que c'est quand même pas possible qu'ils aient fait une bourde pareille dans le code du Travail !!
Et puis aussi, je voudrais savoir à quoi servent exactement les boîtes d'Interim, parce que ça fait deux fois qu'on me dit de m'inscrire dans une boîte d'interim pour pouvoir m'embaucher, et moi je croyais que si la boîte d'interim elle gagnait presqu'autant que l'interimaire c'était parce qu'elle s'était donné du mal pour chercher des bons candidats, et qu'elle se donnait du mal pour leur trouver du travail qui corresponde à leurs envies et leurs compétences.. enfin comme dans la pub quoi! Là, la boîte d'interim elle a même pas le temps de me recevoir, elle a fait ma fiche par téléphone et elle me dit d'aller sur le site internet pour cliquer sur "accepter la mission". Dire qu'ils sont prêts à la payer tout ça , rien que pour pas me faire un CDD...
Je suis pas sûre que je comprendrai mieux avec un code du travail, mais on sait jamais...


-un code de l'Environnement
Comme ça je pourrai photocopier des pages pour mon ancien maître de stage et pour son directeur.

-un bouquin de Pierre Bourdieu: "La Noblesse d'Etat: Grandes Ecoles et esprit de corps"
J'en ai lu des passages à la Bibliothèque la dernière fois, quand j'essayais de faire un devoir sur le responsabilité sociale des Grandes Ecoles... Bon, bien sûr, finalement j'ai pas fini le travail, de toutes façon j'avais que jusqu'à la semaine dernière pour le faire, mais Père Noël, si tu m'avais offert ce bouquin à 17 ans, je me serais sûrement pas inscrit dans une école d'ingénieurs... T'as été vache sur ce coup là..

- un casque avec un micro, mais un qui marche! Comme ça je pourrai faire tout plein de missions de télé-enquêtrice et j'aurai même pas besoin de crier, et j'irai vachement plus vite que les autres parce que je serai pas obligée de raccrocher parce que j'entends rien...

- une facture de téléphone avec mon nom  et mon adresse dessus, et pas une facture de téléphone portable
Comme ça je pourrai m'inscrire sur les listes électorales. La dernière fois, non seuement la dame elle a pas voulu m'inscrire, mais en plus elle a eu l'air étonnée quand je lui ai dit que toutes les factures étaient au nom de mes parents. Je savais pas qu'on pouvait nous reprocher de faire semblant d'habiter où on habite si on payait pas l'électricité et le téléphone. Par contre j'ai encore le droit de voter dans le bled où y avait le campus de mon ancienne école, alors que j'habitais même pas dans le village et que j'y connais personne... J'avais pas tellement tort quand je disais que j'habitais nulle part...

- une adresse de psy qui fait pas attendre des heures dans sa salle d'attente et qui donne des rendez-vous à des heures où je peux y aller même si je travaille.

Je pense que déjà, avec tout ça, ma vie elle sera vachement plus cool.

A bientôt Père Noël

PS: laisse tomber les babioles, les fringues, tout ça... oublie pas que maman est accro des sites de vente par correspondance. D'ailleurs si tu pouvais faire quelque chose pour qu'ils perdent tous leurs fichiers, ça me ferait drôlement plaisir...
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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 18:48

On parle souvent de ces demandeurs d'emploi qui ne veulent pas prendre n'importe quoi, qui n'acceptent pas les postes qu'on leur propose, qui ne sont pas assez mobiles, pas assez formés, ou formés dans des domaines qui ne sont pas vraiment utiles pour l'entreprise, etc... On va même jusqu'à les sanctionner; au deuxième refus d'une offre de l'ANPE, radiation!

Quand je pense qu'une amie juriste qui voulait se réorienter pour être institutrice (ce qui supposait déjà une perte de revenus pour elle et une prise de risque) s'est vu proposer une offre d'employée de cantine, je prie pour que le nombre de personnes à qui on propose ce genre d'emplois -en parfaite adéquation avec leurs compétences , soit dit en passant- soit le plus faible possible!

