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Soutien

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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 15:25
On m'a fait suivre aujourd'hui ce texte, paru dans le journal d'une association d'une Grande Ecole de Commerce que je n'ai pas envie de nommer parce que ce qui est décrit est tellement commun à toutes les Grandes Ecoles que son nom n'apporte rien... Et vu que je connais la susceptibilité de certaines des personnes qui les dirigent, y enseignent, ou y sont élèves, je préfère ne pas avoir à discuter avec eux du caractère ironique et un peu méprisant de ce texte. Mais je l'ai adoré, alors je vous le livre, avec l'accord de son auteur, après des petites modifications d'anonymisation.

Qu’il est plaisant de voir tous les petits Etudiants en Ecole de Commerce, déguisés pour l’occasion avec plus ou moins de bonheur, arpenter d’un pas fiévreux la belle moquette bleu corporate qui recouvre les couloirs de l’Ecole. Les Forums Entreprises sont un moment d’émerveillement pour qui sait regarder d’un œil naïf.

Partout où se pose le regard, dans la marée bleu nuit des costumes et cravates parfois de mauvais goût, mais avec constance d’un conformisme triste, d’une résignation et d’une soumission ostensible, on peut observer ces mêmes joues tendres, ces mêmes espoirs, ces mêmes doutes et ces mêmes croyances, nimbées d’une vague odeur rance d’égoïsme rampant.

La plupart ont l’allure incertaine des marcheurs perdus. Même les plus arrogants, ceux qui se parent de leurs certitudes pour oublier qu’ils ne savent rien, ces étudiants là, le cou enflé comme des jabots trop rouges de petits coqs de très basse-cour, hésitent. Serai-je à la hauteur de mes ambitions ? Suis-je aussi bon que je prétends l’être ?

Ils doutent, et lorsque la lumière passe sur leurs visages, le reflet du reste du monde luit sur leurs traits encore enfantins. Car le drame est là. C’est l’ombre noire qui étend ses ailes sur ces carrefours, sur ce tremplin vers l’avenir comme dit le directeur. Le reste du monde est là qui attend, veille, observe, grouille dans les coulisses des horizons forcément lointains.

Comme la logique libérale était rassurante tant que l’on était persuadé d’être les meilleurs. La compétition mondiale ? Pas de problème ! Tant qu’elle ne touche que la piétaille non qualifiée. Mais l’intégration économique s’est poursuivie inlassablement, avec ce rien d’obstination lente qui fait la véritable essence des forces inéluctables. Et aujourd’hui, un Etudiant en Ecole de Commerce dans un Forum Entreprise, c’est un apprenti manager, le cerveau plein de rêves décrépis d’une ancienne bourgeoisie en fin de règne, le ventre légèrement arrondi par trop de bières, l’œil un peu cerné de trop de fêtes étudiantes, et le cerveau un peu mou d’avoir trop peu réfléchi ; parce que bon, on a déjà travaillé en prépa, quand même ! Et ce jeune égaré se sait en compétition avec des milliers d’étudiants de Chine, d’Inde, du Japon ou des Etats-Unis, qu’il suppose mieux formés et plus travailleurs que les nantis bouffis d’orgueil de son école.

La haine de soi francophobe distillée par les media, cette chanson sans fin du Déclin, le jeune s’en est fait l’écho, jusqu’à douter de lui-même. Car après tout, malgré tout ce qu’il prétend et pense, il est français jusqu’au bout de ses ongles. Et que vaut un petit Français dans le monde des Chinois et des Indiens ?

                                                                      J.L.

