Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 
Mardi 11 mars 2008
http://www.acrimed.org/article2849.html

Les médias (télé principalement) se rêvent en bonne fée, capable de faire sortir de la solitude de l'indifférence n'importe quel crève-la-faim et sont par là-même incapables de comprendre qu'on souhaite porter une parole, non pour s'en sortir soi-même, mais pour faire avancer la situation de tout un groupe dont on se sent solidaire.
Génération Précaire s'est beaucoup cogné à ce désir des médias de faire des stars de quelques jours . Notre refus d'avoir un(e) porte parole désigné comme tel(le), notre refus de nous montrer à visage découvert -qui avait pour but que notre voix soit celle de tous les stagiaires anonymes qui n'osent même pas demander une vraie carte de cantine puisqu'ils n'ont pas de statut- était une remise en cause de leur façon de fonctionner.
Impossible de faire une émission télé sans qu'on nous demande, avant tout, de parler de notre situation personnelle. Pas moyen d'obtenir un article ou un sujet sans qu'on nous demande les coordonnées d'un stagiaire, si possible très précaire, un bon sujet vendeur qui fasse pleurer sur son sort dans les chaumières.
Chaque refus d'enlever le masque blanc ou de donner son nom de famille se confrontait à une incompréhension totale: "comment, vous ne voulez pas de votre quart d'heure de gloire? Vous ne voulez pas profiter de votre situation pour vous faire connaitre personnellement?". Incompréhension et certain mépris pour ces pauvres idéalistes qui passaient peut-être à côté de l'occasion d'être remarqués. Or sortir les porte-paroles de la situation difficile qu'ils dénoncent n'est qu'un autre moyen d'affaiblir la lutte collective. Donner un destin individuel au porte-parole d'une cause collective, c'est le couper de ses compagnons de lutte en lui donnant une situation à part.

Le processus est d'ailleurs parfaitement intégré. Je suis surprise de voir le nombre de gens qui me demandent uniquement si les initiateurs de Génération Précaire ont une bonne situation aujourd'hui, et s'étonnent quand je leur dis que ce n'est pas le cas de tous. Comme s'ils avaient forcément dû être sauvés par la médiatisation. Comme s'ils avaient forcément du tirer parti à titre personnel de leur lutte. "C'est normal, c'est humain, et d'ailleurs n'importe qui en aurait profité pour arranger sa situation individuelle avant tout" me dit-on.

Publier un livre, ce n'est pas se sortir de la précarité. Mais pour les médias, sortir de l'anonymat c'est s'en sortir. On ne se nourrit pas de quelques articles. Au contraire, on peut aussi payer le prix de celui qui a osé dénoncer ce que personne ne voulait entendre. C'est d'autant plus vrai pour les stagiaires: les représentants du personnel sont protégés au sein de l'entreprise, pas lorsqu'ils sont encore dans le sas d'entrée. 
par L'intello du dessous publié dans : Génération Précaire
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Lundi 4 février 2008
http://www.hobsons.fr/home_news.php?Id=3900


cette décision permettra aussi aux étudiants Bac +5, ceux des grandes écoles, ceux dont les parents sont majoritairement des cadres*, de continuer à disposer de bonifications importantes. Ils sont embauchés par des groupes qui les valorisent et n’osent les payer au lance-pierres.

Stages courts et cycles courts

Les autres, les Bac +5 issus des filières peu valorisées par les entreprises – comme les lettres, la communication ou les sciences –, les Bac +2, les étudiants en Licence, les soutiers de l’enseignement supérieur français issus des classes sociales les plus pauvres (29 % des étudiants de Licence sont issus de catégories sociales favorisées), débuteront leur carrière en entreprise avec tout au plus 30 % du Smic. Autant dire que, la plupart du temps, ils n’auront rien, les stages courts étant l’apanage des cycles courts. Voilà gâchée une belle occasion de développer l’entente entre entreprise et étudiants. Dommage !
Gwenole Guiomard – Hobsons France

* Dans les écoles de commerce et d’ingénieurs, les parents d’élèves sont, respectivement à 67,5 % et à 59, 4 %, des cadres. Ces catégories socioprofessionnelles supérieures représentaient, en France, en 2006, 14, 9 % des actifs.
publié dans : Génération Précaire communauté : Politique Directe
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Mardi 8 janvier 2008

Vous l’attendiez depuis longtemps, nous aussi, nouvelle action Génération précaire pour obtenir une vraie réforme des stages...

