Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 
Mercredi 3 octobre 2007

Je ne peux m'empêcher de faire allusion à cette enquête d'Auto Plus. A quand un Vélib' renversé par un Jean Louis Borloo sur une voie de bus? (c'est vrai, pour Auto Plus c'est pas grave d'être abonné aux voies de bus, pour les cyclistes qui empruntentent les itinéraires où la piste cyclable est située sur la voie de bus, c'est plus gênant...)

Zéro de conduite pour le gouvernement

A fond les réformes. Comme tous les ans, Auto Plus épingle dans son édition de cette semaine le président Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon pour des infractions répétées au code de la route, notamment des excès de vitesse et feux rouges grillés imputables à leurs chauffeurs. L'hebdomadaire explique avoir voulu mettre «le nouveau gouvernement à l'essai», des reporters ayant suivi divers déplacements du président et du gouvernement entre le 28 août et le 26 septembre.
Selon le «palmarès» établi par Auto Plus, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec huit excès de vitesse (dont un à 128 km/h sur la N118, limitée à 90 km/h), huit feux rouges grillés, deux contresens, un franchissement de ligne blanche et une voie de bus.
Le président de la République qui a commis selon le journal plus de violations du code de la route que ses prédécesseurs Jacques Chirac et François Mitterrand, figure également parmi les plus pollueurs au «Grenellomètre» d'Auto Plus, avec François Fillon et Michèle Alliot-Marie.
Pilote de course à ses heures, le Premier ministre talonne le chef de l'Etat avec quatre excès de vitesse (dont un à 77 km/heure en plein Paris), 13 feux rouges grillés, quatre contresens, cinq lignes blanches et cinq voies de bus.
A l'opposé, Jean-Louis Borloo apparaît comme un «exemple à suivre», souligne le journal, même s'il est abonné aux voies de bus. Circulant sans escorte, le ministre de l'Ecologie est celui qui pollue le moins. Rachida Dati, la ministre de la Justice, semble également très sage par rapport à ses collègues.

20Minutes.fr, éditions du 02/10/2007 - 19h45 

 



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Mardi 19 juin 2007
Quand j'ai été voter au premier tour,  un des assesseurs a insisté lourdement pour que je revienne dépouiller les  bulletins le soir . Je me suis tournée vers mon père qui votait avec moi, tout content de dire "oui oui, je suis un bon citoyen" . Seulement l'assesseur, ça lui suffisait pas, il voulait la jeune aussi! Un peu contrainte et forcée, j'ai fini par dire "ok, je viendrai aussi"... Tant pis pour mon copain qui passera la soirée électorale tout seul devant sa télé; ça va être dur pour lui, dans son quartier de droite.

Et puis finalement, j'ai trouvé ça rigolo et je suis revenue en deuxième semaine, volontairement. Vous vous rendez compte, une diplomée flemmarde qui vit encore chez son papa, on la considère assez citoyenne et digne de confiance pour compter les bulletins de votes; quelque part, je trouve ça  génial. Personne, mais personne, de toute la soirée, ne m'a demandé ce que je faisais dans la vie ou quels diplomes j'avais eus. Après une campagne électorale où on nous a bien fait comprendre que la dignité, c'était le travail, et rien d'autre, je découvre une autre facette de la démocratie, la vraie, où  même un "parasite de la société qui ne cherche même plus de boulot " peut participer au décompte des voix de  ses concitoyens. Certains diront que pour trouver de la fierté à faire ça, il faut vraiment avoir un égo bien écorché, d'autres diront qu'une soirée de dépouillement c'est juste chiant, moi je n'y peux rien, j'ai depuis toute petite cette haute idée de la démocratie et du scrutin qui fait que je suis fière comme un pape quand je vais voter. (évidemment, j'imagine que papa_bon citoyen n'y est pas pour rien...).

Me voilà donc dimanche soir devant l'école maternelle, avec un bon paquet de mes concitoyens -bonne poire ou très concernés- à attendre que le bureau de vote ferme et qu'on appelle les scrutateurs. Certains potassent le mode d'emploi du bon scrutateur, d'autres discutent en habitués, d'autres dévisagent tout le monde d'un air étonné; "ah, ils habitent à côté de chez moi, tous ces gens là???"