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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 10:26
En matière d'insertion des jeunes diplomés, je n'ai pas l'impression que les CNE/CPE amélioreront quoi que ce soit. Les offres de stage ont déjà remplacé les offres pour jeunes diplomés. Et les stages seront toujours moins chers que les CNE ou CPE.
Ce n'est pas la peur de ne pas pouvoir se séparer d'un salarié qui pose problème, sinon on se verrait au moins proposer des CDD, c'est simplement qu'on estime qu'un jeune ne vaut pas un "vrai" salaire... En fait, de plus en plus, on estime que personne ne vaut un "vrai" salaire, mais on ne peut plus agir sur les salaires de ceux qui sont déjà embauchés en CDI et qui ont accumulé de l'ancienneté dans des périodes plus fastes; alors on essaye de se rattraper sur ceux qui ne sont pas encore embauchés.
Les jeunes ne sont pas responsables des situations où les employeurs se sentent pieds et poings liés par un CDI (certains en arrivent même aux extrêmités de la mise au placard, du harcèlement moral pour amener un salarié à démissionner). Mais ce sont les jeunes qui en paient les frais. Et les CDI qui "encombrent" les employeurs au point de leur faire avoir en horreur l'idée d'embaucher, je ne pense pas qu'il s'agisse en majorité de CDI datant de moins de 2 ans.
Alors non, je ne pense pas que le CNE ou CPE change quoi que ce soit.
Les jeunes, indépendemment de leur motivation et de leur valeur, continueront à faire les frais de ce que les employeurs considèrent comme des entraves à la liberté d'entreprendre (à savoir ce qu'ils appellent "les lourdeurs du Code du Travail"). Tant qu'il n'y a plus moyen de dire "si vous ne me donnez pas des garanties pour l'avenir, j'irai voir si l'herbe est plus verte ailleurs", même le jeune le plus brillant et le plus prometteur ne peut plus se permettre de négocier quoi que ce soit.
Les stages ont pris trop d'ampleur, la notion de stage comme "première expérience en entreprise" a été trop dévoyée pour qu'on puisse revenir en arrière.
Les cabinets de conseil devraient manifester eux-mêmes contre les stages-missions à des prix défiant toute concurrence. Je ne compte plus les entreprises qui veulent se certifier ISO 9001 ou 14001 et qui font rédiger leurs documents par des stagiaires, ou qui font faire des pré-diagnostics par des étudiants. Mais ils ne le font pas, car parfois ils profitent eux-même de stagiaires pour développer leur activité, voire pour réaliser les études qu'ils n'ont pas le temps matériel de faire.
Bien sûr, il y a des ratés, des étudiants qui ne font pas un travail exploitable, ou qui passent leur stage à surfer sur internet sans aucun apport pour l'entreprise (souvent, ceux-là sont en stage obligatoire, n'ont pas trop peur pour leur subsistance et se disent qu'ils préfèreraient être sur la plage à dépenser l'argent de leur compte épargne alimenté par leurs parents depuis leur naissance...je le sais, j'en ai fait partie!) . Mais vu le peu d'investissement que demande un stagiaire - 17.5 euro par jour pour mon dernier stage à comparer aux 300 euro/jour (grand minimum) d'un consultant - on peut se permettre de griller  cette cartouche et de tenter plus tard avec un autre étudiant plus consciencieux.
J'ai même vu organiser des concours de mémoires de master dont on récupérait les dossiers pour les vendre aux entreprises des secteurs concernés, sans même que les étudiants en soient informés.

C'est ça la mondialisation; certains rêvent que tout le monde soit payé au prix d'un travailleur pakistanais. Enfin, surtout les jeunes prétentieux, les jeunes cons, les jeunes voyous, etc, etc. enfin tous ceux qui ont le malheur d'être encore jeunes. Et plus la classe d'âge dominante vieillit, plus les jeunes restent jeunes vieux. A 35 ans, on est encore jeune..pour que les 55 ans puissent se sentir dans la force de l'âge, que le président puisse ne pas se sentir vieux, et qu'on ne puisse plus se permettre de dire que les sénateurs et académiciens sont séniles.
Allongement de la durée de vie, étirement de l'adolescence des jeunes, encore forcés à 30 ans de demander les bulletins de paye des parents pour louer un logement, même quand ils ont un salaire eux-mêmes.
Quand je pense que j'ai voté il y a un peu plus d'un an sur un texte écrit par le mec qui était déjà président de la République quand je suis née, comment ne pas se dire que ce sont toujours les mêmes qui tirent les ficelles, et que ça n'en finit plus..? J'ai souvent trouvé que les jeunes qui m'entouraient étaient cons, alors je n'ai pas du tout envie de faire du jeunisme idiot, mais même quand je rencontre des jeunes qui ont des vraies qualités (et c'est le cas de ceux qui ont lancé le mouvement de Génération Précaire), la chose qui nous rassemble c'est l'impossibilité de se projeter dans l'avenir. Je trouve ça assez désespérant.
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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 00:00
Je suis désespérée...

A quoi va me mener la ridicule mission d'interim de 2 mois que je fais  en ce moment? Ca ne fait que m'imposer des horaires auxquels j'aurais bien d'autres choses à faire (entretiens de recrutement, salons pour rencontrer des entreprises, élaboration d'un projet personnel de création d'entreprise, pourquoi pas? )

Au lieu de ça, je fais soi disant une analyse environnementale que personne ne lira, pour une structure où le système qualité est déjà bancal par manque de conviction de l'encadrement , et où personne ne reprendra le flambeau pour monter un vrai système de management environnemental.