Rendez-vous le mercredi 9 janvier 13h M° Chaussée d’Antin
pour l'ouverture des soldes

Deux jours plus tard, le 11 janvier, cela fera deux ans que des dispositions sur les stages ont été présentées en conseil des ministres par un certain Dominique de Villepin.
Deux ans après rien n’a changé : la rémunération n’est pas fixée et a failli reculer (voir ici), et l’encadrement n’a pas progressé.
Le 11 janvier, c’est aussi une nouvelle réunion du Comité des Stages lors de laquelles les ministres pourraient proposer leur réforme des stages.

En attendant les soldes sur les salariés continuent, et toute l’année !

Un stagiaire, c’est en effet au moins 70% de rabais sur le SMIC...

Alors nous ferons les soldes aussi, à notre manière et avec nos propres cartes de réduction :-)

Rendez-vous le 9 janvier 13h ici M° Chaussée d’Antin, à la pointe de l’angle du boulevard Haussmann et de la rue Lafayette
(durée de l'action 30 à 45 minutes)

A mercredi, venez nombreux, faites passer le message et bonne année !

L’équipe de Génération Précaire
www.generation-precaire.org (site en refonte)
Contact / info@generation-precaire.org / Tel 06 16 68 49 16 / 06 20 21 10 53
PS : masques disponibles au magasin "Au Fou rire", 22 bis rue faubourg Montmartre (ici)

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Jeudi 18 octobre 2007
Pour la journée de refus de la misère, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse donnent des miettes de pain aux stagiaires étudiants.


Le jour même de la Journée mondiale du refus de la misère, le ministre du Travail, des relations sociales et de la solidarité Xavier Bertrand et la ministre de l'Enseignement  Supérieur de la Recherche Valérie Pécresse, n'ont vu aucun cynisme à présenter au Comité des stages un projet de décret qu'on peut qualifier de véritable bras d'honneur vis-à-vis de tous ceux qui se sont battus pour que les stagiaires en entreprise ne soient pas des travailleurs sans contrat, sans droit et sans salaire.
S'appuyant sur la loi de mars 2006 sur l'Egalité des Chances de Dominique de Villepin, où un  article sur la gratification des stages de plus de trois mois avait été ajouté en urgence en pleine crise du CPE, le décret présenté prévoit une gratification minimum de 12,5 % du plafond horaire de la Sécurité Sociale, soit moins de 30% du SMIC, et ce uniquement à partir du premier jour du  4e mois. Ce projet de Décret aurait donc permis de rendre tout à fait légal les stages de 3  mois sans aucune gratification, permettait de rémunérer 379 euros un stage de 4 mois (soit 94 euro par mois!!) , 758 euro un stage  de 5 mois (soit 151 euro par mois) et 1137 euros un stage de 6 mois (soit 189 euros par mois). Quelle avancée spectaculaire!!! Ce n'est que grâce à une révolte salutaire des membres de Génération Précaire présents que Xavier Bertrand a consenti à  envisager une "amélioration" de ce texte avant son adoption. A la suite des discussions du comité des stages, plusieurs syndicats (CGT, CFE-CGC, FO) avaient fait des propositions communes telles que la gratification dès le premier jour de stage à 50% du SMIC et progressives en fonction de la durée et du niveau d'étude du stage, et  l'impossibilité de créer des Diplomes universitaires sans cours dispensés par l'organisme de formation et composés uniquement de stages (vous ne rêvez pas, c'était une proposition du Comité des Stages!) . Des points d'accord qui n'auront même pas été relevés par les représentants du gouvernement.

