Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 
Jeudi 27 septembre 2007
Pour ceux qui n'ont pas encore été  à la  Tribu à Stains,  pour voir les dernières oeuvres d'Mline, sachez que le vernissage a lieu demain soir à partir de 18h30, et que ce sera la dernière occasion d'y faire un saut  (oui, c'est un vernissage avant décrochage...)

Alors je sais, Stains c'est loin  de Paris et tout ça , mais  ça peut valoir le coup quand même. En tout cas, j'y serai .


Un petit rappel de l'adresse (même si elle est déjà là, en haut à gauche)

La Tribu
30 Avenue Louis Bordes
93240 STAINS


Métro 13 Saint Denis-Université puis bus 255 direction mairie de Stains , descendre à François Begue
ou RER D direction Goussainville arrêt Pierrefite Stains puis bus 150 direction porte de la Villette , descendre à Mairie de Stains.
En gros dans le coin y a des arrêts des bus 150, 252 et  255, y a la Mairie de Stains, la Poste centrale de Stains, le gymnase Joliot Curie pour les jeunes, le foyer Ambroise Croizat et la Maison de retraite Saint vincent de Paul pour les vieux, la Bibliothèque Aragon pour les intellos, le marché Barbusse... Vous trouverez bien quelqu'un pour vous indiquer :p

Et si votre truc, c'est plutôt la musique , il y aura un concert de Tomislav  à partir de 21h; à découvrir ici
Ca me  plaît bien, une bonne occasion de le découvrir :-)
publié dans : A lire, à écouter, à voir...
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Dimanche 23 septembre 2007
Après la réaction d'usagère moyenne du Vélib, vient le temps des interrogations sur la pertinence de la méthode employée pour obtenir ces vélos en libre service (bien sûr les questions étaient là dès le début pour moi, j'avais juste envie de faire un billet un peu plus léger, du style  "et si pour une fois j'essayais de simplement voir le positif?" D'ailleurs ,l'absence de réaction à mes remerciements à Decaux m'a surprise, et j'en ai déduit soit que j'endormais tout le monde avec mon blog, ou que personne n'osait me contredire, ou que personne ne me lisait tout court :p ) 

Mais je suis quand même particulièrement sensible aux craintes des associations anti-pub et environnementales vis à vis du contrat de la Mairie de Paris avec Decaux.

Je vous laisse lire leur communiqué de presse:

              
Communiqué de presse
               Jeudi 20 septembre 2007

Vélib et règlement local de publicité (RLP) à Paris :
            Un marché contre nature



Le projet de RLP, qui doit être adopté le 27 septembre par le groupe de travail sur la publicité, présente d’importants reculs liés à la signature sans concertation du contrat avec l’entreprise JCDecaux,  faisant dépendre le projet « Vélib » d’un surcroît de publicité. Les  associations dénoncent notamment le projet de généraliser le défilement des dispositifs et l’augmentation résultante du nombre de publicités (jusqu’à plus de 220%).

Le contre-exemple de Paris pourrait alors servir de vitrine publicitaire et de référence nationale et mondiale aux afficheurs, pour encore davantage de pression publicitaire et aux dépens de la société civile. Instrumentaliser un projet utile comme les vélos en libre-service est particulièrement grave pour la société et l’environnement.

Les associations demandent à Bertrand Delanoë et à la majorité municipale parisienne de renoncer à revoir ainsi à la baisse le projet de R.L.P. et à ouvrir des pourparlers avec l’afficheur JCDecaux pour qu’il renonce à un certain nombre des nouveaux dispositifs et procédés publicitaires prévus.

Nous demandons à la mairie de Paris, par décision officielle à prendre avant la réunion du 27 septembre :

- L’interdiction des panneaux défilants et lumineux ;
- Le respect de ses engagements de ramener le nombre d’obstacles urbains de 8 m² à 200 ;
- La séparation des marchés publicitaires et des vélos en libre-service.

Contact :
Laure Nicolas, Résistance à l’agression publicitaire au 01 43 28 39 21 et 06 64 81 39 22
M. Birrenbaum, Plate-forme des comités parisiens d’habitants et de participation à la vie de la Cité au 01 44 07 25 26

Associations signataires :

Résistance à l’agression publicitaire (R.A.P.), CLCV Paris,
Plate-forme des comités parisiens d’habitants et de participation à la vie de la Cité, Paysages de France, La vélorution, Action consommation, Agir pour l’environnement.


Voir article détaillé ci-dessous.
Une action sera organisée le mardi 25 septembre à 19 h. Voir appel à action ci-dessous.