A quoi ça sert? Ca sert à ce que la direction de la boîte puisse clamer partout que son entreprise aura  certifié son système de management environnemental dans 5 ans, alors qu'elle s'est donné si peu de moyens pour y parvenir ...

Le document de la direction à destination des responsables de sites pour la mise en place de leur management environnemental précise texto qu'il est inutile de faire appel à un cabinet de consultants pour l'analyse environnementale et qu'il vaut mieux faire appel à un stagiaire d'école (moins cher).

C'est comme ça qu'à la première proposition de stage que j'ai eue dans cette entreprise, on m'a expliqué que le site était certifité ISO 14001, mais que le système de management environnemental avait été rédigé par quelqu'un qui n'était plus là (je ne savais pas encore que c'était un stagiaire), qu'il était ingérable, qu'il y avait trop de critères à prendre en compte, que le "responsable" environnement était un gars qu'on avait mis là au placard et qui n'avait pas du tout envie de s'en occuper. En gros, "help, aidez-nous, mais on doit vous dire que même si vous faites du bon boulot on n'a que de l'interim à vous proposer pour la suite". Et moi, bonne poire qui adore les causes perdues, je n'ai même pas choisi d'aller sur ce site là, mais sur un autre où il n'y avait encore rien de fait en terme de management environnemental. Et finalement c'est pire.

Tic tac, plus que 26 jours. Et tout le monde est focalisé sur l'audit qualité qui arrive, donc l'environnement, autant dire qu'on s'en fout. Comment je fais dans cette ambiance pour transmettre le flambeau?  Comment je fais pour que tout ça ne soit pas qu'un coup d'épée dans l'eau?
Et puis en mars, je retourne à mon cher chomage...
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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 13:52

Je ne connais pas ce type. C'est peut-être le dernier des connards, d'ailleurs j'ai pas beaucoup d'admiration pour tout ce qui affiche BNP Paribas... Et puis, depuis que j'ai foiré lamentablement mon oral d'ingénieur territorial, faut avouer que j'ai pas le moral et que les neurones sont en berne. Mais ce gars-là, je suis tombée sur son article par hasard (il se trouve qu'il parle de "génération" et de "précaire") il faut bien avouer qu'il tape dans le tas et qu'on finit par se poser des questions... le petit laïus sur les 35 heures , cause de tous les maux, ne me donne pas envie de l'aimer, tellement c'est un argument "tarte à la crème" de droite , qui tape sur un truc de gauche pour le plaisir.


Mais en dehors de la recherche des responsabilités, j'ai peur du désespoir des jeunes. J'ai peur de mon propre désespoir. J'ai peur des gens qui disent que le "développement durable" est à la mode et qui ne comprennent pas que pour notre génération, ce n'est pas une mode, mais une question de survie. J'ai peur des riches de plus de 50 ans qui roulent en 4x4 de luxe, qui prennent l'avion 3 fois par semaine pour affaire, qui partent dans les îles 5 fois par an et pour qui le réchauffement climatique est une chimère "à la mode". J'ai peur de Chirac quand il parle de l'arme atomique.

Je vous jure, j'ai peur.


25/01/2006

La chronique

L'euthanasie de la jeunesse
L'Expansion

Du jamais-vu dans l'histoire : la dette mondiale, publique et privée, représente 141 % du PIB mondial, vient d'annoncer le FMI. Pourtant, on ne s'en rend guère compte, car la hausse de la dette, qui se fait au détriment des générations futures, accompagne le vieillissement démographique et l'évolution vers un capitalisme de plus en plus patrimonial et mondialisé. Depuis vingt ans, la valeur des patrimoines, dont la concentration est proportionnelle à l'âge, progresse plus vite que les revenus. La mondialisation explique l'absence d'inflation, donc les bas niveaux de taux d'intérêt et, partant, la forte valorisation réelle des patrimoines, alors que le vieillissement pousse à la privatisation progressive des systèmes de couverture publique des risques vieillesse et santé.

