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Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 

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27 octobre 2005 4 27 /10 /octobre /2005 00:00

Lettre à la Commission Locale d’Insertion


                   Madame, Monsieur

                Je vous écris suite à votre courrier du ***** m’annonçant qu’il est envisagé de suspendre le versement de mon allocation du RMI, pour le motif que mon statut d’étudiant est incompatible avec le versement du RMI.

               N’étant pas en situation de reprise d’études mais uniquement en stage étudiant, je demande à être entendue par la Commission Locale d’Insertion pour expliquer mon refus de rédiger une lettre dans laquelle je renoncerais à mon allocation du RMI.

                 La première lettre que j’ai reçue me rappelait que « le versement du RMI [était] subordonné à une démarche d’insertion ».  Le stage que j’effectue actuellement EST une démarche d’insertion, et c’est malheureusement la seule activité en rapport avec ma formation que j’aie trouvé. Je travaille à temps complet en entreprise tout en recevant moins que le SMIC pour un travail demandant une qualification que n’ont pas ceux qui m’encadrent ; je trouve anormal qu’on me traite comme si je n’avais fait aucun effort d’insertion en me coupant les minima sociaux. De plus, j’ai joué franc jeu en déclarant dès le début ma situation à mon référent social et en déclarant à la CAF les indemnités perçues pendant ce stage.

                Je n’ai pas de logement propre, étant  logée jusqu’ici par mes parents ; or mon père est muté ce mois. Quand j’ai demandé à mon référent social une aide à la recherche d’un logement, elle m’a répondu « vous savez bien qu’en Ile de France, sans CDI, on ne trouve pas de logement, restez chez vos parents ! ».

            Je suis donc loin d’être insérée définitivement dans la société, et loin aussi d’être une personne qui ne fait aucun effort pour y être insérée ; c’est pourquoi je refuse de renoncer de mon plein gré au RMI. Je ne suis pas la seule diplômée à être dans cette situation de non droit causée par les stages en entreprises ; c’est par solidarité avec tous les autres stagiaires précaires que je souhaite être entendue par la commission locale d’insertion.

                En espérant une suite favorable, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

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