Comme une machine qui consommerait un maximum de pétrole uniquement pour entretenir sa surchauffe, l'intello du dessous consomme un maximum de facultés intellectuelles pour entretenir sa capacité à surmener son cerveau... en pure perte. Un pur produit de la société de surinformation dans laquelle on patauge...

Aujourd'hui j'ai décidé que tout ça allait sortir, et que je ferais connaître à  d'autres cerveaux surmenés et improductifs le chaos de mes pensées. Ca me fend un peu le coeur d'ajouter au flot d'informations inutiles qui circulent sur le net, mais il paraît qu'un être humain doit s'exprimer pour vivre, il paraît qu'il faut partager ses pensées pour qu'elles ne restent pas vaines. Alors bien sûr, cette décision tiendra jusqu'à ce que la somme d'informations que j'ingurgite chaque jour ne submerge la ressource mémoire où est née l'idée de ce blog, mais ne désespérons pas. Peut-être que le Bouddha qui veilla sur mon berceau me donnera la faculté d'entretenir mon jardin...

 
Vendredi 27 janvier 2006

Je ne connais pas ce type. C'est peut-être le dernier des connards, d'ailleurs j'ai pas beaucoup d'admiration pour tout ce qui affiche BNP Paribas... Et puis, depuis que j'ai foiré lamentablement mon oral d'ingénieur territorial, faut avouer que j'ai pas le moral et que les neurones sont en berne. Mais ce gars-là, je suis tombée sur son article par hasard (il se trouve qu'il parle de "génération" et de "précaire") il faut bien avouer qu'il tape dans le tas et qu'on finit par se poser des questions... le petit laïus sur les 35 heures , cause de tous les maux, ne me donne pas envie de l'aimer, tellement c'est un argument "tarte à la crème" de droite , qui tape sur un truc de gauche pour le plaisir.


Mais en dehors de la recherche des responsabilités, j'ai peur du désespoir des jeunes. J'ai peur de mon propre désespoir. J'ai peur des gens qui disent que le "développement durable" est à la mode et qui ne comprennent pas que pour notre génération, ce n'est pas une mode, mais une question de survie. J'ai peur des riches de plus de 50 ans qui roulent en 4x4 de luxe, qui prennent l'avion 3 fois par semaine pour affaire, qui partent dans les îles 5 fois par an et pour qui le réchauffement climatique est une chimère "à la mode". J'ai peur de Chirac quand il parle de l'arme atomique.

Je vous jure, j'ai peur.


25/01/2006

La chronique

L'euthanasie de la jeunesse
L'Expansion

Du jamais-vu dans l'histoire : la dette mondiale, publique et privée, représente 141 % du PIB mondial, vient d'annoncer le FMI. Pourtant, on ne s'en rend guère compte, car la hausse de la dette, qui se fait au détriment des générations futures, accompagne le vieillissement démographique et l'évolution vers un capitalisme de plus en plus patrimonial et mondialisé. Depuis vingt ans, la valeur des patrimoines, dont la concentration est proportionnelle à l'âge, progresse plus vite que les revenus. La mondialisation explique l'absence d'inflation, donc les bas niveaux de taux d'intérêt et, partant, la forte valorisation réelle des patrimoines, alors que le vieillissement pousse à la privatisation progressive des systèmes de couverture publique des risques vieillesse et santé.

Les Etats-Unis compensent leurs déséquilibres financiers par des créations d'emplois, une mobilité sociale et un effort d'investissement substantiel dans les activités d'avenir et dans l'économie de la connaissance. Rien de tel en France. Etudiants, les jeunes subissent la massification et la paupérisation de l'enseignement supérieur et, actifs, ils endurent le sous-emploi (23 % de chômage) et l'emploi précaire. Plus que d'autres, les jeunes sont frappés par la mondialisation du marché du travail alors que les insiders se protègent.

La pression fiscale sur les revenus des jeunes actifs réduit aussi leur possibilité d'accumuler des richesses. En revanche, elle perpétue la rente statutaire d'un secteur public fossilisé, le service de la dette et la rente sociale des générations précédentes dont ces jeunes ne bénéficieront pas. A cela s'ajoute la bulle immobilière, qui appauvrit les jeunes locataires, transfère les risques sur les primo-accédants et creuse un peu plus la fracture territoriale. Dans la course au patrimoine et à l'intégration, la prime va aux héritiers, en dépit des discours incantatoires sur l'égalité des chances.

Les baby-boomers n'hésitent pas à multiplier les engagements qui pèsent sur les autres classes d'âge. On le voit, par exemple, avec les trente-cinq heures, qui ne s'appliquent pas aux lycéens et étudiants : cette mesure, qui a dégradé les finances publiques, réduit la croissance potentielle et aggravé le sous-emploi, illustre les choix d'une génération égocentrique et rentière qui finit par euthanasier ses jeunes pour perpétuer son bien-être.