Les Etats-Unis compensent leurs déséquilibres financiers par des créations d'emplois, une mobilité sociale et un effort d'investissement substantiel dans les activités d'avenir et dans l'économie de la connaissance. Rien de tel en France. Etudiants, les jeunes subissent la massification et la paupérisation de l'enseignement supérieur et, actifs, ils endurent le sous-emploi (23 % de chômage) et l'emploi précaire. Plus que d'autres, les jeunes sont frappés par la mondialisation du marché du travail alors que les insiders se protègent.

La pression fiscale sur les revenus des jeunes actifs réduit aussi leur possibilité d'accumuler des richesses. En revanche, elle perpétue la rente statutaire d'un secteur public fossilisé, le service de la dette et la rente sociale des générations précédentes dont ces jeunes ne bénéficieront pas. A cela s'ajoute la bulle immobilière, qui appauvrit les jeunes locataires, transfère les risques sur les primo-accédants et creuse un peu plus la fracture territoriale. Dans la course au patrimoine et à l'intégration, la prime va aux héritiers, en dépit des discours incantatoires sur l'égalité des chances.

Les baby-boomers n'hésitent pas à multiplier les engagements qui pèsent sur les autres classes d'âge. On le voit, par exemple, avec les trente-cinq heures, qui ne s'appliquent pas aux lycéens et étudiants : cette mesure, qui a dégradé les finances publiques, réduit la croissance potentielle et aggravé le sous-emploi, illustre les choix d'une génération égocentrique et rentière qui finit par euthanasier ses jeunes pour perpétuer son bien-être.

Par Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique à Exane BNP Paribas
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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 11:36


 J'avais pas de rubrique "A ne pas voir", alors tant pis, on va mettre ça là quand même!

 

Comme j’aurais aimé me reposer samedi soir… Au lieu de ça, je me suis retrouvée dans une salle trop petite, bondée, où un spectateur ne pouvait pas avoir le moindre relent gastrique sans que les trois rangs de devant en profitent… Bon désolée pour la Comédie Caumartin, c’est super sympa les petits théâtres ; le seul inconvénient c’est qu’on ne peut pas sortir quand le spectacle devient pénible au point d’avoir une envie irrépressible de sortir prendre l’air.

J’avais pas choisi d’aller voir Aleveque, d’ailleurs je le connaissais à peine ; à peine entendu deux trois phrases dans l’émission de Ruquier, j’ai haussé les sourcils quand on m’a dit qu’il était soi-disant comique ; « ah booooooooon ? » Il a pas l’air.

Bref, une sombre histoire de cadeau de Noël qui tombait à la mauvaise date pour la personne bénéficiaire, un billet qu’on n’arrive pas à échanger, et voilà que je me retrouve à la Comédie Caumartin, espérant que le compère va quand même se montrer drôle, et me disant que quand même je vais peut-être passer un bon moment…

Mission qui s’est révélé impossible au bout d’un quart d’heure. Je pense que j’ai rigolé un peu au début, surtout au moment où il nous expliquait qu’il avait le dos coincé et qu’il ne pourrait pas faire toutes les gesticulations prévues. Il était plutôt marrant avec son balai dans le c... Il semblerait que ça nous a évité pas mal de geste d’une drôlerie irrésistible ; vous savez, quand on fait mine de tenir quelqu’un devant nous et qu’on balance violemment son bassin d’arrière en avant… Rien que pour ça, je crois que j’étais plutôt contente qu’il ait les lombaires en compote…

Donc bon, les écolos, les anti-tabac l’emmerdent au plus haut point,il veut pouvoir fumer et rouler en voiture tranquille sans se faire traiter d’assassins… Y a eu quelques critiques rigolotes, notamment quand il s’imagine dans un couloir pour voiture d’un mètre de large, à 4 pattes, à pousser des petites voitures en simulant ces bons vieux embouteillages qui auront disparu « eh apprends à conduire, crétin !! Eh mais casse-toi, cooonnard !! ». On peut en rire, mais ça devient gênant quand il range tout ça dans la case du politiquement correct et qu’il passe allègrement dans un soi-disant crescendo sur les empêcheurs de penser en rond vers les mesures sécuritaires de Sarkozy, les caméras de surveillance qui s’installent partout et bientôt dans nos cerveaux, le Big Brother. Il veut pouvoir tout dire, tout faire, et qu’on l’emmerde pas.

Et il en oublie la différence entre ce qui relève du respect des autres et ce qui relève des atteintes graves à la liberté.