Mais on parle peu de la frilosité des employeurs. J'ai failli m'étouffer de rire en entendant parler d'un garage qui recherchait un mécanicien avec 10 ans d'expérience et se plaignait de ne trouver personne! La frilosité des entreprises, elle, se trouve dans la peur d'avoir à former un tant soit peu son personnel! Il n'y a pas assez de conducteurs d'engins, la belle affaire!! Si on ne demandait pas un diplome et 10 ans d'expérience je pense qu'on en trouverait plus aisément , non? Ca ne doit pas prendre des années à former, un conducteur d'engins, quand même!! Il paraît bien plus probable qu'on manque d'employeurs prêts à remplir leur obligation de formation!!Parce qu'il y a une obligation de formation, oui oui, je ne plaisante pas. Bien sûr tout le monde l'avait oublié, et qui ose encore demander les formations que son employeur ne lui donne pas, dans ce monde du « il y en a 10 qui attendent dehors pour ta place!! »?

Pourtant, niveau formation, certaines entreprises sont championnes! Il n'y a qu'à voir le nombre de stagiaires qu'elles forment par an! C'est extraordinaire, elles ne s'accordent pas un instant de repos entre deux jeunes à former... Oui, bien sûr, former, le mot est peut-être un peu fort quand on prend un étudiant de deuxième année d'école de commerce pour faire du démarchage téléphonique, ou qu'on livre son service informatique à un ingénieur en fin de cursus... D'ailleurs, elles sont curieusement extrêmement exigentes sur le niveau initial des jeunes qu'elles souhaitent former! Niveau bac+3 minimum, bac+5 souhaité, bilingue voire trilingue, autonome, rigoureux, organisé, ayant déjà plusieurs stages dans le secteur à son actif, on se demande presque ce que l'entreprise va leur apporter, à part la fameuse expérience tant réclamée par toutes ces entreprises qui ne trouvent pas chaussure à leur pied!!!

Et de culpabiliser les chômeurs par des annonces du genre «  x millions d'offres d'emploi par an ne sont pas pourvues!! » Il faudrait peut-être se pencher sur ce qu'on recherche dans ces offres d'emploi. A force de demander des moutons à 5 pattes, il se peut que les moutons à 4 pattes n'essayent même plus de postuler...

Peut-être aussi qu'il faudrait prendre en compte les envies légitimes de progression... Après 5 ans comme préparateur de commande, vous ne croyez pas qu'on peut légitimement avoir envie de monter un peu plus haut dans la hiérarchie? A quoi sert alors de demander dans les agences d'interim des préparateurs de commande, 5 ans d'expérience minimum exigée?? Je ne dénigre en rien les opérateurs spécialisés qui le restent toute leur vie, mais don peut comprendre que même en restant au SMIC on puisse avoir envie de varier un peu... Surtout que le jour où on aura réussi à automatiser les préparations de commande, on reprochera à ces préparateurs super expérimentés de ne pas être assez polyvalents....

 

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15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 15:44
Il paraît que Michel Villette a écrit en 1994 un bouquin qui s'appelait  "l'Art du stage en entreprise". Pourquoi je n'en ai pas entendu parler.. pfff on nous cache tout, on nous dit rien!!!


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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 04:09
Il est 3h13 quand je commence à écrire. Et il  y a deux minutes, j'étais dans mon lit, parfaitement éveillée, en train de lister point par point ce que j'aimerais reprocher, si j'osais, à la grande école qui m'a accueillie ces deux dernières années (enfin, surtout la première... vous allez comprendre pourquoi). Je jouais une vraie pièce de théâtre dans ma tête; ça m'a toujours paru très étrange cette volubilité dans des scènes imaginées, que j'ai assez rarement dans la "vraie vie". Il est rare que je laisse exploser ma colère, rare même que je dise au moment opportun les choses qui me touchent ou me dérangent. Même si j'essaye de changer tout ça, ma position a souvent été le calme stoïque.
Mais dans certains moments, la colère prend le dessus, et c'est moi qui en fais les frais. Au lieu de dormir, je boue intérieurement, je me venge en parole vaines et silencieuses de toutes les humiliations qu'on fait subir quotidiennement à ceux à qui l'éducation a appris à ne pas faire de vagues.