Ma soeur appelle de Lorraine; je lui explique qu'on est dans une circonscription clé de Paris, qu'on n'arrête pas de parler de nous dans les journaux et que c'est le-très-médiatique-Arno-Klarsfeld qui se présente.
_Ah , y a des journalistes?
_Heu non, pas là maintenant, y a beaucoup de bureaux de vote quand même!
Déception au bout du fil. Pas grave, moi je sais que même dans mon bureau de vote , ce qui se joue est important.
Ca y est, on constitue les tables. Je suis la première de ma table. J'attends avec un peu de curiosité qui on va me coller comme collègues, je vois arriver trois jeunes hommes; à croire qu'ils cherchent à me caser! Il y en a un que je connais déjà; il était assesseur la semaine d'avant, excité comme une puce lors de l'annonce des résultats du bureau, et répétait comme s'il voulait en persuader tout le monde qu'elle allait passer au deuxième tour. PS ou pas, je sais donc déjà qu'il penche à gauche. Mais on essaye de rester neutres lors du dépouillement.
On passe cinq minutes à décider entre nous qui va noter, qui va ouvrir les enveloppes, qui va annoncer les noms écrits sur les bulletins. Pendant cinq autres minutes, on regarde les scrutateurs de l'autre bureau qui commencent à dépouiller sans que rien ne vienne de notre côté -ce qui met mon voisin d'en face dans un état de nervosité difficilement dissimulé. Mon voisin de gauche compare la situation à un club du troisième âge, regroupés par tables de quatre pour jouer au bridge; c'est vrai qu'aux tables voisines, les scrutateurs qui commencent à compter les enveloppes par paquet de dix ont un peu l'air de jouer aux cartes. Ca nous amuse deux secondes mais mon voisin d'en face revient vite au sujet qui le préoccupe : mais pourquoi on n'a toujours pas d'enveloppes? Y a peut-être un problème dans le compte des enveloppes et des personnes qui ont voté, la semaine dernière ils ont du recompter trois fois.....

On a décidé que j'énoncerais les noms des candidats et que je ferais les tas. Pourvu que je bute pas trop de fois sur "Klarsfeld"...la semaine dernière la dame qui lisait les bulletins accrochait une fois sur deux: "Karsfeld" , "Klarfled" "Karlfed" "Kalsfred". C'est sûr que Mazetier, ça a beau être plus long, c'est moins casse-gueule. Par chance, on n'avait eu aucun bulletin nul, juste un Klarsfeld en double. (j'en profite pour vous apprendre qu'on a le droit de mettre deux bulletins du même candidat, ça compte quand même; les scrutateurs déchirent le deuxième bulletin et gardent le premier).

Et hop, c'est parti. Au début, chaque candidat fait quasiment un bulletin sur deux. C'est serré, on dirait. Après j'ouvre un paquet de bulletins Mazetier à la suite. "Ils sont venus en troupeau", que je dis, ce qui fait sourire mes voisins de table. C'est vrai que c'est un peu chiant, alors on sourit d'un rien :)
La plupart des bulletins sont pliés en deux. Sauf quelques uns pliés en quatre, ce qui est relativement pénible pour celui qui déplie. Au premier, un bulletin Klarsfeld, je dis "y a des maniaques quand même!". Au 5e qui était encore un bulletin Klarsfeld, mon voisin d'en face et moi on se prend un fou rire. Les maniaques sont de droite, y a pas à tortiller! Nos deux collègues, trop concentrés à compter leurs bâtons, n'ont rien remarqué. Tant mieux, c'est plus facile de calmer un fou rire à deux qu'un fou rire à quatre.

On n'a pas encore fini notre première centaine que le bureau de vote d'à côté annonce ses résultats. Klarsfeld n'a que 5 voix d'avance sur Mazetier. Mon voisin d'en face a l'air content, les autres se demandent pourquoi. Soucieuse de transmettre le patrimoine culturel du quartier, j'explique à mes autres collègues qu'un vieux de la vieille qui était là la semaine dernière nous expliquait que le bureau d'à côté avait toujours été plus à droite que le nôtre. Au premier tour, Klarsfeld avait énormément d'avance chez eux, et donc 5 voix de plus au deuxième tour, c'est peu. Bon signe pour Mazetier. Mais retournons à nos moutons; c'est le cas de le dire. On a fini notre première centaine, vite, vite une autre enveloppe!! Entre temps, le voisin d'en face nous explique que pour être assesseur, il faut être dans un parti dont un candidat est présent à l'élection concernée. Bien sûr, il ne va pas nous dire dans quel parti il est, mais visiblement, un de ceux qui ont été éliminés. PC? Vert? Il a tellement l'air d'être pour Mazetier, ou plutôt contre Klarsfeld, que je ne pense qu'à des partis de gauche. J'apprendrai plus tard dans la soirée, lors de l'annonce des résultats, qu'il est du MoDem! Surprise!!! Un MoDem qui penche dangereusement à gauche quand même, non?? Ou juste un bisounours qu'on a bien caressé du côté gauche?