La misogynie est revendiquée : toutes des chieuses ! Le mariage est la pire plaie de l’humanité (pas la peine de dire que pour lui, l’humanité, c’est l’homme, comme magnifiquement illustré dans son sketch sur le repas entre amis de cultures différentes. Bien qu’on apprenne au début qu’Edouard est venu avec sa chieuse de femme qui emmerde tout le monde avec son régime et qui casse l’ambiance en prenant pas de café parce que c’est un peu tard, c’est pas bon pour la santé, etc., la conversation se fait uniquement entre mecs, à croire que les femmes sont muettes). D’ailleurs, dès le début du spectacle il annonce la couleur ; un monde de rêve c’est un monde de baise et de femmes muettes. Et il l’applique immédiatement à ses sketchs et à son public ; il parle de mecs, pour les mecs, il prend les mecs à parti pour dire que « quel veinard, ce mec qui a disparu après avoir dit « je vais m’acheter des cigarettes » », à tel point qu’on se demande vraiment pourquoi il y a des femmes dans la salle. Fallait le mettre sur le billet : « spectacle destiné à un public masculin, si possible machiste », ça m’aurait évité de le subir pendant deux heures… Quand il s’en prend à cette salope de Cecilia Sarkozy « qu’est-ce qu’elle suce bien », il s’excuse de dire des choses comme ça… mais quand même c’est Sarkozy, et il l’aime pas ! (on dirait qu’il n’a même pas compris qu’il insultait plus Cecilia Sarkozy que son mari… non, non, c’est normal, seul un homme est insulté quand on dit que sa femme est une salope, la femme n’existe que comme moyen d’insulter l’homme ; jamais vu un état d’esprit aussi ringard, on se croirait au début du 20e siècle…)

Vouloir l’empêcher de polluer avec sa voiture, atteinte grave à la liberté : vouloir l’empêcher de dire que Cecilia Sarkozy est une salope, atteinte grave à la liberté : mettre un flic derrière chaque personne, atteinte grave à la liberté : mettre une puce électronique dans le cerveau des gens pour les punir avant même qu’ils aient commis un acte répréhensible, atteinte grave à la liberté. Il ne fait aucune différence, et à la longue, c’est saoulant. Et quand à la fin il se permet de chanter un hymne à la révolution de Georges Moustaki , on se dit qu’il est vraiment dans la rébellion la plus ringarde qui soit… Avec sa sciatique naissante, j’avais envie de lui dire « fais pas semblant d’être révolutionnaire, tout ton spectacle montre que t’es juste en train de mal vieillir, et que finalement tu supportes pas le changement, surtout quand il s’attaque à ton petit confort… va te mettre au lit avec une bouillotte, va, promis on soignera pas ton cancer du poumon, comme ça tu mourras pas seul et déshydraté dans une vieille maison de retraite ; c’est bien ça qui te fait peur, non ? »

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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 12:54


Le Bilan du Dakar, sur RTL
Janine Perrimond - C'est juste mon Avis

Citation:

Cette année le Dakar a fait trois morts dont deux enfants Africains et un motard. Depuis 28 ans que la course existe, 47 personnes ont été tuées. C'est l'heure du bilan !

 

Le Dakar est une course qu'aucun pays riche ne tolérerait sur son sol. Dans nos contrées, il y a belle lurette qu'on ne pratique plus des compétitions automobiles sur routes ouvertes, c'est -à-dire où n'importe qui, pour son malheur, peut se retrouver face au véhicule d'un concurrent. Chez nous, il y a des rallyes, sur des morceaux de voies qui sont fermées à la circulation.

Et surtout, de plus en plus, il y a des courses sur des circuits. Circuits fermés, bien entendu.

 

Alors le comble, ce sont les déclarations des organisateurs du Dakar. En gros, les accidents, c'est la faute du public, qui fait un peu n'importe quoi, et des pays traversés, qui n'ont qu'à prendre des mesures de sécurité.

Mais, même sur nos circuits fermés, et devant un public averti, la compétition automobile fait des morts. Alors, quand elle traverse des villages ! Et notez que le Dakar pourrait se dérouler uniquement en plein désert. Oui, mais ça aurait moins de retentissement. Les morts, ça ajoute à l'intensité de la compétition et, indiscutablement, ça fait parler de la course.

 

Et puis, de toute façon, il y a ce gaspillage d'énergie, alors qu'on ne parle que du prix de l'essence et du réchauffement de la planète. Il y a ce spectacle, les mastodontes, qui foncent, et les hélicos, et la caravane médiatique, dans des endroits où les gens ne font que survivre, n'ont pas d'argent pour envoyer leurs enfants à l'école. Alors, quand on lui parle des 3 morts, le vainqueur de cette année dit : "Je regrette ! Mais ça ne va pas gâcher mon bonheur". Déclaration d'un très grand cynisme.