Cette nuit, l'objet de ma colère, c'est cette école. Un grand nom, une grande marque, un symbole de l'élite paraît-il... Un symbole d'autosuffisance en réalité. "Nous sommes les meilleurs donc nous avons droit aux meilleurs élèves. Nous sommes les meilleurs donc les élèves acceptent de payer très cher (en travail mais aussi en espèces sonnantes et trébuchantes) le droit de suivre un enseignement dans nos murs. Nous sommes les meilleurs donc notre image est une véritable marque dont il faut prendre soin (nous sommes les rois du marketing, d'ailleurs). Nous sommes les meilleurs donc nos étudiants se doivent d'être irréprochables en dehors de nos murs (même si dans l'espace fermé de nos soirées tout à fait privées ils ont droit à tous les excès, voire pire). Nous sommes les meilleurs donc certaines offres d'emploi ne se transmettent qu'à ceux qui ont payé leur  dime à la vénérable association des anciens (mieux  vaut ne pas risquer une contamination par de quelconques candidatures n'émanant pas du saint des saint, vous comprenez... Et il faut bien qu'il y ait quelques avantages pour ceux qui restent fidèles à la vénérable association des anciens...). Nous sommes les meilleurs donc nos étudiants se doivent, lorsqu'ils recoivent une personnalité importante (entendez: financièrement parlant) de ne pas émettre la moindre critique, de ne pas poser la moindre question gênante, quand bien même cela ferait partie du sujet même du débat..."Je me rappelle encore de la remontrance de ma responsable pédagogique après que j'aie osé poser une question sur la bonne gouvernance des banques (allusion à peine masquée, j'avoue, aux déboires du Crédit Lyonnais) au directeur... d'une Banque. C'est vrai , j'oubliais que c'était à lui que nous devions notre formidable voyage d'étude en Afrique... Mais si la responsabilité sociale des entreprises, l'éthique et le développement durable faisaient justement l'objet de notre rencontre, cette question était-elle réellement saugrenue? Si les représentants de l'école se permettent de nous présenter comme de "futurs dirigeants" alors que nous peinons déjà à trouver un stage qui nous permette de nous loger décemment, qu'est-ce qui devrait m'empêcher de jouer le jeu et de lui poser la question d'égal à égal, de "futur dirigeant" à dirigeant que seul l'âge sépare? Quelle prétention, n'est-ce pas... !
C'est ça, être dans une grande école; devoir jouer en permanence au "futur dirigeant" même quand on ne sait même pas si on pourra rembourser son emprunt, montrer partout à quel point on est quelqu'un de brillant pour faire rayonner l'image de l'école... et surtout disparaître du paysage quand les choses tournent mal.
Je suis ulcérée par la manière dont on m'a évincée quand la dépression a montré le bout de son nez. Ecoeurée qu'on ait aimablement proposé à ma maître de stage que je me mette en arrêt maladie jusqu'à la fin de la convention de stage pour qu'elle n'ait pas à assumer le spectacle d'une difficulté de vivre qu'elle n'avait pas le courage de voir. Ecoeurée que personne n'ait évoqué le fait que vivre dans une région inconnue,  à 50km de son boulot, sans autre moyen de transport qu'un train toujours en retard et une navette qui ne fait pas d'heure sup pour rattraper les déboires de la SNCF, et avec 350 euros pour tout défraiement, ait pu être une circonstance aggravante.
Un stagiaire n'est pas salarié parce qu'il dépend encore de son école d'origine... paraît-il... Est-il normal que cette école d'origine ne propose pas d'autre solution qu'un arrêt maladie dont la durée n'est pas fixée par le médecin mais par deux personnes qui cherchent surtout à se débarasser de toute responsabilité? Est-il normal qu'au lieu de trouver un moyen pour que le stage se termine dans de bonne conditions, ou qu'un autre stage soit effectué, on botte en touche et se débarasse de l'étudiant?
Tout ça pour, en plus, annoncer quelques mois plus tard que le congé maladie ne vaut pas pour validation du stage et qu'il faut en refaire un autre! ( et avec toujours aussi peu d'aide à la recherche...)

