Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 
Mardi 31 juillet 2007
Juste un mot pour ceux qui s'intéressent à la question des stages mais qui ne sont pas  pour autant dans la liste de diffusion de Génération Précaire.: il y a une nouvelle lettre à lire sur le site:
www.generation-precaire.org/Ete-frisquet-chaude-rentree-GP



Etant donné que c'est principalement lors du stage de fin d'études ou du stage post-études (qui devrait commencer à être moins courant si on se met à respecter la loi qui a enfin vu le jour) qu'on se fait le plus ouvertement exploiter, les participants de Génération Précaire étaient plutôt des étudiants en passe de finir leurs études, voire des chercheurs de premier emploi écoeurés de ne trouver que des offres de stages de fin d'études.
Ca ne les empêche pas de continuer à se battre, mais il est important que des étudiants reprennent le flambeau, ne serait-ce que pour apporter leurs connaissances de la situation actuelle des stages obligatoires dans le cursus.

Et juste pour méditer, encore une jolie offre de stage que j'ai eu le bonheur de trouver dans ma boîte mail, celle qui m'envoie les offres d'emploi en rapport avec le développement durable, offres qui sont dans 90% des cas des stages.




Intitulé :
Coordinateur développement durable / responsabilité sociale de l’entreprise (f/h) h/f
Réf : SD001
Entreprise : bic
Un des leaders mondiaux des articles de papeterie, des briquets et des rasoirs, BIC fabrique depuis plus de 50 ans des produits de grande qualité accessibles à tous, partout dans le monde. Cette vocation a permis au Groupe d’être aujourd’hui l’une des marques les plus reconnues à travers le monde. BIC commercialise ses produits dans plus de 160 pays et a réalisé en 2006 un chiffre d’affaires de 1 448 millions d’euros selon les normes IFRS.
Descriptif :
Principales Missions : Sous la responsabilité du responsable de la communication interne, le stagiaire aura pour mission

Dans le cadre du pilier social du développent durable, développer et communiquer le projet « Ressources Humaines BIC – Développer la Responsabilité Sociale de l’Entreprise » :
• Communiquer, développer et étendre à l’international les actions menées par les salariés, Ex : Gestes Verts au Travail, recueil des meilleurs pratiques, trophées, e-learning, (créer un « Green Network)
• Développer et communiquer sur le programme caritatif de BIC.
• Créer une identité graphique (logo, slogan etc) et les outils de communication du projet: lettre d’information, évènements, communauté Intranet, présentations, flyers, boîte à idées, etc.
• Réaliser des benchmarks externes des actions de BIC,
• Assurer le suivi des actions menées par BIC.

Indicateurs de réussite :

• Fixation d’objectifs, échéances mensuelles,
• Enquête d’opinion en fin de stage.

Profil recherché :

• BAC +4/5 en école de commerce, de communication, ou de science politique,
• Un gout prononcé pour le développent durable,
• Une expérience préalable en communication dans une société internationale,
• Anglais courant,
• Compétences en informatique et en particulier des outils de communication : powerpoint, publisher, photoshop, flash, Internet etc.,
• Bonnes compétences en expression écrite et orale,
• Proactif, autonome, Rigoureux,
• Très bonne gestion du temps et des priorités,
• Gestion de projets.
Contrat : Stage
Rémunération annuelle brute : Oui
Formation : Ecoles d'ingénieurs
Ecoles de commerce
Universités Eco./Gestion
Date : 1/9/2007
Durée : 4 mois
Lieu : Clichy


Pas mal, le niveau d'exigence pour un stage de 4 mois!
publié dans : Génération Précaire communauté : Politique Directe
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Jeudi 12 juillet 2007
Cet article qui parle des jeunes japonais qui commencent à se rebeller me parle étrangement. 
Guillaume, qui me l'a envoyé par mail, mettait en introduction: "Mêmes causes, mêmes effets: la Terre est ronde". Je ne dirais pas mieux.
Courrier International:

Dossier / japon : La jeunesse se rebelle

Les premières bourrasques de la colère

Excédés par leurs conditions de vie déplorables, de nombreux jeunes ont décidé de ne plus se laisser faire. Ils défilent en faisant du bruit mais sans violence.