Enfin, c'est juste mon avis...

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L'intello du dessous - dans Environnement
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14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 19:12

Ma mère m'a ramené ça, un jour, de la librairie d'à côté.... je crois qu'elle commence à bien me connaître :)

Je ne connaissais Simone Weil que de nom (ce qui prouve bien que je ne suis qu'une intello du dessous) , mais j'en avais entendu parler comme d'une femme remarquable, et je pense que je n'en aurais même pas entendu parler si je ne m'étais pas intéressée au féminisme et donc à ces gens qui tentent de faire ressortir de l'ombre les femmes remarquables qu'on oublie toujours plus vite que les hommes remarquables... surtout quand elles n'ont pas le bon goût d'être en même temps belles et d'avoir plein d'amants.

D'après un sondage auprès des personnes lambdas qui m'entourent, c'était déjà pas mal que je ne confonde pas Simone Weil, philosophe (1909-1943) et Simone Veil, encore en vie, femme politique, ancienne déportée juive, qui fit passer la loi pour le droit à l'avortement (d'ailleurs, chapeau... mais ce n'est pas le sujet ici...)

Donc, j'ai commencé à me plonger dans ce livre, et je crois que j'adore cette femme.
Ce qui a d'abord attiré mon attention, c'est sa description du travail ouvrier. Figurez-vous que cette bachelière à 16 ans,  agregée de philosophie à 22 ans, se passionne tant pour la défense du peuple qu'elle veut le connaître de l'intérieur et plaque son poste de professeur pour se faire embaucher en usine et travailler en tant qu'ouvrière spécialisée. Sa description est extraordinaire. J'étais d'autant plus réceptive que j'ai expérimenté le travail d'ouvrière spécialisée en stage; 2000 pièces par jour, mouvement répétitif; prendre deux pièces, les placer sous la presse, actionner la manivelle , enlever les pièces, recommencer... Si je l'ai expérimenté dans des conditions plutôt bonnes étant donné les progrès dans les conditions de travail, elle l'a fait en 1934, dans des conditions bien plus difficiles... Et elle a tendance à se moquer un peu ,sortant de là, du militant politique qui n'a pas ressenti dans son corps la lassitude et la douleur des ouvriers, et qui cependant prétend parler en leur nom... Ce qui ne l'empêche pas de devenir elle-même militante, mais avec un tout autre regard...

"Des bourgeois intelligents ont cru que la grève avait été provoquée par les communistes pour gêner le nouveau gouvernement[...] En premier lieu on n'a pas eu la force d'attendre.[...] Le public, et les patrons, et Leon Blum lui-même, et tous ceux qui sont étrangers à cette vie d'esclave sont incapables de comprendre ce qui a été décisif dans cette affaire. Il s'agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d'oser enfin se redresser. Se tenir debout. Prendre la parole à son tour. Indépendament des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange."
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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 15:30

C'est à 16h30 à la fontaine St Michel : Arrêtons le Paris Dakar!!

Deux jours avant la fin de l'édition 2006, il est temps de réclamer que cette fin soit définitive...








http://carfree.free.fr/index.php?2005/12/30/101-arretons-le-paris-dakar

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=5427

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=7488




Je ne pensais pas que j'aurais à lire ça aujourd'hui...

Si en France, les sports mécaniques emmerdent les promeneurs, en Afrique ça tue des enfants...


Un petit garçon tué par une voiture du Dakar en Guinée

ven 13 jan, 14h37

 

LABE, Guinée (AP) - Un petit garçon est mort vendredi en Guinée, après avoir été percuté par la voiture de l'un des concurrents du Dakar, selon les organisateurs du rallye. L'accident s'est produit près du village de Kourahoyé, au kilomètre 25 de la spéciale de la 13e étape entre Labé et Tambacounda, longue de 348 kilomètres.

Boubacar Diallo, âgé d'une dizaine d'annnée, "venu avec ses parents assister au passage du rallye a été heurté par le véhicule numéro 420 de la catégorie auto alors qu'il traversait la route", selon un communiqué de la direction du Dakar.

"Immédiatement secouru par les équipes médicales du rallye, le garçonnet devait malheureusement décéder au cours de son transport par hélicoptère vers Labé", ajoute le communiqué de la direction qui "exprime toute sa tristesse à sa famille".