Aujourd'hui j'ai fait mon deuxième stage, j'ai deux avis positifs de mes maîtres de stage (aussi bien du premier que du deuxième, comme c'est étrange...) mais je n'ai pas rempli une des clauses pour obtenir mon diplome. Je n'ai pas fait leur fameux mémoire de fin d'études, celui qui pourrait faire leur fierté s'il était publié. Pourquoi? Parce que j'aime me saborder moi-même? Oui, peut-être. Mais surtout parce que je n'ai plus aucune envie de faire le moindre effort pour eux. Je trouve que je leur ai donné beaucoup pour peu de choses en retour. Quand j'ai envoyé le plan définitif de mon mémoire à mon pseudo directeur de thèse l'an dernier, il avait dû me juger morte, il n'a jamais répondu sous prétexte que je n'allais pas la soutenir cette année-là.

Depuis j'ai travaillé sur d'autres sujets, j'ai eu d'autres idées, j'ai au moins 3-4 mémoires inachevés dans mon disque dur. Mais à quoi bon, honnêtement?  Qui a instauré cette règle selon laquelle il est interdit à un directeur de thèse de prendre des nouvelles de son élève quand celui-ci n'en donne pas?
Sera-t-il payé autant pour avoir attendu gentiment que je me manifeste que quelqu'un qui aurait simplement pris de mes nouvelles et m'aurait soutenu dans le choix de mon sujet, dans mes recherches de documents, dans la rédaction de ce travail? Quel était son rôle exactement dans cette mascarade?

Alors oui, je sais, j'ai tort, c'est mon propre diplôme que j'ai mis à la poubelle en n'ayant pas harcelé mon directeur de thèse et en n'ayant pas rendu ce travail. Mais pour être honnête, je ne serais même pas fière de montrer ce diplôme à qui que ce soit.
Je suis fière de la réflexion que j'ai menée au cours de ces deux ans, je suis fière d'avoir choisi de me former sur des sujets qui me paraissent plus qu'essentiels, je suis fière des quelques pages que j'ai écrites mais qui ne rentrent pas dans les critères imposés pour avoir le nom de "thèse professionnelle", et je me fiche éperdument de ne pas avoir le droit de cotiser des sommes dingues chaque année pour appartenir à la vénérable associations des anciens. Mes cotisations iront à d'autres causes et ... "c'est pas plus mal" (comme dirait mon ami). J'ai vu lors de leur dernière assemblée générale que certains pouvaient se permettre de donner des millieurs d'euro à cette mafia respectable, je sais que ma maigre contribution ne manquera pas. Certes, je perds un point de vue imprenable sur les puissants de ce pays, mais c'est vraiment tout ce que je regrette... hormis le fait que je n'ai toujours pas su dire en face aux responsables de mon école ce que je vous dis là...

Fasse la fée du net qu'ils lisent cette page un jour...
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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 09:18
La semaine dernière fut un peu chargée. J'ai goûté aux joies du boulot de télé-conseillère, télé-enquêtrice plus exactement dans mon cas...
Pour être honnête, après 8 heures passées le nez sur un écran et un casque sur la tête non-stop, je n'avais aucune envie de rallumer mon ordi... Lobotomisée...
Alors quelques conseils à l'usage des personnes sondées par téléphone:
1. Même si la personne qui vous appelle a l'air très gentille, attentionnée , etc. inutile de lui raconter votre vie, elle n'écoute pas. L'oeil rivé sur le compteur de minutes, elle est juste en train de se demander comment passer à la question suivante sans trop vous froisser, histoire de rattraper sa moyenne.
2. quand elle vous dit que le questionnaire va durer 3 minutes... croyez là!! Elle en fait 100 par jour, elle sait exactement combien de temps ça dure, et si vous mettez plus, c'est vraiment que vous avez réfléchi pendant 3 plombes à chaque question. Pour mon questionnaire aux garagistes: 1minute 30 pour les plus performants, 4 minutes pour ceux qui prennent le temps de calculer combien ils ont réellement consommé d'huile à l'année, une moyenne située à 2 minutes 50!
3. Pas la peine d'expliquer pourquoi vous ne souhaitez pas répondre: je me suis rendue compte que les gens mettaient presque autant de temps à s'expliquer que ceux qui répondent directement au questionnaire.