Par Jean-Pierre Petit, directeur de la recherche économique à Exane BNP Paribas
par L'intello du dessous publié dans : Génération Précaire
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Lundi 23 janvier 2006


 J'avais pas de rubrique "A ne pas voir", alors tant pis, on va mettre ça là quand même!

 

Comme j’aurais aimé me reposer samedi soir… Au lieu de ça, je me suis retrouvée dans une salle trop petite, bondée, où un spectateur ne pouvait pas avoir le moindre relent gastrique sans que les trois rangs de devant en profitent… Bon désolée pour la Comédie Caumartin, c’est super sympa les petits théâtres ; le seul inconvénient c’est qu’on ne peut pas sortir quand le spectacle devient pénible au point d’avoir une envie irrépressible de sortir prendre l’air.

J’avais pas choisi d’aller voir Aleveque, d’ailleurs je le connaissais à peine ; à peine entendu deux trois phrases dans l’émission de Ruquier, j’ai haussé les sourcils quand on m’a dit qu’il était soi-disant comique ; « ah booooooooon ? » Il a pas l’air.

Bref, une sombre histoire de cadeau de Noël qui tombait à la mauvaise date pour la personne bénéficiaire, un billet qu’on n’arrive pas à échanger, et voilà que je me retrouve à la Comédie Caumartin, espérant que le compère va quand même se montrer drôle, et me disant que quand même je vais peut-être passer un bon moment…

Mission qui s’est révélé impossible au bout d’un quart d’heure. Je pense que j’ai rigolé un peu au début, surtout au moment où il nous expliquait qu’il avait le dos coincé et qu’il ne pourrait pas faire toutes les gesticulations prévues. Il était plutôt marrant avec son balai dans le c... Il semblerait que ça nous a évité pas mal de geste d’une drôlerie irrésistible ; vous savez, quand on fait mine de tenir quelqu’un devant nous et qu’on balance violemment son bassin d’arrière en avant… Rien que pour ça, je crois que j’étais plutôt contente qu’il ait les lombaires en compote…

Donc bon, les écolos, les anti-tabac l’emmerdent au plus haut point,il veut pouvoir fumer et rouler en voiture tranquille sans se faire traiter d’assassins… Y a eu quelques critiques rigolotes, notamment quand il s’imagine dans un couloir pour voiture d’un mètre de large, à 4 pattes, à pousser des petites voitures en simulant ces bons vieux embouteillages qui auront disparu « eh apprends à conduire, crétin !! Eh mais casse-toi, cooonnard !! ». On peut en rire, mais ça devient gênant quand il range tout ça dans la case du politiquement correct et qu’il passe allègrement dans un soi-disant crescendo sur les empêcheurs de penser en rond vers les mesures sécuritaires de Sarkozy, les caméras de surveillance qui s’installent partout et bientôt dans nos cerveaux, le Big Brother. Il veut pouvoir tout dire, tout faire, et qu’on l’emmerde pas.

Et il en oublie la différence entre ce qui relève du respect des autres et ce qui relève des atteintes graves à la liberté.

La misogynie est revendiquée : toutes des chieuses ! Le mariage est la pire plaie de l’humanité (pas la peine de dire que pour lui, l’humanité, c’est l’homme, comme magnifiquement illustré dans son sketch sur le repas entre amis de cultures différentes. Bien qu’on apprenne au début qu’Edouard est venu avec sa chieuse de femme qui emmerde tout le monde avec son régime et qui casse l’ambiance en prenant pas de café parce que c’est un peu tard, c’est pas bon pour la santé, etc., la conversation se fait uniquement entre mecs, à croire que les femmes sont muettes). D’ailleurs, dès le début du spectacle il annonce la couleur ; un monde de rêve c’est un monde de baise et de femmes muettes. Et il l’applique immédiatement à ses sketchs et à son public ; il parle de mecs, pour les mecs, il prend les mecs à parti pour dire que « quel veinard, ce mec qui a disparu après avoir dit « je vais m’acheter des cigarettes » », à tel point qu’on se demande vraiment pourquoi il y a des femmes dans la salle. Fallait le mettre sur le billet : « spectacle destiné à un public masculin, si possible machiste », ça m’aurait évité de le subir pendant deux heures… Quand il s’en prend à cette salope de Cecilia Sarkozy « qu’est-ce qu’elle suce bien », il s’excuse de dire des choses comme ça… mais quand même c’est Sarkozy, et il l’aime pas ! (on dirait qu’il n’a même pas compris qu’il insultait plus Cecilia Sarkozy que son mari… non, non, c’est normal, seul un homme est insulté quand on dit que sa femme est une salope, la femme n’existe que comme moyen d’insulter l’homme ; jamais vu un état d’esprit aussi ringard, on se croirait au début du 20e siècle…)