La voiture 420 est pilotée par Maris Saukans avec Dambis Andris. AP

sb/com


500 connards sur la ligne de départ

Le titre n'est pas de moi mais de Renaud:


Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Le rallye mécanique
Des Mad Max de bazar
A r'commencé son cirque
Au soleil de janvier

Vont traverser l'Afrique
Avec le pieds dans l' phare
Dégueulasser les pistes
Et revenir bronzés

Ravis de cet obscène
Et pitoyable jeu
Belle aventure humaine
Selon les journaleux

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents couillons dans leurs camions
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Passe la caravane
Et les chiens n'aboient plus
Sous les roues des bécanes
Y a du sang répandu

C'lui des quelques sauvages
Qui ont voulu traverser
Les rues de leurs villages
Quand vous êtes passés

Comme des petits Romel
Tout de cuirs et d'acier
Crachant vos décibels
Aux enfants décimés

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents guignols dans leurs bagnoles
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Combien d'années encore
Ces crétins bariolés
F'ront leur terrain de sport
D'un continent entier

Combien d'années enfin
Ces bœufs sponsorisés
Prendront l' sol africain
Pour une cour de récré

Dans leurs joutes odieuses
Les bonbons bien au chaud
Au fond de leurs délicieuses
Combinaisons fluos

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré


C'était en 1991!

Combien d'années encore ces crétins bariolés f'ront leur terrain de sport d'un continent entier...



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L'intello du dessous - dans Environnement
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12 janvier 2006 4 12 /01 /janvier /2006 13:28

J'aime pas les véhicules motorisés.

J'y peux rien, c'est viscéral; ça fait du bruit, très souvent ça pue, ça fait aller trop vite....  

Et pourtant, je vous jure, j'ai tout fait pour vaincre cette répulsion, j'ai passé mon permis de conduire, j'ai fait des tours en moto, j'ai essayé d'apprendre comment ça marchait en faisant des études d'ingénieur, j'ai fait des TP de machines électriques (là au moins ça pue pas, mais le bruit rend fou quand même!!)...

...j'ai même été jusqu'à faire du Quad en Ardèche!! Ca m'a valu de me faire traiter de quiche par le soi-disant moniteur de Quad parce que j'arrivais pas à diriger ce machin au guidon, et surtout.... je voyais mais vraiment pas l'intérêt d'avoir une telle accélération au démarrage, ce qui m'assurait à tous les coups de me retrouver dans le décor! Bref, pauvre quiche, même pas grisée par la vitesse, j'ai été condamnée à faire des tours de circuit pendant que mes amis partaient se ballader dans la montagne (heureusement, je n'étais pas la seule quiche du groupe...). En tout cas, pour ce que j'avais payé, je vous jure que j'ai apprécié! Une fois qu'on avait suffisamment tourné pour qu'on ose nous sortir de là on a eu droit à ... allez, 5 minutes de raid dans les vignes, à emprunter des pistes creusées par des motos (merci pour les promeneurs, c'était impraticable pour un bipède!!) , donc totalement inadaptée à notre machin à 4 roues, où en plus on risque l'amputation si on essaye de mettre pied à terre (je dis bien à terre, sur le plancher des vaches...).Non non, fallait que je reste bien accrochée à cet espèce de monstre instable et 10 fois plus lourd que moi, même quand on était obligé d'avancer deux roues dans le fossé, deux roues sur le bord... (c'est beau la montagne à 45° de l'horizontale).

Soyons clairs, j'ai trouvé ça nul, le paysage j'en ai rien vu, et le seul souvenir qui me reste c'est l'odeur écoeurante du carburant et la connerie du gars qui nous "guidait" (enfin il guidait ceux qui suivaient, les quiches elles avaient qu'à rester à la maison à préparer les sandwichs!... parce que bien sûr pour lui, une fille était obligatoirement une quiche, il n'en est pas revenu quand une des filles présentes à doublé tout le monde dès le premier tour de chauffe... bref!)  

Alors je suis désolée pour les gens qui aiment ça, mais il suffit que je voie le regarde terrorisé de mon chat devant un aspirateur, les animaux qui courent loin des 4x4, les gamins écrasés sur le Paris Dakar, mon père alité pendant des semaines à cause d'un camion d'essence qui a perdu le contrôle et traversé le terre-plein central de l'autoroute... pour n'avoir aucun complexe à dire que j'en ai ras le bol des dingues du moteur.... Y en a plein que j'aime bien, pourtant, mais je les aimerais encore plus sans cette passion ... comment dire pour pas trop les vexer... absurde?