Bon après, y a tous les secrets que j'aurais préféré ne jamais découvrir... Du genre "bonjour, je suis Unetelle, de la société Truc". Ne vous y trompez pas , Unetelle ne s'appelle aucunement Dominique Delcourt, ça c'est le nom bidon choisi par le centre d'appel pour que ça marche aussi bien pour les filles que pour les garçons. Votre intelocuteur/interlocutrice a 7 chance sur 10 de s'appeler Amina, Karim ou même des prénoms dont vous ne connaissiez même pas l'existence... J'ai trouvé ça hallucinant : c'est quelque chose d'entendu et de tout à fait assumé que si on a un nom à consonnance un peu trop exotique, il vaut mieux faire semblant de s'appeler Julien ou Céline si on ne veut pas se faire raccrocher au nez. Alors pas de discrimination dans le recrutement; tant que vous êtes bien né en France et que vous n'avez aucun accent bizarre tout va bien, mais surtout n'allez pas appeler les clients sous votre vrai nom, malheureux!!
Moi ça me paraissait tellement bidon de faire semblant de m'appeler Dominique que j'ai fini par reprendre mon vrai nom; j'ai bien tenté d'autres noms d'emprunt, mais aussitôt Dominique Delcourt revenait à l'assaut, un véritable automatisme, plus moyen de m'en débarasser!! A force de le voir écrit dans le script, je me demande si au prochain entretien d'embauche, je ne vais pas arriver en disant "Bonjour, je suis Dominique Delcourt, du magazine Réparation Atelier..oups!"

J'aurais cru aussi que quand on faisait de l'appel téléphonique son coeur de métier, on avait du matériel de pro... que nenni!! Un vieux casque type walkman, un micro intégré, un fil branché sous le téléphone, et vogue la galère! Et encore j'avais de la chance, j'avais un écouteur sur chaque oreille; le minimum syndical c'est un seul écouteur (sans doute pour mieux entendre le chef d'équipe qui se fiche royalement de te déranger en plein appel pour te dire "ouais, c'est bien, t'es déjà à la question 10 en 1 minute 20, allez...!"). Pitoyable...
Je n'oublie pas bien sûr le réseau qui saute toutes les deux heures: tout à coup, alors que la fiche de votre correspondant est sensée s'afficher sur l'écran, plus rien, ordinateur à 1 page par minute, et vous qui essayez de rattraper le coup "heu oui, donc, je vous ai déjà dit que je vous appelais pour le magazine Réparation Atelier..? " jusqu'au plantage fatal: "Excusez-moi, mon ordinateur a planté, on essayera de vous rappeler, au revoir monsieur!!"
C'est comme ça que les pauses ne se font plus en fonction du nombre d'heures passées à travailler mais en fonction des pannes de réseau. Vous aviez donné rendez vous à votre copain pour manger à 13h? Tant pis pour lui, le réseau plante à 12h15, obligation d'aller manger avant 13h15!

Est-il utile de vous dire que pour ce boulot, j'étais quand même payée deux fois plus que pendant mon stage...?
Au moins, je connais les vraies priorités de la société, comme ça...
D'ailleurs, à quoi va réellement servir ce questionnaire? Seul l'avenir nous le dira... Si vous voyez une grande enquête sur les réparateurs mécaniciens dans le prochain numéro de Réparation Atelier, surtout dites le moi! Ca me rassurera de savoir que je n'ai pas seulement servi à filer des infos à un vendeur d'enseignes Toyota ou Top Garage!

L'intello au 36e dessous...


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