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Soutien

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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 03:41
"Comment peut-on travailler sans souffrance quand l'objectif de travail est irréalisable? Et qu'il est même mis par écrit et contractualisé; ce qu'on appelle le harcèlement contractuel. Dans votre contrat de commercial est écrit un objectif dont vous savez que vous ne l'atteindrez pas. Qu'est ce que psychiquement on demande à quelqu'un quand - on est même plus dans l'histoire de la carotte et du bâton - c'est un espèce d'ideal du moi totalement inatteignable où il n'y a plus qu'à convoquer la culpabilité , la perte de l'estime de soi, l'échec absolument permanent . Comment est-ce qu'on a pu imaginer que ce levier de la peur n'allait pas un jour se retourner contre la productivité qu'il espère atteindre en détruisant l'espoir qui fait avancer les gens? ".
Ce sont les paroles de Marie Pezé, psychanalyste., dans le complément au DVD "j'ai très mal au travail" de Jean Michel Carré.



Si les entreprises sont si obsédées par les diplômés de grandes écoles , c'est parce que ces jeunes-là ont appris bien avant leur arrivée dans l'entreprise a s'infliger à eux-mêmes cette pression morale. La quête de l'admission en Grande Ecole, du diplôme, n'est possible qu'avec une véritable volonté de transformation de soi-même pour correspondre au modèle du cadre parfait. Il est pratique d'avoir a disposition des salariés qui ont déjà construit les barrières du chacun pour soi et qui ont déjà l'atteinte d'objectifs comme valeur première. Des salariés qui considèrent déjà comme normal de modifier jusqu'à leur caractère, leur nature profonde, pour réussir. Là où d'autres se révoltent ("on bosse comme des ânes et en plus il faudrait qu'on soit contents") , eux savent qu'ils n'atteindront jamais le modèle qu'on leur a fixé sans se montrer combatif, positif en toute circonstance. Tant qu'ils tiennent....

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commentaires

Boris 26/09/2009 17:41


Et "hors travail" donc ! À propos de la transformation des droits sociaux en dette :


Digression sur le "suivi individuel" avec Kafka
 


Idée sur pattes 26/09/2009 15:20


j'aime la conclusion ... message d'espoir pour qui ?


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