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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 04:22
Pas moyen de dormir. La frustration et la déception sont trop fortes. Frustration de voir que même dans les groupes les moins hiérarchisés il se dessine toujours une hiérarchie , entre les indispensables et les inutiles, les grands penseurs et ceux qui n'ont pas eu le temps d'élaborer des théories, les charismatiques et les discrets, les historiques et les bleus. Qu'est ce qui pousse l'humain a toujours occuper le maximum de territoire au détriment des autres, ou à profiter de son influence pour faire taire plutôt que pour écouter? Comment permettre a tous, même les plus habitués a la soumission par nécessité, de se sentir dignes de prendre leur place et leur tour de parole? Comment convaincre les militants aguerris de l'importance de cette parole? "Il faut d'abord noter un fait bien comprehensible , mais très grave. Les ouvriers font la grève, mais laissent aux militants le soin d'étudier le détail des revendications. [...] ce n'est pas au moment où pour quelques jours on s'est évadé de l'esclavage qu'on peut trouver en soi le courage d'étudier les conditions de la contrainte sous laquelle on a plié jour après jour, sous laquelle on pliera encore. [...] Il y a des limites aux forces humaines". J'aimerais qu'on s'en rappelle avant d'agir au nom des opprimés , avant de considérer que les absents, les muets, les timorés ont toujours tort. Qu'on prenne garde à ne pas les cantonner dans des rôles de suiveurs, de petits soldats dociles, sous prétexte de leur incapacité a prendre l'initiative. Qu'on relativise également la parole des beaux parleurs à qui la libération ou l'absence de contraite a permis le recul nécessaire à l'analyse mais a aussi fait oublier que dans tout mouvement la dignité retrouvée est le bien le plus précieux, et qu'il est important de ne pas froisser cette dignité à peine retrouvée.

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L'intello du dessous - dans Politique
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