Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Soutien

Recherche

Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

Archives

15 novembre 2005 2 15 /11 /novembre /2005 00:00
SIX MOIS APRES L'EFFONDREMENT DE L'USINE SPECTRUM AU BANGLADESH, TRAVAILLEURS ET FAMILLES RECLAMENT TOUJOURS LEUR DÛ.


Suite au drame le plus meurtrier de l’histoire de l’industrie de la confection au Bangladesh, un appel a été lancé en direction des entreprises européennes qui s’approvisionnent dans ce pays, pour exiger des initiatives concrètes et conséquentes de leur part. Mais l’intervention ponctuelle demeure insuffisante au regard de l’ampleur de la catastrophe : les travailleurs et les familles réclament toujours leur dû !

De plus, ce drame doit être compris comme un avertissement. Une mise à plat des dispositifs existants chez les responsables de la grande distribution en matière de garantie de la qualité sociale de l’ensemble des filières d’approvisionnement est nécessaire, en associant les syndicats, les ONG et l’ensemble des parties prenantes, au Nord comme au Sud.


 Le collectif De l'éthique sur l'étiquette
et le Forum Citoyen pour la Responsabilité Sociale des Entreprises
vous invitent à participer à un DEBAT sur ce thème
le LUNDI 14 NOVEMBRE, de 19h00 à 21h00
à l'Assemblée Nationale (salle 6242)

avec la participation de
Anton MARCUS
du Free Trade zone Workers
(Syndicat sri lankais des zones franches, Sri Lanka)

Amin HAQUE
du National Garment Workers Federation
(Fédération nationale des ouvriers du textile, Bangladesh)

Olivier CHABROL
du collectif De l'éthique sur l'étiquette

Philippe PINGLIN
de la CFDT

Claudette MONTOYA
Syndicaliste CGT au sein du Groupe Carrefour

la table ronde sera animée par
Guillaume Duval,
rédacteur en chef d'Alternatives Économiques


J'ai assisté lundi à ce débat... On sait que les entreprises textiles se font un fric monstre sur le dos des pays en développement et que les travailleurs y sont traités beaucoup moins bien qu'en France... Mais en est-on vraiment conscient?

Même si on parle ici d'une usine en particulier, et qu'il a fallu un accident pour que les conditions de travail et les salaires de misère accordés aux salariés soient mis sur le devant de la scène.

Quand aux grandes entreprises qui se fournissent dans ces usines, elle ne se sentent pas responsables de ces problèmes... comme si la pression qu'elles exercent sur les coûts n'était pour rien dans cette exploitation... c'est fou comme le monde est rempli de gens qui choisissent librement de vivre dans des conditions indécentes!!

(voir les communiqués des 13 juillet et 25 octobre 2005 sur le site du collectif De l'Ethique sur l'Etiquette)


PS: Encore merci à Eric Loiselet de m'avoir envoyé l'info via la liste du forum citoyen pour la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises)

Partager cet article

Repost 0

commentaires

katherine 03/05/2007 13:37

Je vais me faire l'avocat du diable.
Je suis dans le textile depuis l'âge de 14 ans et donc pourquoi pas le dire je suis en quelque sorte un dinosaure du textile.
Je travaille sur la chine depuis 1992 je fais fabriquer des produits pour les chaînes de magasins.
J’ai fabriqué de la chemise en soie vendue dans les super marché et j’étais très fière de dire que grâce à cela, la soie serait accessible à toutes les femmes même à c’elles qui n’avaient pas les moyens de s’offrir ce produit jusqu’à ce jour.
S’il est vrai que le textile chinois , est , pour des raisons de coût de fabrication moins cher que celui du Maghreb ou même celui de certain pays de l’EST il ne faut pas oublier que le grand gagnant dans cette histoire est le distributeur ou revendeur final qui fait des quoeficients énormes qui lui permettent , même en solde de faire encore des profits.
Ce qu’il faudrait c’est que cette main d’œuvre étrangère ne soit pas exploitée uniquement pour enrichir des groupes ou holding du textile.
Il faut plus d’équité dans la répartition des profits, il faut permettre à la créativité d’être rémunéré à sa juste valeur, que le du travail de ces femmes et hommes qui fabriquent ces produits soit payé en conséquence. (Car le travail à la chaîne derrière les machines est très pénible et ces femmes et hommes sont soumis à des cadences de rentabilité INFERNALES)
Dans les années 60 les femmes et les hommes travaillés à l’âge de 14 ans.
Ceux et c’elles qui n’avaient pas les moyens de pouvoir poursuivre leurs études, entrés dans les ateliers de confections et commencé un sois disant apprentissage ils étaient soumis en réalité à la même cadence et au même rendement que leurs aînés.
Il faut que les pays en voie de développement prennent conscience que leur avenir est dans jeunesse et ainsi permettre a cette jeunesse d’acquérir les connaissances nécessaire à l’évolution de la société.
Donc en conclusion c’est à vous consommateur qu’appartient le dernier mot : où acheter et à quel prix. ? Il ne faut pas penser que la délocalisation est un fléau, la délocalisation doit permettre une plus juste répartition du travail, mais il ne doit pas servir à plus de profit pour le capital.
Aujourd’hui il n’y a plus ou très peu d’usine de confection en France, mais la vraie question
Quel est le prix de ce travail à combien devrait être payé un homme ou une femme qui reste toute la journée derrière sa machine.
Un chemisier en voile de coton main d’œuvre et tissu compris revient 3.5$ départ de SAHANGAI il est vendu dans une chaîne de magasin 29€ il y a 14% droit de douane pour faire rentrer en France.
Cela vous permet d’entrevoir ou va la marge et si nous nous mettions à rêver qu'une partie de ces bénéfices servent à envoyer des enfants dans les écoles , enfants d'ici et d'ailleurs……

L'intello du dessous 03/05/2007 14:46

Bonjour katherine Je ne sais pas en quoi vous vous êtes fait l'avocat du diable, je trouve plutôt que vous allez dans le sens du collectif de l'Ethique sur l'Etiquette dont je parle ici.Effectivement, ce qui est mis en cause c'est le décalage énorme entre les profits tirés par les multinationales et le revenu que les travailleurs tirent de leur contribution, qu'ils soient ici ou ailleurs. Ce que je mets en cause également, c'est le fait que sous la pression des ONG qui menaçaient de ternir leur réputation, les multinationales se sont déchargées de leurs usines dans les pays en développement sur des sous-traitants locaux, ce qui leur permet de se laver les mains sur les conditions de travail,  les salaires et le peu de liberté syndicale qui y sont pratiqués, tout en maintenant une pression telle sur les exigences de délais et de coûts qu'ils sont en réalité en grande partie responsables de l'exploitation dont leurs sous-traitants se rendent coupables. En gros, vous avez raison. Ces délocalisations devraient au moins pouvoir servir à tirer les conditions de travail de ces pays vers le haut, et c'est à ça que s'emploient les personnes et organisations qui luttent pour une vraie responsabilité sociale des entreprises, qui ne s'arrête pas à aux portes de leurs magasins.

Articles Récents