Vouloir l’empêcher de polluer avec sa voiture, atteinte grave à la liberté : vouloir l’empêcher de dire que Cecilia Sarkozy est une salope, atteinte grave à la liberté : mettre un flic derrière chaque personne, atteinte grave à la liberté : mettre une puce électronique dans le cerveau des gens pour les punir avant même qu’ils aient commis un acte répréhensible, atteinte grave à la liberté. Il ne fait aucune différence, et à la longue, c’est saoulant. Et quand à la fin il se permet de chanter un hymne à la révolution de Georges Moustaki , on se dit qu’il est vraiment dans la rébellion la plus ringarde qui soit… Avec sa sciatique naissante, j’avais envie de lui dire « fais pas semblant d’être révolutionnaire, tout ton spectacle montre que t’es juste en train de mal vieillir, et que finalement tu supportes pas le changement, surtout quand il s’attaque à ton petit confort… va te mettre au lit avec une bouillotte, va, promis on soignera pas ton cancer du poumon, comme ça tu mourras pas seul et déshydraté dans une vieille maison de retraite ; c’est bien ça qui te fait peur, non ? »

par L'intello du dessous publié dans : A lire, à écouter, à voir...
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Vendredi 20 janvier 2006


Le Bilan du Dakar, sur RTL
Janine Perrimond - C'est juste mon Avis

Citation:

Cette année le Dakar a fait trois morts dont deux enfants Africains et un motard. Depuis 28 ans que la course existe, 47 personnes ont été tuées. C'est l'heure du bilan !

 

Le Dakar est une course qu'aucun pays riche ne tolérerait sur son sol. Dans nos contrées, il y a belle lurette qu'on ne pratique plus des compétitions automobiles sur routes ouvertes, c'est -à-dire où n'importe qui, pour son malheur, peut se retrouver face au véhicule d'un concurrent. Chez nous, il y a des rallyes, sur des morceaux de voies qui sont fermées à la circulation.

Et surtout, de plus en plus, il y a des courses sur des circuits. Circuits fermés, bien entendu.

 

Alors le comble, ce sont les déclarations des organisateurs du Dakar. En gros, les accidents, c'est la faute du public, qui fait un peu n'importe quoi, et des pays traversés, qui n'ont qu'à prendre des mesures de sécurité.

Mais, même sur nos circuits fermés, et devant un public averti, la compétition automobile fait des morts. Alors, quand elle traverse des villages ! Et notez que le Dakar pourrait se dérouler uniquement en plein désert. Oui, mais ça aurait moins de retentissement. Les morts, ça ajoute à l'intensité de la compétition et, indiscutablement, ça fait parler de la course.

 

Et puis, de toute façon, il y a ce gaspillage d'énergie, alors qu'on ne parle que du prix de l'essence et du réchauffement de la planète. Il y a ce spectacle, les mastodontes, qui foncent, et les hélicos, et la caravane médiatique, dans des endroits où les gens ne font que survivre, n'ont pas d'argent pour envoyer leurs enfants à l'école. Alors, quand on lui parle des 3 morts, le vainqueur de cette année dit : "Je regrette ! Mais ça ne va pas gâcher mon bonheur". Déclaration d'un très grand cynisme.

Enfin, c'est juste mon avis...

par L'intello du dessous publié dans : Environnement
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Samedi 14 janvier 2006

Ma mère m'a ramené ça, un jour, de la librairie d'à côté.... je crois qu'elle commence à bien me connaître :)

Je ne connaissais Simone Weil que de nom (ce qui prouve bien que je ne suis qu'une intello du dessous) , mais j'en avais entendu parler comme d'une femme remarquable, et je pense que je n'en aurais même pas entendu parler si je ne m'étais pas intéressée au féminisme et donc à ces gens qui tentent de faire ressortir de l'ombre les femmes remarquables qu'on oublie toujours plus vite que les hommes remarquables... surtout quand elles n'ont pas le bon goût d'être en même temps belles et d'avoir plein d'amants.

D'après un sondage auprès des personnes lambdas qui m'entourent, c'était déjà pas mal que je ne confonde pas Simone Weil, philosophe (1909-1943) et Simone Veil, encore en vie, femme politique, ancienne déportée juive, qui fit passer la loi pour le droit à l'avortement (d'ailleurs, chapeau... mais ce n'est pas le sujet ici...)