En janvier 2007, un garçon de 20 ans a été arrêté pour n'avoir pas payé ses consommations dans un café manga [lieu ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, où les clients peuvent venir lire des mangas et surfer sur Internet], où il avait passé trois jours. Il avait en tout et pour tout 15 yens [10 centimes d'euro] en poche. Il était entré dans l'établissement pour se protéger du froid et n'avait mangé en trois jours qu'un plat du jour et une assiette de frites. L'employé d'un autre café manga m'a raconté qu'une fois un client était resté une semaine et que, pendant ce temps, il n'avait rien consommé en dehors de quelques boissons. Craignant qu'il ne meure de faim, l'employé avait prévenu la police pour qu'il soit placé sous la protection des autorités. Dans un Japon censé connaître la plus longue période de prospérité depuis la dernière guerre, comment expliquer ce genre de situation ? Cette réalité nous fait comprendre que, pour de nombreux jeunes, ce pays est devenu un champ de bataille, où ceux-ci essaient tant bien que mal de survivre dans la misère et la précarité.
La longue période de récession a détruit le fondement même du travail. Au cours de la dernière décennie, de nombreux jeunes, qui n'ont pas trouvé d'emploi stable, sont devenus freeters [néologisme forgé à partir de l'anglais free et de l'allemand Arbeiter, désignant une personne vivant de petits boulots], étiquette dont ils ont le plus grand mal à se défaire. Il faut savoir que seulement 1,6 % des entreprises souhaitent recruter des freeters. Même ceux qui ont la chance de décrocher un emploi régulier se retrouvent dans des entreprises où l'on considère comme normal que le travail de dix personnes soit effectué par
seulement trois et où le nombre de morts par excès de travail [karoshi], suicides et troubles mentaux provoqués par le surmenage n'est pas près de diminuer. Quant à ceux qui, attirés par un salaire horaire de plus de 1 000 yens [6 euros], travaillent en tant qu'intérimaires dans l'industrie, il ne leur reste guère plus d'une centaine de milliers de yens une fois qu'ils ont payé leur loyer et leurs factures de chauffage ou d'électricité. Quel que soit leur statut - salarié régulier, intérimaire ou freeter -, les jeunes ne peuvent plus vivre en toute stabilité. Dans le même temps, ceux qui n'ont pas d'emploi, à
l'instar des NEET [Not in education, employment or training] ou des hikikomori [jeunes qui se replient sur eux-mêmes et vivent en reclus], se voient accablés de reproches. Pourtant, en les accusant d'être des enfants gâtés ou des fainéants, leurs aînés font preuve d'une grande ignorance à leur égard. Il est évident que, si la vie des jeunes est devenue aujourd'hui à ce point précaire, cela n'a rien à voir avec un problème psychologique personnel ou avec leur volonté, mais cela est dû au désir malsain des entreprises, qui veulent continuer à profiter d'une main-d'OEuvre jetable qui leur permet de rester compétitives à l'échelle internationale.

Travailler toujours plus pour vivre comme tout le monde

Toutefois, la colère de ces jeunes ne prend pas pour cible la société. Envoûtés par l'expression "Chacun est responsable de son sort" [à la mode depuis quelques années], ils reportent la faute sur eux-mêmes - et se punissent en s'automutilant, ou en mettant fin à leur vie. Depuis 2002, la première cause de décès des jeunes âgés de 20 à 39 ans est le suicide. N'est-ce pas la preuve que la société ne cesse de leur envoyer le message : "Bons à rien, disparaissez au plus vite" ? Dans ces conditions, comment ces jeunes peuvent-ils reprendre ce qui leur a été volé, le simple droit d'exister sans condition préalable ? Une
des réponses réside dans les activités du groupe Grande Fronde des pauvres, soutenu par un grand nombre de jeunes défavorisés de la capitale, qui tente tous les jours de multiples expériences dans le quartier de Koenji. "Aujourd'hui, la société est devenue folle. La rémunération des petits boulots ne cesse de baisser et, de ce fait, il faut travailler toujours plus pour vivre comme tout le monde. Comme il y a pénurie de travail, les entreprises en profitent pour nous exploiter toujours davantage. [...] En y réfléchissant bien, notre situation est absurde : les jours ouvrables, nous sommes exploités pour des salaires de misère et, les jours de congé, la société de consommation engloutit notre argent. Bref, nous, les bons à rien, ne sommes-nous pas condamnés à la paupérisation ? [...] Dans cette situation, il ne nous reste plus qu'à entreprendre la grande fronde des pauvres, à faire voler en éclats cette vie normale qui nous voit obéir à la société.
publié dans : Le monde du travail, ou du non travail... communauté : Les périodes sombres
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