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Soutien

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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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10 novembre 2005 4 10 /11 /novembre /2005 00:00
Juste pour vous faire part de ce mot d'humeur dans Libération...
Ca fait écho à ce que je ressens chaque fois que je regarde les pubs immenses du métro...
Les sourires forcés, les poses humiliantes, je ne peux plus m'empêcher de penser à ce qu'il y a derrière. Combien gagne-t-on pour vendre des voyages à gros coup d'humour gras et de poses suggestives? Combien pour avoir l'air d'un con et jouer le client stupide de la mauvaise banque?
Je ne trouverais pas cela humiliant dans une pièce de théâtre ou dans un film (tout dépend de la qualité des pièces de théâtre ou films)... Mais me dire que ces gens sont pour la plupart des artistes étouffés dans l'oeuf ou des gens qui ne se sont  même pas cru capables de faire quelque chose de leur cerveau (je parle ici des mannequins reconvertis en icone publicitaire) me plonge dans une tristesse infinie. Je voudrais ne pas écrire des clichés sur la vie supposée de ces ouvriers de la pub et de l'animation commerciale, mais je n'y peux rien, on ne m'en donne à voir qu'une image réductrice et fausse.
Je voudrais tellement que les photos des affiches reprennent vie et me disent à quel point "non", leur utilité sur cette planète ne se limite pas à faire vendre un produit ou un service... et qu'elles me montrent enfin leur humanité!


http://www.liberation.fr/page.php?Article=335912#

Du bruit et de l'horreur

par Pierre MARCELLE
QUOTIDIEN : vendredi 04 novembre 2005

Vous vous souvenez des intermittents du spectacle, chapitre exemplaire, voici encore à peine quelques mois, de la précarité professionnelle ? Partout banalisée, sinon déjà digérée, la précarité doit désormais s'avancer déguisée ; mardi, pourtant, on n'avait vu qu'elle, dans cette manif' de «stagiaires» masqués tels soldeurs de citrouilles d'Halloween... Qu'est-ce qui là-dessous se dissimule, de la crainte ou de la honte de l'exploité, du cynisme ou des bénéfices de l'exploiteur ? Jeudi matin, à l'heure de l'embauche, on a retrouvé un intermittent du spectacle, toujours précaire mais encore un peu plus humilié (à notre sens, car l'était-il, s'il ne se vivait pas tel ?). Déguisé, aussi, mais pas figurant ; acteur publicitaire, avec fausse moustache, bas bleus et short rutilant sous T-shirt blanc floqué d'un numéro de téléphone censé fait vendre des numéros de téléphone (voir en pages Economie) ; l'ANPE du spectacle l'avait recruté à dix euros horaires et pour 25 heures par semaine ; semblablement déguisé, un équipier l'accompagnait dans le même boulot, consistant à alpaguer le chaland (galoper de très loin vers, courir après longtemps) afin de lui fourguer un sourire et un sticker frappé du «numéro de tous les numéros». Ils bondissaient sous le soleil, consciencieusement, et si c'était pitié que d'imaginer en leurs courses échevelées un «travail» ou seulement l'hypothèse d'une activité sociale, ce n'était rien encore : posée à même le sol devant l'entrée du journal, une machine à faire du bruit ­ ovoïde en plastique pastel métaphoriquement baptisé par les marchands ghetto blaster ­ ordonnait l'agitation des deux guignols au rythme d'une scie insupportable à base de Touyoutoutou, encore amplifié par l'indifférence du piéton face à cette triple pollution ­ sonore, esthétique et morale. Que personne (ni moi-même) ne l'ait interrompue établit comme elle s'est bien banalisée, la barbarie. Et qu'entre chagrin et pitié, notre perception sociale de l'humanité s'est émoussée effroyablement.

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commentaires

Homo 4S 10/11/2005 18:11

C'est un bon beau blog que tu nous fas là !
meci pour tes messages en tous cas, je te mets en favoris, à bientôt
Homo 4S

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