Alors même si vous n'êtes pas aussi exaspérés que moi, même si votre truc c'est juste de faire du VTT à fond la caisse ou des ballades en raquettes, vous pouvez quand même signer cette pétition qui demande à ce qu'on protège les espaces naturels des véhicules à moteur...

LOISIRS MOTORISES DANS LES ESPACES NATURELS :
Pour une stricte application de la loi du 3 janvier 1991

4x4, quads, motos trials, motos-neige... La pénétration de nos espaces naturels par les pratiquants de loisirs motorisés s'intensifie d'un bout à l'autre du territoire.
Cette invasion provoque dans l'opinion un mécontentement grandissant. Les conflits d'usage se multiplient. C'est pourquoi, par circulaire, le 6 septembre dernier, la Ministre de l'Écologie et du Développement durable, Nelly Olin, a jugé nécessaire de rappeler la loi et d'appeler les Préfets et les services de l'État à plus de vigilance.
En réaction, le lobby des loisirs motorisés - pratiquants et marchands confondus - a lancé une campagne agressive et mensongère pour exiger le retrait de la 'circulaire Olin'.

Face à cette offensive en règle, la " majorité silencieuse " que nos associations représentent, est en devoir de faire entendre sa voix. Nos organisations rappellent :

  • La circulaire n'est pas créatrice de droits nouveaux ; elle éclaire seulement l'application de la loi selon les nouveaux usages et la jurisprudence
  • La loi du 3 janvier 1991 qui encadre strictement la circulation des véhicules à moteurs dans les espaces naturels répond à une demande sociale majoritaire
  • Nous encourageons toutes les pratiques de loisir de pleine nature qui excluent l'usage du moteur - telles la marche, le vélo, l'équitation - et qui s'expriment dans le respect du milieu naturel

Convaincus de la nécessité et de l'urgence de mettre un frein à l'invasion de nos espaces naturels par les loisirs motorisés, aux incivilités qui la fondent et aux exaspérations qu'elle provoque, nos organisations apportent ici au Ministère de l'Écologie et du Développement durable, sur ce dossier, le témoignage de leur soutien.

Elles invitent tous les citoyens attachés au calme, à l'air pur et à l'intégrité des paysages de France à
signer
en nombre cette pétition.

 

 


Le Blog Anti-Voitures
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L'intello du dessous - dans Environnement
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11 janvier 2006 3 11 /01 /janvier /2006 16:29

Je n’avais qu’une heure de pause, ma présence au happening de Génération Précaire ce midi ne fut donc qu'un passage éclair… Le temps de mettre le masque, de distribuer quelques tracts en interpellant les passants : « Soldes, aujourd’hui les stagiaires sont à 30% du SMIC ! », « Soldes sur les travailleurs ! Prenez des stagiaires à 10, 20, 30 % du SMIC !"

Des gens tellement pressés qu’ils ne s’étonnent même plus de se faire aborder par des silhouettes noires au masque blanc. Ils prennent les tracts, disparaissent…

Tout en tractant, j’apprends que les autres membres de Génération Précaire présents se sont déjà fait expulser du magasin (malgré une certaine lenteur, peut-être complice?, des services d’ordre…)… J’avais bien aperçu en arrivant la voiture de police, mais les deux agents n'avaient somme toute pas l’air bien hostiles.

Pourtant, on parle d’interdiction de tractage devant les portes des Galeries, d’interdiction de filmer, même de saisie des bandes… ! (mais enfin… comment dire… France 3 peut bien faire un reportage sur les soldes, ça serait bien le comble qu’on leur saisisse leurs bandes!)

J’avoue, je n’ai pas eu le temps de creuser le pourquoi du comment… Mais quand je pense au nombre de tracts de publicité dont on nous submerge à la moindre visite d’un centre commercial, j’avoue que je me demande où est passé le libre droit d’exprimer des opinions ! (je ne parle même pas de l’affichage publicitaire dont l’espace occupé n’a plus rien de comparable avec les panneaux d’informations citoyennes et associatives)

Et encore… il ne s’agissait pas d’exprimer des opinions, simplement d’informer certains coureurs de solde, capables de dépenser 30% du SMIC en une après midi, qu’un-e stagiaire parfois diplômé-e peut gagner moins en un mois …

Dégagez y a rien à voir! Place au consommateur !!

 

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