Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 
Samedi 19 avril 2008

Ma mère, prof d'espagnol, adorait étudier des planches de Mafalda avec ses élèves...
Quand j'étais petite fille, pour me la faire découvrir, elle m'avait acheté plusieurs BDs en français dont je ne me lassais pas.
En la relisant il y a peu je me suis rendue compte que non seulement ça me plaisait gamine, mais ça me plaît encore plus maintenant que je comprends mieux toutes ses réflexions politiques ou philosophiques sur le monde :)

















par L'intello du dessous publié dans : A lire, à écouter, à voir...
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Samedi 16 février 2008
Je sais, je suis trop catégorique, mais cet article m'a quand même bien fait rire...

http://ladiesroom.fr/2008/02/15/denonciation-secte-non-repertoriee/


J'avoue, je trouve ça honteux d'avoir accès à des offres d'emploi réservées aux HEC; bon le hic c'est que même si on diffuse l'offre ailleurs, le cv est pas retenu sans le nom de la secte dessus :)
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Jeudi 27 septembre 2007
Pour ceux qui n'ont pas encore été  à la  Tribu à Stains,  pour voir les dernières oeuvres d'Mline, sachez que le vernissage a lieu demain soir à partir de 18h30, et que ce sera la dernière occasion d'y faire un saut  (oui, c'est un vernissage avant décrochage...)

Alors je sais, Stains c'est loin  de Paris et tout ça , mais  ça peut valoir le coup quand même. En tout cas, j'y serai .


Un petit rappel de l'adresse (même si elle est déjà là, en haut à gauche)

La Tribu
30 Avenue Louis Bordes
93240 STAINS


Métro 13 Saint Denis-Université puis bus 255 direction mairie de Stains , descendre à François Begue
ou RER D direction Goussainville arrêt Pierrefite Stains puis bus 150 direction porte de la Villette , descendre à Mairie de Stains.
En gros dans le coin y a des arrêts des bus 150, 252 et  255, y a la Mairie de Stains, la Poste centrale de Stains, le gymnase Joliot Curie pour les jeunes, le foyer Ambroise Croizat et la Maison de retraite Saint vincent de Paul pour les vieux, la Bibliothèque Aragon pour les intellos, le marché Barbusse... Vous trouverez bien quelqu'un pour vous indiquer :p

Et si votre truc, c'est plutôt la musique , il y aura un concert de Tomislav  à partir de 21h; à découvrir ici
Ca me  plaît bien, une bonne occasion de le découvrir :-)
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Jeudi 30 août 2007
Je me suis plongée dans la lecture d'un livre de Jean-Paul Carrière "Fragilité"

J'avais été séduite par la présentation de ce livre,  moi qui me suis sentie si fragile face à la supposée force de ceux qui m'entouraient; ceux qui réussissaient, qui ne connaissaient pas (ou faisaient mine de ne pas connaître) le doute ou le désespoir. 

A l'arrière du livre on peut lire cet extrait:

"Nous devons préserver notre fragilité comme nous devons sauver l'inutile. L'inutile, parce qu'il nous sauve du simple calcul  productif, maître du monde. Il nous permet de nous en évader, il est notre issue de secours. La fragilité, parce qu'elle nous rapproche les uns des autres, alors que la force nous éloigne".


La dernière partie de cette citation surtout m'avait touchée. Je me demande parfois si je n'ai pas fait, ces derniers temps, un peu exprès  d'échouer, de ne pas trouver le moyen d'être indépendante. C'est que ma fragilité m'avait fait connaître ce qu'il y a de vraiment humain chez les autres,  on  ne peut se faire aider et par là connaître la  générosité (pas seulement matérielle, mais spirituelle) des autres qu'en n'étant mal en point, fragile. L'autosuffisance (j'ai souvent tendance à confondre indépendance et autosuffisance, comme on parle de l'indépendance énergétique de la France) ne permet pas aux autres de nous donner quelque chose: on n'a besoin de rien, et on paraît si fort; "besoin de personne", comme dit la chanson.

J'ai connu ce "besoin de personne" et je me suis sentie très seule. Et j'ai connu aussi le besoin d'être aidée, et je me suis sentie très entourée. Il reste à trouver le juste milieu, celui où personne ne ment et où on est conscients qu'on a besoin les uns des autres, et que ça ne fait pas de l'un le faible et de l'autre le fort. Pas facile à trouver...
C'est ce que Jean Claude Carrière essaye de trouver dans son essai sur la fragilité.

Comme d'habitude, mon introduction a pris plus de place que prévu, je voulais au départ vous faire part de cette étrange comparaison qu'il fait entre les attentats suicides et le sort que nous réservons à notre planète. Elle peut paraître extrême sortie de son contexte, mais il est vrai que notre comportement actuel est étrange; nous savons que nous consommons trop de ressources, que les gazs que nous émettons peuvent tuer énormément de personnes à long terme, que l'équilibre de l'écosystème qui nous a permis de naître à cette planète est tellement perturbé par nos agissements que nous entraînons des espèces entières à la disparition,  et nous sommes incapables de changer de comportement, ou même d'imaginer en changer  (je pense à ces élus locaux qui continuent à dire qu'il est impensable de ne pas construire plus de routes; à ceux qui tiennent absolument à construire encore une autre ceinture  bétonnée autour de la capitale, coûte que coûte, l'économie en a besoin, et le développement économique n'admet pas d'obstacles; mais aussi aux compagnies du voyage compulsif qui affirment le droit à partir à l'autre bout du monde en avion, pour tous, au prix le plus bas, alors qu'on sait que l'atmosphère paye le prix fort.) 