A l'annonce des résultats, plus de 100 voix d'avance pour Mazetier sur environ 900, mon collègue bayrouiste, mon père et moi décidons d'aller voir du côté de la mairie les résultats globaux. On entend une clameur en arrivant "On a gagné! ". Un monsieur dans l'escalier s'amuse "ben qui a gagné? Y en a forcément qui ont perdu, non?" Arrivés en haut de l'escalier, on se passe le mot: "Juppé est battu !!" C'est cool, tout le monde a l'air content. Y a que des gens de gauche ici? Ah! Bon! Je revois deux jeunes venus exprès la semaine dernière entendre les résultats du bureau de vote. "Vous étiez déjà venus pour les présidentielles?" "non, non, mais là, Klarsfeld nous sort vraiment par les trous de nez, on veut être sûrs qu'il soit battu!".

Bousculade, Sandrine Mazetier arrive vers l'escalier central;  caméras, photographes, micros, rebousculade... Au secours! Me voilà coincée entre la balustrade et elle, les caméras en plein en face. Mais je veux pas passer à la télé, moi!! Remouvement de foule, Sandrine veut aller vers la balustrade pour parler à la foule, ça pousse tellement dans tous les sens que je me dis "heureusement qu'elle est pas trop grande, elle serait passée par dessus!". "Sandrine, Sandrine!!" Ca crie de partout, ça sourit, ça applaudit. Au gré d'un mouvement de foule, on aperçoit l'écran qui diffuse la télé au fond d'une salle, et la projections de sièges à l'Assemblée. Waw, 4 députés du MoDem, mon collègue est ravi; waw, 4 députés Verts, je suis ravie! Et même des députés communistes, je rêve!

Mine de rien, ça fait chaud au coeur, j'en aurais presque oublié que Sarkozy était quand même président... J'aurais presque envie de m'installer dans ce quartier pour toute ma vie, quitte à vivre sous un pont quand mes parents auront déménagé! Ou ptetre même à me trouver un vrai boulot qui me permette de me payer un appart! Youpi, je vais rentrer à l'Assemblée avec Sandrine! Comment ça, je suis naïve? Comment ça, les lois de droite passeront quand même? Je m'en fous!! On a fait notre boulot, on est contents! Et on a de l'espoir tout plein!





par L'intello du dessous publié dans : Politique
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Mercredi 16 mai 2007
Vive l'impôt!
Comment promouvoir le civisme fiscal ? Un point de vue du philosophe Philippe Van Parijs (Louvain, Chaire Hoover d’éthique économique et sociale) qui va chercher la justification de l’impôt dans la légitimité du système de redistribution des richesses.
http://www.inegalites.fr/spip.php?article636&id_mot=43