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      VÉLIB ET RLP DE PARIS : UN MARCHÉ CONTRE NATURE

Á Paris, le 20 septembre 2007. Après deux ans de silence, la Ville de Paris a décidé de mener à son terme la révision de son règlement local de publicité (RLP), qui avait débuté en 2003. Court-circuitant le groupe de travail prévu par la loi, certaines décisions ont été prises dans la plus grande opacité. Ainsi, la signature du contrat Vélib a nécessité une profonde modification de ce nouveau RLP, mettant les membres du groupe de travail et les citoyens devant le fait accompli.

Avant d’être un projet de transports non motorisés, Vélib est un marché publicitaire. La fourniture et l’entretien des vélos n’est pour le groupe JCDecaux qu’un alibi pour obtenir une position stratégique en matière d’affichage, et pour contrer la volonté de la population d’échapper au matraquage publicitaire. Ainsi, l’une des mesures les plus significatives du projet de RLP en matière de publicité sur mobilier urbain est-elle remise en cause par le contrat Vélib. Alors qu’en 2005, il était question de ramener le nombre de panneaux de grand format à 200 (chiffre encore considérable), les associations ont appris que le projet en prévoyait désormais 350 ! (1).

Ce genre de manque de transparence dans la passation des marchés de mobilier urbain, dénoncé aujourd’hui par les associations, a déjà fait l’objet de nombreuses critiques, notamment dans un rapport de la chambre régionale des comptes (2). Quant à la cour d’appel de Paris, elle avait considéré que JCDecaux poursuivait « délibérément le verrouillage du marché » avec ses pratiques d’une « gravité exceptionnelle. » (3) La signature du contrat Vélib avec la mairie de Paris risque de ne rien arranger à l’affaire, bien au contraire, et d’autres villes commettent la même erreur de lier leur marché de vélos en libre-service à un marché publicitaire (4).

La quasi-généralisation du défilement des publicités sur mobilier urbain – un autre effet secondaire du contrat Vélib – constitue un autre recul très important du RLP par rapport à la situation qui prévalait. La très légère diminution du nombre de mobilier urbain publicitaire (-20 %) précédemment annoncée par la mairie de Paris s’accompagne en réalité d’une véritable explosion du nombre de publicités (+220%), du fait du recours à des systèmes défilants. Systèmes défilants qui sont un summum en matière de dénaturation des paysages et de gêne visuelle pour les habitants Cette décision entre aussi en contradiction totale avec la nécessaire maîtrise de l’énergie : un panneau de ce type consomme en moyenne plus d'électricité qu'un ménage français pour ses usages domestiques.

Il aurait fallu envisager Vélib comme un service public à part entière : c’est ce qu’a fait par exemple la ville d’Orléans en choisissant de séparer les deux marchés. Elle ne se trouve ainsi pas pieds et poings liés au marché publicitaire. Tandis que Vélib fait dépendre le développement du vélo de la publicité, c’est-à-dire d’une incitation au gaspillage qui fait largement la promotion... de la voiture (5).

Même si la mise à disposition à grande échelle de vélos en libre-service est une bonne chose, les élus Verts de la capitale eux-mêmes reconnaissent que la gestion de ce service public par un publicitaire n’en est pas une (6). Ce choix comporte beaucoup de dangers et d’inconvénients cachés. Un des plus graves en l’occurrence à Paris est d’avoir nié le rôle des instances de concertation. JCDecaux fait sa loi en lieu et place des élus et de la population ; va-t-on le laisser faire ? Les associations demandent aux élus parisiens de renoncer au bradage de leurs paysages au profit de l’omniprésence de l’affichage publicitaire défilant.

.

1  Les raisons de la limitation de ces dispositifs avaient pourtant été exposées par la mairie en 2005 : « [...] ils posent davantage de problèmes en terme d’insertion paysagère et sont actuellement majoritairement disposés à la périphérie de la capitale, où l’effort de dédensification est le plus nécessaire. » Compte-rendu de la réunion n°5 du groupe de travail sur la révision du règlement de la publicité et des enseignes du lundi 5 novembre 2005 à l’hôtel de ville.

2  Rapport de la chambre régionale des comptes d’île de France sur la gestion de la publicité et du mobilier urbain de la ville de Paris, 2006.

3  Cour d’appel de Paris, 1ére chambre - section H, arrêt du 21 février 2006

4  Après Lyon, Villeurbanne, Marseille, Aix-en-Provence et Paris, Toulouse, Rouen est la huitième ville française à avoir confié au groupe français d'affichage et de mobilier urbain JCDecaux la mise en place de ses vélos en libre service.

5  Parmi les dix premiers annonceurs français figurent trois fabricants de voitures.

6  La bicyclette, nouvel enjeu politique. Le vélo en libre service doit s’intégrer à une offre cohérente de transports en commun et de circulations douces, Libération, 4 septembre 2007.

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A l’appel de Résistance à l’agression publicitaire, la Vélorution, Agir pour l’environnement, l’Eglise de la très sainte consommation...