Donc, j'ai commencé à me plonger dans ce livre, et je crois que j'adore cette femme.
Ce qui a d'abord attiré mon attention, c'est sa description du travail ouvrier. Figurez-vous que cette bachelière à 16 ans,  agregée de philosophie à 22 ans, se passionne tant pour la défense du peuple qu'elle veut le connaître de l'intérieur et plaque son poste de professeur pour se faire embaucher en usine et travailler en tant qu'ouvrière spécialisée. Sa description est extraordinaire. J'étais d'autant plus réceptive que j'ai expérimenté le travail d'ouvrière spécialisée en stage; 2000 pièces par jour, mouvement répétitif; prendre deux pièces, les placer sous la presse, actionner la manivelle , enlever les pièces, recommencer... Si je l'ai expérimenté dans des conditions plutôt bonnes étant donné les progrès dans les conditions de travail, elle l'a fait en 1934, dans des conditions bien plus difficiles... Et elle a tendance à se moquer un peu ,sortant de là, du militant politique qui n'a pas ressenti dans son corps la lassitude et la douleur des ouvriers, et qui cependant prétend parler en leur nom... Ce qui ne l'empêche pas de devenir elle-même militante, mais avec un tout autre regard...

"Des bourgeois intelligents ont cru que la grève avait été provoquée par les communistes pour gêner le nouveau gouvernement[...] En premier lieu on n'a pas eu la force d'attendre.[...] Le public, et les patrons, et Leon Blum lui-même, et tous ceux qui sont étrangers à cette vie d'esclave sont incapables de comprendre ce qui a été décisif dans cette affaire. Il s'agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d'oser enfin se redresser. Se tenir debout. Prendre la parole à son tour. Indépendament des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange."
par L'intello du dessous publié dans : A lire, à écouter, à voir... communauté : Chronique de nos lectures
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Vendredi 13 janvier 2006

C'est à 16h30 à la fontaine St Michel : Arrêtons le Paris Dakar!!

Deux jours avant la fin de l'édition 2006, il est temps de réclamer que cette fin soit définitive...








http://carfree.free.fr/index.php?2005/12/30/101-arretons-le-paris-dakar

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=5427

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=7488




Je ne pensais pas que j'aurais à lire ça aujourd'hui...

Si en France, les sports mécaniques emmerdent les promeneurs, en Afrique ça tue des enfants...


Un petit garçon tué par une voiture du Dakar en Guinée

ven 13 jan, 14h37

 

LABE, Guinée (AP) - Un petit garçon est mort vendredi en Guinée, après avoir été percuté par la voiture de l'un des concurrents du Dakar, selon les organisateurs du rallye. L'accident s'est produit près du village de Kourahoyé, au kilomètre 25 de la spéciale de la 13e étape entre Labé et Tambacounda, longue de 348 kilomètres.

Boubacar Diallo, âgé d'une dizaine d'annnée, "venu avec ses parents assister au passage du rallye a été heurté par le véhicule numéro 420 de la catégorie auto alors qu'il traversait la route", selon un communiqué de la direction du Dakar.

"Immédiatement secouru par les équipes médicales du rallye, le garçonnet devait malheureusement décéder au cours de son transport par hélicoptère vers Labé", ajoute le communiqué de la direction qui "exprime toute sa tristesse à sa famille".

La voiture 420 est pilotée par Maris Saukans avec Dambis Andris. AP

sb/com


500 connards sur la ligne de départ

Le titre n'est pas de moi mais de Renaud:


Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Le rallye mécanique
Des Mad Max de bazar
A r'commencé son cirque
Au soleil de janvier

Vont traverser l'Afrique
Avec le pieds dans l' phare
Dégueulasser les pistes
Et revenir bronzés

Ravis de cet obscène
Et pitoyable jeu
Belle aventure humaine
Selon les journaleux

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents couillons dans leurs camions
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Passe la caravane
Et les chiens n'aboient plus
Sous les roues des bécanes
Y a du sang répandu

C'lui des quelques sauvages
Qui ont voulu traverser
Les rues de leurs villages
Quand vous êtes passés

Comme des petits Romel
Tout de cuirs et d'acier
Crachant vos décibels
Aux enfants décimés

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents guignols dans leurs bagnoles
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré

Combien d'années encore
Ces crétins bariolés
F'ront leur terrain de sport
D'un continent entier

Combien d'années enfin
Ces bœufs sponsorisés
Prendront l' sol africain
Pour une cour de récré

Dans leurs joutes odieuses
Les bonbons bien au chaud
Au fond de leurs délicieuses
Combinaisons fluos

Cinq cents connards sur la ligne de départ
Cinq cents blaireaux sur leurs motos
Ça fait un max de blairs
Aux portes du désert
Un paquet d'enfoirés
Au vent du Ténéré


C'était en 1991!

Combien d'années encore ces crétins bariolés f'ront leur terrain de sport d'un continent entier...



par L'intello du dessous publié dans : Environnement
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