Pourquoi ce n'est pas ça qu'on a entendu de la part des candidats pendant la campagne??
Aujourd'hui les français sont tentés de tout casser parce qu'ils ne se rappellent plus (ou n'ont jamais su) le sens de l'impôt, le sens de la protection sociale, le sens de l'existence des services publics. J'ai l'impression qu'il va falloir casser tout le système de solidarité mis en place en France pour compter ensuite les pots cassés, et peut-être comprendre ce qui nous avait amené à le mettre en place.
A entendre certaines personnes, tous ces systèmes de protection sociale sont moribonds, coûtent abominablement trop cher, empêchent la France de progresser sur le plan économique, etc... Mais c'est bien parce qu'on prend uniquement comme référence la croissance économique, et pas le bien-être ( je vous renvoie au rapport de Patrick Viveret "Reconsidérer la richesse", qui vaut vraiment le coup qu'on le lise et relise, même s'il n'est pas le seul à avoir écrit sur ce sujet).
Combien de gens fustigent les charges et l'impôt en oubliant que les routes qu'empruntent les camions qui distribuent les marchandises ont été construites et sont entretenues grâce à des fonds publics? Combien se souviennent que s'ils peuvent bénéficier d'une main d'oeuvre suffisamment éduquée pour être efficace, c'est aussi bien souvent grâce à l'école publique? (hormis les rares cas de ceux qui ont fait tout leur parcours scolaire dans le privé, et même le privé bénéficie souvent de fonds publics) Pour eux, l'impôt ne sert qu'à engraisser des feignants de fonctionnaires. Des fois j'aimerais que ceux qui râlent contre leurs charges écrasantes imaginent la France sans cette gestion publique. Je me rappelle un responsable d'Accor qui nous expliquait que le SIDA leur posait un réel problème de main d'oeuvre dans leurs hotels africains, et qu'ils se mettaient donc à créer eux-même une politique de santé pour que leurs salariés ne leur "claquent pas dans les doigts" à 30 ans (c'est triste de parler comme ça, mais malheureusement c'était un peu ça). On peut y voir une belle politique de responsabilité sociale, on peut aussi y voir que l'entreprise a besoin des services de santé que la France met en place avec, entre autres, les prélèvements obligatoires (je suis nulle en fiscalité, je ne sais pas quel compte va où et je crois qu'en fin de compte, ce n'est pas l'important). Les impôts (rebaptisés "charges" par les anti-impôts) prélevés aux particuliers et aux entreprises sont largement redistribuées sous d'autres formes qu'on ne voit plus forcément.
Ensuite le grand dada, c'est de dire que la gestion sous forme publique est toujours moins efficace. Il y a de multiples exemples qui prouvent malheureusement le contraire. L'entreprise va à la rentabilité plus qu'elle ne va à la qualité du service rendu; en tout cas, ce sera le cas tant que la responsabilité sociale des entreprises restera un gadget juste bon à palabrer dans des colloques sur le "développement durable" au lieu d'être un des buts principaux de l'entreprise (personnellement je rêverais que ce soit le but principal, mais l'idéalisme me tuera :p)
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Mercredi 9 mai 2007
Bon, j'ai été assez bête pour répondre à celui qui venait me dire "acclamez votre nouveau président, il a été élu à la majorité". Une fois qu'on a dit qu'il y avait plus (+) d'électeurs pour Sarkozy que contre, ça veut dire que ceux qui sont contre doivent se taire? Non, ça veut juste dire que Sarkozy aura à occuper la fonction de président de la République. Ca n'implique en rien que les 47% restants doivent cesser d'exprimer leur désaccord avec les leviers qu'il a utilisés pour se faire élire ni avec ses paroles, idées et actes passés. Donc laissez moi exprimer ma déception, et même dire qu'il n'est pas mon président. J'exprime mon sentiment de ne pas être représentée par ce président, je n'appelle pas à l'attentat contre lui!

Du coup j'ai eu envie de revoir quelles sont les attributions du président de la République Française.
Voilà quels seront ses pouvoirs, pas plus, pas moins. 

On distingue les pouvoirs propres au Président de la République et les pouvoirs partagés. Ces derniers nécessitent un contreseing ministériel.

Les pouvoirs propres :

  • la nomination du Premier ministre (>> art. 8)
  • le recours au référendum (>> art. 11) sur proposition du gouvernement ou sur proposition conjointe des deux assemblées.
  • le droit de dissoudre l'Assemblée nationale (>> art. 12)
  • la mise en oeuvre des pouvoirs exceptionnels de l'article 16 (>> art. 16)
  • le droit de message aux assemblées parlementaires (>>art. 18)
  • la nomination de trois des membres, et du président du Conseil constitutionnel (>> art. 56)
  • le droit de saisine du Conseil constitutionnel (>> art. 54 et art. 61)

Les autres pouvoirs du Président de la République sont contresignés par le Premier ministre et, le cas échéant, par les ministres responsables (>>art. 19):

  • le Président de la République dispose du pouvoir réglementaire.
  • il nomme les ministres et met fin à leurs fonctions (>> art. 8),sur proposition du Premier ministre.
  • il signe les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres (>> art. 13).
  • il nomme aux emplois civils et militaires de l'Etat (>> art. 13). L'article 13 précise les nominations devant choir au Conseil des ministres et renvoie à une loi organique.
  • il peut convoquer le Parlement en session extraordinaire à la demande du gouvernement ou de la majorité des députés (>> art. 30).
  • il a le droit de faire grâce (>> art. 17)
  • le Président de la République nomme les ambassadeurs (>> art. 14)
  • il négocie et ratifie les traités (>> art. 52)
  • le Président de la République est chargé de la promulgation des lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au gouvernement de la loi définitivement adoptée. Avant l'expiration de ce délai de promulgation, le Président peut demander au Parlement une seconde délibération de la loi ou de certains de ses articles qui ne peut lui être refusée (>> art. 10).