         Rassemblement festif
         mardi 25 septembre 2007 à 19 heures


        Sur le terre-plein central au carrefour du bd de Belleville et de la rue Ménilmontant (20e)
        Métro : station Ménilmontant (ligne 2)



         Venez nombreux dénoncer le scandale de l'affichage publicitaire défilant  et lumineux

Le projet de règlement local de publicité, régissant la place de la publicité à Paris, doit être adopté le 27 septembre. Il présente d’importants reculs liés à la signature sans concertation du contrat "Vélib" entre la mairie de Paris et l’entreprise JCDecaux. En effet, ce contrat fait dépendre l’installation des vélib d’un surcroît de publicité. Les associations dénoncent notamment le projet de généraliser le défilement des panneaux et l’augmentation résultante du nombre de publicités.

               Parce que nous refusons :

- Le gaspillage énergétique : Un panneau de ce type consomme en moyenne plus d'électricité qu'un ménage français pour ses usages domestiques
- La pollution visuelle : Le défilement associé à l’éclairage crée une perturbation supplémentaire majeure dans la perception du paysage puisque de tels dispositifs ont tendance plus encore à focaliser l’attention.

- Le matraquage publicitaire : La diminution du nombre de panneaux publicitaires (-20 %) annoncée par la mairie de Paris s’accompagne en réalité d’une véritable explosion du nombre de publicités (+220%), du fait du recours à des systèmes défilants.

            Nous demandons à la mairie de Paris :

- L’interdiction des panneaux défilants et lumineux
- Le respect de ses engagements en ramenant le nombre d’obstacles urbains de 8 m² à 200
- La séparation des marchés publicitaires et des vélos en libre-service


Résistance à l'agression publicitaire (R.A.P.)- 53, rue Jean Moulin
94300 Vincennes - 01.43.28.39.21 - 06 64 81 39 22 (Laure Nicolas) - www.antipub.net
les ti_bug_fck
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Mercredi 5 septembre 2007
Ce que j'oubliais dans mon billet d'hier sur le Vélib' (sans doute un refoulement, on a tellement de raisons de s'indigner et de se révolter en ce moment que je suis obligée d'en oublier de même que je suis obligée de ne pas vous faire part ici de toutes mes révoltes parce que j'y passerais ma vie) c'est qu'à peine 5 minutes après avoir enfourché mon premier Vélib, j'assistais à ma première interpellation de cycliste. Un gars (pas un vélibiste, cette fois) avait brûlé un feu rouge devant moi. La première voiture à s'arrêter sur la piste cyclable et à m'obliger à un dépassement dangereux, c'était donc une voiture banalisée de la Police. Comme je n'étais pas trop sûre de moi, je me suis retrouvée coincée derrière eux, avec la vague trouille qu'ils me soupçonnent de vouloir m'interposer dans leur interpellation. C'est sur que l'effet dissuasif est imparable, je n'ai plus envie de prendre des sens interdits ou de brûler des feux rouges.
Mais bizarrement, je lis dans le Monde que les sanctions des comportements des cyclistes sont en augmentation depuis la mise en place de Vélib'. Est-ce pour prouver que sa mise en place a rendu les comportements dangereux plus fréquents? (on confond souvent le nombre d'interpellations avec le nombre d'infractions commises) Est-ce, en vue des municipales, un moyen de casser la dynamique du Vélib' ? (voir  Sarkofrance)
En tout cas, dans les consignes d'Alain Gardère, le directeur de la police de proximité, est également demandé la "répression des infractions commises par les autres usagers de la route" qui pourraient "entraîner un danger pour les cyclistes", dont ceux circulant sur les pistes cyclables." Que dire donc des flics qui m'ont barré la route? Pour une infraction qui n'entraînait pas de réel danger (feu pour laisser le pssages aux piétons sans aucun piéton en vue), je me suis retrouvée moi en situation beaucoup plus dangereuse grâce à leur interpellation.
[mode humour on]
J'ai une question bête: pourquoi ils ne font pas leurs interpellations à vélo??? Pft, encore un moyen de se valoriser, un truc du genre "mon engin il est plus gros que le tien, donc je suis puissant, et tu vas devoir m'obéir!" !
[mode humour off]