Rappelons que cette loi sur la gratification des stages était sensée faire partie du projet de loi sur l'Egalité des Chances, et qu'un autre objectif affirmé du gouvernement est de professionnaliser les cursus et de rendre obligatoires des stages dans tous les cursus universitaires[1]. Belle égalité des chances qui rend obligatoire pour tous les étudiants des stages en entreprise avec une gratification aussi symbolique: on se demande comment les étudiants  qui travaillent pour financer leurs études pourront y faire face. Non seulement on continue de nier tout apport de valeur de la part des jeunes qui font des stages en entreprise, mais en plus on offre sur un plateau des cohortes de jeunes travailleurs dociles et gratuits aux entreprises.

C'est tout l'équilibre du marché du travail qui est menacé par l'orientation que prend ce gouvernement. En même temps qu'on rend obligatoires les stages pour tous les étudiants, on  autorise les entreprises à ne pas les payer pour peu qu'ils restent moins de 4 mois dans  l'entreprise. Etant donné le nombre de jeunes inscrits chaque année dans les facs, c'est une marée de travailleurs gratuits qui s'abattra sur les entreprises, à leur grande satisfaction, malgré ce qu'elles aimeraient faire entendre.
 Quelle que soit l'inexpérience d'un étudiant, il serait bien naïf de considérer qu'en trois mois en entreprise il n'apportera absolument aucune valeur ajoutée.

Etant donné l'absence de réponse aux demandes de moralisation des stages existants [2],  des postes risquent d'être remplacés par des roulements de stagiaires étudiants, et ce dans tous les secteurs et à tous les niveaux de
l'entreprise. Partout des emplois pourront être occupés par des étudiants stagiaires gratuits, le seul contrôle étant aujourd'hui laissé aux organismes de formation dont on sait le peu de moyen pour vérifier l'aspect pédagogique et la cohérence avec le cursus des stages effectués.

De plus, alors que des réformes importantes sont en cours sur les régimes des retraites et le financement de la sécurité sociale, on continue d'exclure les jeunes de la participation à ces financements. Le gouvernement a tellement à coeur de réduire les cotisations des entreprises que le ministre Xavier Bertrand n'envisage pas qu'une rémunération décente des stagiaires puisse donner lieu à cotisation. A la suite de l'annonce d'une possible amélioration du décret,  il continue d'affirmer sans ciller qu'augmenter la gratification des stagiaires serait un "coût
pour les finances de la Sécurité sociale car cela ne peut fonctionner que si nous augmentons la franchise".
C'est dire à quel point le ministre est enfermé dans le carcan des revendications patronales, pour qui aucune gratification n'est possible sans franchise de cotisations sociales.

Nous ne pouvons pas laisser légaliser cette mise à disposition gratuite des jeunes pour les entreprises. Cela concerne tous les salariés, tous les demandeurs d'emploi, et surtout toute une société qui envoie à ses jeunes un message très clair: vous ne valez rien.



[1]: "Il faut professionnaliser tous les cursus", a insisté Valérie Pécresse devant les membres  du comité, avant de préciser que chaque diplôme post baccalauréat devrait à terme  comporter au moins un stage dans le monde professionnel."
http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/un_comite_veillera_professionnalisation_57226.html
[2]: La comptabilisation du nombre de stagiaires dans les entreprises n'est toujours pas actée: les propositions du comité des statges préoyaient d'en faire porter la responsabilité aux organismes de formation. Génération Précaire souhaite  que les stagiaires soient inscrits au Registre Unique du Personnel, afin que l'inspection du Travail puisse faire son travail de détection des emplois camouflés en stages.
Aucune durée maximale n'a encore été fixée pour les stages étudiants.
Aucun quota de stagiaires n'est fixé auprès d'un même maître de stage: un maître de stage peut donc avoir en même temps une dizaine de stagiaires sans problème.
Aucun délai de carence entre deux stages n'est fixé: ainsi, un maître de stage peut avoir en permanence un stagiaire pour l'assister dans son travail.
Rien ne limite les reconductions de stage: en l'état, un stagaire peut être incité à effectuer plusieurs stages de trois mois gratuits à la suite sans que l'entreprise d'accueil en soit inquiétée.