Le Président de la République assure la présidence de certaines instances :

  • la présidence du Conseil des ministres (>> art. 9)
  • la présidence du Conseil Supérieur de la Magistrature
  • en tant que chef des armées, la présidence des conseils et comités supérieurs de la Défense nationale (>> art. 15).

source: http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/le_president/son_role/pouvoirs_et_attributions/pouvoirs_et_attributions.20005.html
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Dimanche 6 mai 2007
Sarkozy n'est pas mon président.
Je n'ai pas voté pour lui et j'ai craint qu'il soit élu.
Je continue à le craindre.
Pourtant j'ai été de la France qui se lève tôt , de la France qui réussit, de la France qui travaille, de la France du respect.
J'ai été une jeune fille et une étudiante exemplaire, pendant que ceux qui ont sans doute voté Sarkozy aujourd'hui méprisaient leurs profs, se permettaient de ne pas les écouter. Ces jeunes qui se croyaient au-dessus de leurs profs, qui croyaient qu'ils n'avaient pas besoin de se comporter correctement face à des gars qui sans doute se retrouvaient à enseigner parce qu'ils n'avaient pas su faire carrière dans l'entreprise. C'est ce que pensaient les jeunes bourges de droite que j'ai cotoyé dans les grandes écoles que j'ai fréquentées.
Je n'étais pas en accord avec eux, et je ne suis toujours pas en accord avec ce président qui nous parle de respect et qui malgré tout pense que la repentance n'a  pas lieu d'être. Moi je dis que si, lorsque la France a colonisé, elle se doit de se repentir pour cela; ce n'est pas une haine de soi-même, c'est le respect des victimes de cette colonisation.
Ce président ment. Il n'a jamais voulu rassembler, il n'a fait que diviser la France du travail contre la France des feignants et des fraudeurs.
Pour lui, je suis une feignante. Il me le répète depuis des mois, et je ne suis pas prête de me rallier à lui.
Je ne fais pas partie de la France de Nicolas Sarkozy. Je suis de la France qui veut avoir le droit de s'exprimer, qui veut avoir le droit de dire que la richesse ne crée pas le bonheur, et que le bien commun, ce n'est pas plus de richesse, c'est plus de liberté, plus d'humanité et plus de solidarité.
Je ne travaille pas parce qu'il m'est impossible de devoir mentir en entretien, de devoir cacher que je suis féministe (trop foutteuse de merde), que je suis écologiste (trop d'états d'âme), socialiste (trop syndicaliste) parce qu'on m'a bien expliqué que c'était mal vu, et que j'ai déjà vu l'effet repoussoir que ça pouvait avoir.
C'est vrai, je ne cherche plus de boulot, pour ne plus avoir à cacher qui je suis vraiment. Pour ne plus avoir à mentir sur ma dépression passée (bouh, ça risque de revenir).
J'ai déserté le monde du travail parce qu'il me demandait de me renier.
Pour Nicolas Sarkozy, je suis une feignante, qui profite du RMI et ne veut pas travailler. J'ai simplement pour moi d'être honnête et de ne pas trafiquer de drogues. Nicolas Sarkozy croit pourtant que ça va ensemble. Que ne pas vouloir travailler , c'est forcément pour gagner  plus par des activités illicites. Non, moi je ne veux simplement pas perdre ma vie à la gagner.
Je ne veux pas que les pères et les mères  travaillent plus pour gagner plus. Je veux qu'ils aient le temps de donner de l'attention, de l'affection et de l'amour à leurs enfants. Parce que c'est de cela qu'ils ont besoin.
Nicolas Sarkozy ne comprend rien à cela. Déjà, pendant  le débat, il mattraquait que seules les mères allaient chercher leurs enfants à l'école. Il ne connaît pas ma joie de petite fille quand je pouvais manger de la purée-jambon en tête à tête avec mon père le midi.
Nicolas Sarkozy ne comprend rien à ma France à moi. Il me l'a prouvé dans tous ses discours depuis des années.
Nicolas Sarkozy a beau vouloir rassembler, remettre la France au travail, je ne le suivrai pas.
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