Après s'être penché longuement sur ce qui peut pousser un être humain à se donner la mort en entraînant la vie de centaines d'autres dans un attentat suicide, pour l'obéissance à une loi qu'aucun dieu n'a jamais prononcée, et pour la gloire d'un dieu dont on ignore l'existence, Jean-Claude Carrière en revient à nos agissements quotidiens.
"Et si cette notion de fragilité s'appliquait aussi aux sociétés? Aux traditions religieuses, à toutes les institutions, à tous les organismes, à tous les réseaux que nous avons mis en place pour nous convaincre, nous, les éphémères, que nous sommes solides,[...] construits pour longtemps, pour toujours peut-être? [...] Si une anxiété secrète conduisait certains peuples, ou de larges fragments de certains peuples, à une explosion de témérité brutale, à un barroud d'honneur? [...]
On nous dit parfois qu'il y  a là quelque chose d'animal, un instinct qu'on appelait jadis grégaire, un comportement de bêtes sociales. On nous parle des suicides collectifs de lemmings [...]. Ce comportement animal, s'il est avéré, n'est qu'une partie de leur vie. Serait-il une partie de la nôtre?"

"Ce besoin de salir la planète, de l'empuantir, d'en pourrir l'eau, le sol et l'air jusqu'à la rendre véritablement invivable un jour prochain, serait-il le besoin suprême qui se situerait au-delà même des folies nationalistes, religieuses, idéologiques? La revanche des faibles? La nécessité de détruire ce qui est plus solide que nous, un besoin irresistible, poussé à l'extrême, jusqu'à notre anéantissement sans appel -de quoi le reste de l'Univers, d'ailleurs, se moque éperdument? [...] Il s'en moque pour la bonne raison que si notre planète se suicidait, se faisait exploser au milieu des espaces [...] les autres personnages de notre ciel poursuivraient paisiblement leur danse. [...]
Ce sentiment, non seulement de fragilité mais d'insignifiance radicale, de non-importance, finalement de non-existence, est peut-être à la base de cette pulsion de mort dont nous avons tant parlé sans parvenir à la réduire. Car notre démarche est la même, que nous le voulions ou non, que celle des terroristes que nous accablons. Mettre en marche un climatiseur dans sa voiture, c'est commettre un attentat suicide. Dans le cas du kamikaze, il se tue pour tuer les autres et il le sait. Dans le cas du climatiseur, nous aggravons l'état de l'atmosphère, nous portons dommage aux autres mais aussi à nous-mêmes, à nos amis, à nos enfants. Je n'échappe pas à ce péril de mort que je transmets. Dans le premier cas nous cherchons la mort au nom d'une haine qui s'accroche à un dieu fantôme. Dans le second cas, nous appuyons sur le bouton du tableau de bord au nom d'un dieu réel, qui s'appelle confort, auquel nous sacrifions nos existences sans avoir admis sa divinité.
Cependant, à bien y regarder, les deux démarches sont similaires. Nous commençons par nous inventer un besoin (d'une loi, d'une consolation, d'un peu d'air frais) et nous finissons par en faire un dieu. Hors de question de nous en passer désormais. Et dans les deux cas les grands prêtres, les profiteurs, les sacrificateurs n'échappent pas aux méfaits qu'ils répandent. Tous dans la même poubelle où s'entassent nos déceptions modernes. Les grands prêtres seront privés de paradis et les industriels de santé. "
C'est sans doute l'excès de cette comparaison qui m'a donné envie de la relever. Mais j'ai beau la trouver excessive, je ne peux m'empêcher de la trouver juste. La différence est dans la relative lenteur de notre attentat suicide. On ne détruit pas la planète en un éclair comme lors d'un attentat suicide , même si on sait que c'est possible, si la folie s'emparaît des chefs des nations qui se sont jugées assez responsables pour avoir le droit de détenir des armes nucléaires sans représenter un réel danger de destruction... pour combien de temps resteront-ils responsables? On préfère ne pas y penser. Notre suicide collectif se fait à  petit feu, en faisant mine d'oublier que notre survie en tant qu'espèce dépend de  la préservation de la planète qui nous accueille. La différence tient aussi dans le fait que nous espérons mourir plus tard que les victimes de notre attentat suicide, les peuples qui n'ont pas eu accès à notre "développement" et qui souffrent les premiers de la désertification, de la montée des eaux, des pollutions.
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Lundi 25 juin 2007
"Ce que l'on appelle à tort  "production"  n'est qu'une transformation de ressources  qui nous viennent de la nature, de la vie en général, et de la vie intelligente en particulier. Mais plus l'avancée technique nous détache de l'obsession de la production matérielle, plus nous prenons conscience que la "magie" que constitue la création et la démultiplication de richesses n'est rien d'autre que la magie fondamentale de la vie et de l'intelligence. En revanche, si nos sociétés s'obstinent à confondre richesse et monnaie, à ne pas limiter la monnaie à l'un des nombreux moyens qu'ont les humains de faciliter leur échange, alors la vie elle-même et l'intelligence deviennent les enjeux d'une marchandisation généralisée. "

Patrick Viveret, "Reconsidérer la richesse", Editions de l'Aube, collection Aube poche essai p.176
"7. Propriété intellectuelle et brevetage du vivant"

J'ai vu il y a peu de temps un film qu'on a souvent dit mauvais, mais qui au moins met le doigt sur une marchandisation du vivant qui pourrait arriver un jour, allez savoir... "The Island" , ou comment des êtres humains (certains, pas tous) deviennent des "produits" à qui on nie toute conscience pour éviter de se poser un cas de conscience (justement)
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