En savoir plus:

http://fr.news.yahoo.com/afp/20071017/tfr-social-education-entreprises-gouvern-b7b6525.html

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-968122,0.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20071018.OBS0380/les_stages_indemnises_380_euros_a_partir_de_4_mois.html?idfx=RSS_politique
http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20071018&key2=071018113531.9xyn8foz.xml

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Mardi 31 juillet 2007
Juste un mot pour ceux qui s'intéressent à la question des stages mais qui ne sont pas  pour autant dans la liste de diffusion de Génération Précaire.: il y a une nouvelle lettre à lire sur le site:
www.generation-precaire.org/Ete-frisquet-chaude-rentree-GP



Etant donné que c'est principalement lors du stage de fin d'études ou du stage post-études (qui devrait commencer à être moins courant si on se met à respecter la loi qui a enfin vu le jour) qu'on se fait le plus ouvertement exploiter, les participants de Génération Précaire étaient plutôt des étudiants en passe de finir leurs études, voire des chercheurs de premier emploi écoeurés de ne trouver que des offres de stages de fin d'études.
Ca ne les empêche pas de continuer à se battre, mais il est important que des étudiants reprennent le flambeau, ne serait-ce que pour apporter leurs connaissances de la situation actuelle des stages obligatoires dans le cursus.

Et juste pour méditer, encore une jolie offre de stage que j'ai eu le bonheur de trouver dans ma boîte mail, celle qui m'envoie les offres d'emploi en rapport avec le développement durable, offres qui sont dans 90% des cas des stages.




Intitulé :
Coordinateur développement durable / responsabilité sociale de l’entreprise (f/h) h/f
Réf : SD001
Entreprise : bic
Un des leaders mondiaux des articles de papeterie, des briquets et des rasoirs, BIC fabrique depuis plus de 50 ans des produits de grande qualité accessibles à tous, partout dans le monde. Cette vocation a permis au Groupe d’être aujourd’hui l’une des marques les plus reconnues à travers le monde. BIC commercialise ses produits dans plus de 160 pays et a réalisé en 2006 un chiffre d’affaires de 1 448 millions d’euros selon les normes IFRS.
Descriptif :
Principales Missions : Sous la responsabilité du responsable de la communication interne, le stagiaire aura pour mission

Dans le cadre du pilier social du développent durable, développer et communiquer le projet « Ressources Humaines BIC – Développer la Responsabilité Sociale de l’Entreprise » :
• Communiquer, développer et étendre à l’international les actions menées par les salariés, Ex : Gestes Verts au Travail, recueil des meilleurs pratiques, trophées, e-learning, (créer un « Green Network)
• Développer et communiquer sur le programme caritatif de BIC.
• Créer une identité graphique (logo, slogan etc) et les outils de communication du projet: lettre d’information, évènements, communauté Intranet, présentations, flyers, boîte à idées, etc.
• Réaliser des benchmarks externes des actions de BIC,
• Assurer le suivi des actions menées par BIC.

Indicateurs de réussite :

• Fixation d’objectifs, échéances mensuelles,
• Enquête d’opinion en fin de stage.

Profil recherché :

• BAC +4/5 en école de commerce, de communication, ou de science politique,
• Un gout prononcé pour le développent durable,
• Une expérience préalable en communication dans une société internationale,
• Anglais courant,
• Compétences en informatique et en particulier des outils de communication : powerpoint, publisher, photoshop, flash, Internet etc.,
• Bonnes compétences en expression écrite et orale,
• Proactif, autonome, Rigoureux,
• Très bonne gestion du temps et des priorités,
• Gestion de projets.
Contrat : Stage
Rémunération annuelle brute : Oui
Formation : Ecoles d'ingénieurs
Ecoles de commerce
Universités Eco./Gestion
Date : 1/9/2007
Durée : 4 mois
Lieu : Clichy


Pas mal, le niveau d'exigence pour un stage de 4 mois!
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