Pas d'indulgence pour les cyclistes
LE MONDE | 30.08.07
© Le Monde.fr
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Mardi 4 septembre 2007
Je tiens quand même à remercier Decaux et la Mairie de Paris  (ça sera bien la première et j'espère la dernière fois de ma vie que je remercie un publicitaire) , qui m'ont permis de réessayer le vélo. 
J'ai jamais été trop forte sur ces bêtes-là. Au collège, ma copine Joëlle fonçait à toute berzingue dans le quartier, faisant fi des trottoirs, ralentisseurs, pots de yaourts et autres obstacles sur notre chemin. Et moi, fatiguée d'avoir l'air d'une froussarde infouttue de lâcher son guidon pour indiquer ses changements de direction, j'avais fini par décider qu'on se verrait chez elle ou chez moi, mais en tout cas bien au chaud (et à l'abri) avec un Trivial Pursuit Junior et une bouteille de sirop de grenadine.
J'ai quand même refait des efforts un peu plus tard pour une ballade en VTT dans le Jura. J'avais gagné un séjour au CPIE de Franche Comté (je croyais que c'était un Centre Permanent d'Initiation à l'Environnement, à ce que je me rappelais, mais je viens de lire ailleurs qu'il s'agissait d'initiatives pour l'environnement... changement de nom ou mémoire défaillante?), fallait bien suivre le groupe et au niveau paysages, ça valait le coup.

Mais depuis ma majorité environ, rien. J'ai bien pratiqué un peu le vélo de salon devant les images du tour de France, parce que c'est toujours rigolo et qu'il fallait rentabiliser le machin que ma mère s'était achetée pour ne jamais s'en servir (comme la plupart des choses qu'elle achète d'ailleurs, mais c'est une autre histoire...).
Il ne faut pas croire pour autant que je suis devenue une fan de voiture dès le passage de mon permis. J'ai bien récupéré une vieille voiture de mon grand oncle, passée entre temps entre les mains de ma mère et donc plus trop en grosse forme, mais elle m'a servi principalement à faire mes trajets pendant mes stages (et non, l'essence était pas remboursée non plus...) jusqu'à ce qu'elle rende l'âme pendant mon stage ingénieur, sous l'oeil amusé des gars à la terrasse du bistrot qui ont regardé mon moteur fumer et cracher d'un air goguenard (non, c'est pas le moteur qui avait un air goguenard, mais suivez un peu, bon sang!) . Quand j'y repense, je me dis que c'était ce qui pouvait arriver de mieux à ce veau polluant qui suçait du Super avec plomb sans modération et qui était aussi facile à manoeuvrer qu'un char d'assaut. (bon, je sais, vous allez me dire que si j'avais du mal avec mon vélo, c'est pas étonnant que j'aie eu du mal avec une R19 sans conduite assistée, mais CA N'A RIEN A VOIR! Et d'abord j'ai eu mon permis du premier coup, na!)

Brrrreeeef, ça faisait donc quelques temps qu'à force  de pester sur le règne de l'automobile, sur l'espace énorme que les voitures prennent sur la ville, j'avais beau utiliser uniquement mes pieds et les transports en commun, je me sentais comme une écolo en pleine imposture, puisque je n'avais même pas mon vélo pour parcourir Paris et "reconquérir l'espace urbain" comme ils disent... D'où un espèce de stress en voyant arriver les Vélib' ; "mince, je vais plus pouvoir dire que c'est parce que j'ai pas de vélo"... Je suis restée à tourner autour du pot un moment, à écouter les témoignages de "ceux qui avaient essayé" (c'était quand même l'évènement de l'été à Paris, en dehors de l'actualité politique déprimante et de la météo tout aussi déprimante) et j'ai quand même fini par en essayer un. J'ai choisi une borne bien planquée dans une rue pas trop fréquentée, à une heure creuse, j'ai fait trois fois le tour de la borne (pourtant, je savais comment ça marchait, c'est mon truc de tout savoir en théorie avant d'oser passer à la pratique) et j'en ai pris un, juste pour voir. J'ai fait trois tours de pédales avant de me rendre compte que j'avais les genoux sous le menton et que je pourrais pas continuer comme ça;  j'ai failli le reposer parce que je savais pas comment remonter la selle et que le gars, dans le camion, là, c'était sûr qu'il se fouttait de ma tête,je me suis fait mal aux doigts, j'ai quand même réussi (pas assez) , et je suis partie, zigzaguant un peu, la peur au ventre et la honte aux joues, en essayant de rester le plus possible loin des voitures (le mois d'août m'a bien aidée là dessus). Quelques rues plus loin, j'étais quelqu'un d'autre: j'avais vaincu!!! La peur, la ville, les voitures, les feux rouges, le monde entier! Une reine du Vélib était née!!

Depuis j'ai des vraies traversées de Paris à mon actif, taxis hargneux et curieux qui posent des questions compris. "Alors, ça marche bien?",  "C'est cher?",  "Oh, il est beau votre vélo", etc, etc. J'ai même aidé une dame à en prendre un, connu mes premières galères (pédale manquante, borne qui refuse de fonctionner, station pleine).

Ouf, je suis une vraie écolo maintenant!! :-D

publié dans : Moi et ma petite vie...
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